Referendum Managed Care
Augmentation de la participation des malades aux frais de traitement
Chaque année, une personne malade pourrait devoir débourser jusqu’à CHF 1000.- de sa poche en plus de la franchise.
Contrats enchaînant les assuré-e-s pour une durée jusqu’à 3 ans:
les assuré-e-s qui n’ont pas les moyens de payer cette participation devront s’affilier à un réseau de Managed Care (soins intégrés), et par conséquent renoncer au libre choix du médecin.
Médecine à deux vitesses:
chaque année, les réseaux de Managed Care devront respecter un budget limité. Cette contrainte incitera à ne prescrire que les thérapies bon marché, voire à priver des malades de traitements jugés trop chers par les caisses maladie. Elle augmentera en plus la pression sur les conditions de travail du personnel de santé.
Diktat des caisses maladie:
Les caisses maladie seront libres de signer des contrats et d’en définir le contenu avec les réseaux de Managed Care de leur choix : seuls les plus économes seront choisis.
Le libre choix est réservé aux riches :
Celui qui ne peut pas se le payer n’a plus le libre choix du médecin et de l’hôpital.
Contrats-bâillons :
Celui qui est mécontent du réseau ne peut pas en sortir pour une période de jusqu’à trois ans – sauf s’il paie une prime de sortie élevée.
Fausses incitations :
Les réseaux Managed Care doivent respecter des objectifs budgétaires. Cela encourage la sélection des risques et le rationnement caché et incite à ne prescrire plus que les examens et les traitements les moins chers et à priver les patient(e)s des traitements « chers ». Cela pèse sur la relation entre thérapeute et patient.
Confusion grandissante
: Dans la jungle du système actuel, qui prévoit de multiples formes d’assurance, il est déjà difficile de s’y retrouver. La confusion sera encore plus grande avec le projet de Managed Care, puisque ce dernier prévoit que chaque réseau de soins intégrés pourra offrir des prestations différentes de celles des autres réseaux. On détruira le rapport de confiance entre le patient et son médecin, car le médecin aura désormais la responsabilité tant médicale que financière, Le patient devra donc se demander s’il reçoit vraiment le meilleur traitement, ou seulement le traitement le meilleur marché. La révision de la loi sur l’assurance maladie (LAMal) prévoit que seuls les patients qui rejoignent les réseaux de soins continueront de s’acquitter de 10% de leur facture, une fois la franchise atteinte.Les partisans du libre choix du médecin verront quant à eux cette quote-part passer à 15%.
Nous vous invitons à dire NON par votre signature!
http://www.referendum-managedcare.ch/fileadmin/download/referendum-managedcare_bogen_fr.pdf
Organisations membres du comité référendaire: SSP (Syndicat des services publics), ASMAC (Association suisse des médecins-assistant-e-s et chef-fe-s de clinique), VUA (Vereinigung unabhängiger Ärztinnen und Ärzte), AL Zürich (Alternative Liste), Unia Suisse,VEMS (Verein Ethik und Medizin Schweiz), FARES (Fédération des Associations des retraités et de l’entraide en Suisse), PSS (Parti socialiste Suisse),FMH.$







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