Police: Une médiation pour sortir du blocage
Le PS fait le constat que le conflit entre le Conseil d'Etat et la police dure depuis longtemps. Le PLR porte une lourde responsabilité dans la gestion de ce conflit. Le Conseil d'Etat doit innover en nommant un médiateur sous la responsabilité d'une délégation du Conseil d'Etat. Le MCG, non seulement s'invente un nouveau rôle de marchand de tapis, mais, comme toujours, cherche à envenimer la situation plutôt qu'à contribuer aux solutions.
Un conflit qui dure
Le conflit entre la police et les Conseillers d'Etat en charge de la sécurité ne date pas d'aujourd'hui et empoisonne la vie politique genevoise depuis de nombreuses années. Les constats que le PS genevois tire sont les suivants:
- Les Genevois-es réclament à juste titre une présence policière sur le terrain, y compris dans les grandes communes suburbaines.
- La police demande elle aussi davantage de moyens pour répondre à sa mission.
- L'Entente et le PLR en particulier portent la lourde responsabilité d'avoir durant des années refusé les budgets nécessaires à l'augmentation des effectifs. Récemment encore, ils ont refusé les assistants administratifs qui déchargeraient les policiers des travaux de bureau.
- Il appartient aussi au PLR d'assumer le choix de ses candidat-e-s à des postes de responsabilité. C'est le PLR qui a choisi de proposer Madame Spoerri, Monsieur Zappelli ou Madame Rochat.
- Force est de constater que Madame Rochat n'a pas réussi à gagner la confiance de son département, ni à donner l'élan nécessaire à ses projets.
- Le PS avait refusé une baisse d'impôts et avait averti que nous allions nous retrouver dans une situation difficile. Hélas, elle est avérée aujourd'hui. C'est la droite qui doit porter le fardeau de la difficulté à faire face au défi de la sécurité à Genève et elle doit accepter de casser les privilèges accordés aux multimillionnaires et aux multinationales qui doivent maintenant contribuer à la pleine hauteur de leur capacité aux tâches publiques.
La proposition du PS genevois
Devant la situation de blocage, nous pensons qu'il est indispensable que le Conseil d'Etat fasse un acte fort qui consiste à nommer un médiateur externe sous la responsabilité d'une délégation du Conseil d'Etat.
Le MCG, marchand de tapis
Le MCG a fait son coming-out de parti marchand de tapis, en appelant la démission de Madame Rochat, afin que Monsieur Stauffer, qui attend le soutien du PLR en échange de son vote pour Jornot au poste de Procureur général, puisse prendre la place. Par ailleurs, comme à l'accoutumée, le MCG vit des problèmes et de leur exacerbation et non pas des solutions.
Contrairement au MCG attaché au seul intérêt de son leader maximo, mais à l'intérêt général, le PS genevois en appelle au contraire à un apaisement et à une solution. Quand les situations sont bloquées, il faut oser sortir du conflit par des gestes novateurs et nommer un médiateur nous semble être la meilleure des solutions.
Pour plus d'informations:
- René Longet (079 690 31 19), Président
- Arnaud Moreillon (079 633 34 63), Secrétaire général







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