En confiance vers l'automne électoral
Certes, l’issue des élections dans les communes thurgoviennes d‘Arbon, Kreuzlingen et Frauenfeld n’ont pas fait les gros titres. Et pourtant, le PS s’est maintenu à Frauenfeld tandis qu’il a gagné des sièges à Arbon et Kreuzlingen. Un peu à l’image des résultats socialistes lors des scrutins cantonaux et communaux du dernier semestre. Dans les cantons du Jura, de Zoug, d’Appenzell Rhodes extérieures et de Lucerne, le PS a progressé. A Zurich, il est resté stable et n’a que marginalement reculé à Bâle campagne. Il n’y a finalement qu’au Tessin que les résultats sont particulièrement décevants. Surtout si l’on prend également en compte les excellents scores réalisés par les socialistes vaudois, genevois et fribourgeois lors des dernières élections communales.
A la lumière des derniers scrutins électoraux, il est donc possible d’en tirer quelques enseignements dans la perspective des élections fédérales de cet automne:
- Ces derniers mois, le PS est parvenu à interrompre une longue série négative. Après de nombreux échecs électoraux successifs, nous avons enfin réussi à infléchir la tendance. Si ces résultats ne sont pas encore de nature à nous rendre euphoriques, ils sont néanmoins encourageants dans la mesure où ils constituent un socle sur lequel pourront s’appuyer les élections fédérales de cet automne.
- En campagne, le PS s’est attaché à développer des thèmes concrets dans l’intérêt de toute la population – à l’image des loyers abordables dans les grands centres urbains. Avec succès comme vient de l’indiquer un sondage auprès de 50'000 lectrices et lecteurs du magazine alémanique « Beobachter » qui distingue le PS comme étant la formation politique la plus proche des préoccupations des citoyennes et des citoyens. L’adhésion de ce lectorat aux principales priorités socialistes, de la caisse maladie publique à l’impôt sur les successions, est très réjouissante. Et confirme – comme l’ont fait la plateforme en ligne Vimentis ou encore l‘institut gfs – que le PS jouit d’une crédibilité particulièrement élevée s’agissant de ses réponses aux principaux soucis de la population.
- Le PS peut et doit mieux faire pour convaincre son électorat de se rendre aux urnes. Preuve en est que les socialistes n’ont perdu que très peu de suffrages au bénéfice des Verts libéraux. Pas plus à Zurich qu’à Bâle campagne ou encore à Lucerne, la forte progression de cette formation ne s’est effectuée au détriment du PS. Cela démontre bien que, de l’avis des électrices et des électeurs également, les Verts libéraux sont identifiés comme faisant partie intégrante du camp bourgeois. Ils concurrencent donc avant tout le PLR, le PDC et le PBD. Un match à quatre qui illustre bien que c’est au centre-droite que la bataille fait rage. Le PS n’a donc nul besoin de réorienter son action. Il doit au contraire poursuivre son engagement en faveur de la classe moyenne et des revenus modestes qui en ont fait le premier parti de gauche.
- A Zurich, Mario Fehr a été le premier nouveau candidat à terminer en tête du scrutin dans toute l’histoire du canton. C’est la récompense d’une campagne très active qui l’a vu saisir chaque occasion pour descendre dans la rue et participer à des manifestations publiques. Même démarche dans les communales genevoises, vaudoises et fribourgeoises. C’est donc, à n’en pas douter, sur le terrain et grâce à la multiplication des contacts personnels que le PS construira son succès cet automne. Grâce, par exemple, à nos initiatives en cours (cleantech, caisse publique et salaire minimum).
- Notre travail sur la relève a porté ses fruits. Nous avons présenté, dans toutes les communes et les cantons un mélange équilibré de candidat-e-s expérimentés et de nouveaux visages. Partout, des jeunes entre 20 et 30 ans ont accédé aux législatifs cantonaux et communaux.
Incontestablement, le contexte est aujourd’hui plutôt favorable. Grâce à une campagne active et engagée en faveur des intérêts de l’ensemble de la population, je suis persuadé que nous parviendrons à progresser lors des prochaines élections fédérales.







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