Des promesses en chocolat

En cette année féministe, le Parti socialiste genevois a organisé une action ce vendredi 8 mars dans différents lieux du Canton pour dénoncer la persistance des inégalités économiques entre femmes et hommes et inviter la population à participer à la Grève des femmes le 14 juin 2019.

L’inégalité salariale est-elle devenue une tradition suisse ? Sur l’étagère des souvenirs kitchs : le chalet et son coucou, l’aimant en forme de gruyère, une vieille copie de « Heidi » et le dernier rapport de l’Office fédéral des statistiques sur l’écart salarial. Le Parti socialiste genevois a choisi le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, pour dénoncer les promesses en chocolat des milieux économiques et du Parlement suisse qui s’obstinent à refuser de prendre des mesures contraignantes contre les multiples inégalités envers les femmes. 

Les femmes sont des citoyennes de seconde zone dans notre économie. Elles travaillent principalement à temps partiel et sont maintenues à des salaires inférieurs par une « part explicable » d’écart salarial comme le dit l’OFS. Or, cette part « explicable » de l’écart existant, composée de caractéristiques de qualification, de type d’emploi ou de taille de l’entreprise, n’a rien de fatal ni de « naturel », elle est le fruit d’une construction sociale qui tend à dévaloriser le travail féminin comme étant moins productif ou légitime. Les femmes restent à des postes moins rémunérés en raison du plafond de verre. Elles sont nombreuses dans des branches dites « typiquement féminines » qui sont peu valorisées, tels les soins, le CARE ou le parascolaire. De plus, elles portent pleinement la responsabilité de la coordination de leur vie professionnelle à la naissance d’un enfant, au contraire d’un homme qui deviendrait père. 

Depuis l’adoption de la loi sur l’égalité en 1996, aucune mesure obligatoire n’a été mise en place pour sanctionner les acteurs du secteur privé (19.6% d’écart salarial en moyenne) et du secteur public (16.7% d’écart salarial en moyenne)[1]. Une femme gagne toujours en moyenne 7’000CHF de moins qu’un homme par année et une femme enceinte sur dix ne retournera pas travailler en raison des pressions de son employeur[2].

Parce que les promesses en chocolat ne suffisent plus et pour que le travail des femmes soit pleinement reconnu dans notre économie, le Parti socialiste genevois partage avec le Collectif genevois de la Grève des femmes 2019 le sens de l’urgence féministe à agir. Il invite les citoyennes et les citoyens à apporter leur soutien à la Grève des Femmes du 14 juin 2019. 

Pour plus d’informations :

  • Caroline Marti, Vice-présidente du PS genevois, (079 796 36 23)
  • Jannick Frigenti, Co-présidente – Groupe égalité du PS genevois (076 343 75 06)
  • Kaya Pawlowska, Membre du Groupe égalité du PS genevois et déléguée à la Grève des femmes (078 783 92 41)

[1]https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/salaires-revenus-cout-travail/niveau-salaires-suisse/ecart-salarial.html

[2]https://www.reiso.org/articles/themes/travail/3284-la-maternite-handicap-des-femmes-actives#_ftn1

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