Communiqué de presse du 24 mars 2009. Visant un coup de pub électoraliste, l’Entente utilise le Parlement pour imposer une solution qui dérégulerait encore plus les conditions de travail dans la vente et le commerce de détail.
Alors qu’il existe déjà une ouverture en soirée durant la semaine (dont le succès est loin d’être évident) et différentes possibilités de faire ses courses le dimanche, on ne voit aucune nécessité d’ouvrir les magasins jusqu’à 20h du lundi au vendredi, et le samedi jusqu’à 19h. Cette proposition ne répond à aucune demande réelle.
Par contre ses coûts aussi bien économiques que sociaux, sont largement minimisés par les proposants. Tout ce qu’une telle proposition peut apporter, ce sont des heures de travail supplémentaires pour les petites et moyennes entreprises, et des horaires encore plus difficiles à gérer pour les salarié-e-s de la branche.
Simplement pour offrir la possibilité de toujours consommer plus, est-il admissible de bouleverser encore davantage la vie de nombreuses et nombreux salarié-e-s et de fragiliser leur vie de famille ?
Le PSG ne laissera pas démanteler les droits des salarié-e-s au moment où leurs conditions se détériorent en raison de la crise.
Les Socialistes s’opposent à cette tentative de passer en force au lieu de respecter le dialogue entre partenaires sociaux.
Ils et elles s’engagent pour une économie au service de l’être humain et non pour une économie dont la fuite en avant risque d’emporter les valeurs humaines. Les régulations sociales en sont un élément essentiel.
René Longet, Président