Une page de la mobilité « tout voiture » se tourne pour faire place à une mobilité plus durable

Le Parti socialiste se félicite de la décision du Grand Conseil qui a refusé les crédits de 122 millions d’investissement pour deux nouvelles liaisons routières (L1-L2) dans les communes de Genève-Sud et une jonction autoroutière à Lancy-Sud. Les partis de l’Alternative (PS, les Verts, EAG), rejoints pour l’occasion par le MCG, ont gagné ce soir une guerre d’usure engagée par le PLR qui, accroché à une vision politique passéiste et rétrograde de la mobilité, a désespérément tenté de repousser le vote en renvoyant en commission, heureusement en vain.

La majorité (52 non contre 43 oui) des député-e-s du Grand Conseil a rejeté ce soir un projet de loi du Conseil d’Etat qui visait à ouvrir un crédit d’investissement de 87 millions pour la réalisation de deux nouvelles liaisons routières imaginées au Sud du Canton – touchant les communes de Carouge, Bardonnex, Lancy, Plan-les-Ouates, Troinex et Veyrier. Ce projet de loi entendait également allouer quelque 35 millions à la construction du complément de la jonction autoroutière de Lancy-Sud. Ce sont ainsi plus de 122 millions que le Conseil d’Etat prévoyait d’injecter dans la réalisation d’infrastructures routières de grande envergure.

De telles infrastructures, en plus d’apparaître démesurées, promettaient à terme d’augmenter encore le trafic motorisé et les nuisances qu’il génère. En effet, partout où il a été tenté de décongestionner le trafic en augmentant les surfaces allouées aux automobiles, l’embellie ne fut que passagère et les problèmes n’ont jamais tardé à ressurgir, parfois avec une intensité redoublée. De l’autoroute de contournement à la douane de Bardonnex, en passant par l’autoroute Annecy–Genève et le doublement des voies en surface et souterraines à Vésenaz, les exemples ne manquent pas et le constat est toujours le même : plus de routes signifie immanquablement plus de voitures.

Le Parti socialiste genevois se réjouit que ces solutions rétrogrades qui n’en sont pas et qui témoignent d’une vision étriquée et archaïque de la mobilité aient été aujourd’hui écartées. Alors que la mise en service du Léman Express approche, que partout se multiplient les marches pour le climat et que la jeunesse nous appelle à prendre nos responsabilités et à agir face à l’urgence climatique, il aurait été totalement irresponsable d’investir plus d’une centaine de millions dans le développement de nouveaux axes routiers. Les nuisances générées par le trafic motorisé comme la pollution et la destruction de notre patrimoine environnemental – confirmée dans le cas d’espèce par un préavis négatif de la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage – doivent nous convaincre de fermer définitivement la porte du « tout voiture » pour entrer de plain-pied dans une nouvelle ère de la mobilité.

Les Socialistes, porté-e-s par les revendications de la société civile, continueront de se battre en ce sens pour promouvoir une mobilité durable et respectueuse de l’environnement.

Pour plus d’informations :

  • Caroline Marti, Vice-présidente du PS genevois, Députée (079 796 36 23)
  • Thomas Wenger, Chef de groupe, Député (079 476 69 45)
  • Salima Moyard, Députée, membre de la commission des transports (079 302 53 56)
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