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Rassemblement contre l’islamophobie et le racisme

Intervention de René LONGET président du PSG - 1er décembre 2009

Par un vote dont nous affirmons qu’il ne peut être le dernier mot de notre pays, qu’il ne saurait représenter l’identité suisse, les habitants de ce pays de confession musulmane, suisses ou non, au nombre d’un demi-million, sont soudainement devenus citoyens de seconde zone.

Cette décision est profondément choquante et nous ne pouvons nous y résigner. Plus que jamais nous affirmons

- La pluriculturalité de notre pays
- La laicité de nos institutions
- La cohabitation de toutes et de tous celles et ceux qui vivent sur notre territoire sur la base de l’universalité et de l’indivisibilité des droits humains.

Plus que jamais nous nous battons pour le dialogue entre les cultures, appelons à surmonter les peurs.

Plus que jamais nous assurons les personnes de confession musulmane vivant sur notre territoire de notre pleine et entière solidarité.

Le vote de ce dimanche noir doit être l’occasion de resserrer les rangs entre démocrates, occasion de contrer les démagogies de tout poil, qui jouent avec le feu quitte à mettre le feu à la maison, de dénoncer un parti qui se nomme UDC mais qui n’est ni démocratie et encore moins du « centre » mais bien plutôt un rassemblement d’irresponsables.

Ce vote doit être aussi l’occasion pour les musulmanes et musulmans de ce pays de s’affirmer, de mieux se faire connaître, de ne surtout pas pratiquer la politique du repli, d’ailleurs à Genève où une politique de présence et d’ouverture a été menée l’initiative a été refusée, et nous sommes heureux et fiers qu’avec quelques autres cantons Genève ait dit non à une inacceptable discrimination !

Que la défaite de dimanche ne soit pas le dernier mot de la Suisse, au contraire qu’elle nous donne l’envie et l’énergie de rebondir, de sceller et de faire vivre le pacte de la confiance et de la solidarité entre la Suisse et ses habitants de toutes les confessions !

C’est cela le défi à relever ensemble. Ce que le peuple ce dimanche a fait dans le déshonneur, il peut le défaire demain en retrouvant son honneur.