Communiqué de presse du 21 novembre 2008. Les Socialistes dénoncent les attaques inacceptables que le parti radical a fait paraître dans sa newsletter
et qui étaient ciblées sur l’action de fond de deux magistrats socialistes.
Décidément la campagne pour les élections 2009 a commencé.
Les Socialistes sont les premiers à protester quand un exécutif oublie des considérations juridiques (cas de la mise en en œuvre de l’initiative contre la fumée passive, cas récent de la brochure explicative sur la votation du 30 novembre).
Mais, de là à faire une critique du fond de l’action politique de deux membres du gouvernement, c’est un glissement que l’on ne saurait tolérer.
Les Socialistes sont d’autant plus surpris qu’ils croient savoir que le Parti radical partage des valeurs républicaines sur l’école qui sont incarnées par l’action de Monsieur Charles Beer à la tête du DIP.
Parmi ses réalisations, on soulignera d’avoir su créer un large consensus autour du cycle d’orientation et de la loi sur l’Université.
Quant à l’action de Monsieur Laurent Moutinot, tant dans le domaine de l’aménagement du territoire que dans le domaine des institutions, elle a constamment visé la défense de l’intérêt public et l’efficacité de l’Etat.
Les Socialistes considèrent que la prise de position radicale est un dérapage électoraliste inacceptable.
Au-delà de ces attaques personnelles totalement infondées, le Parti radical remet en réalité en question la présence des Socialistes au gouvernement.
Cette réaction est disproportionnée et n’est pas moins démagogique que celle d’autres partis qui réclament la démission en bloc du gouvernement.
Genève a déjà fait l’expérience désastreuse d’un gouvernement monocolore et le peuple ne s’y laissera pas reprendre une seconde fois.
René Longet
Président du Parti socialiste genevois