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Une politique d’intégration des étrangers volontariste à Vernier

Lors du municipal du 16 décembre, le Conseil municipal a pris en considération une motion socialiste demandant au Conseil administratif de mettre en place des dispositifs d’intégration pour les étrangers et d’utiliser les moyens financiers mis à disposition par la Confédération notamment.

Les résidents étrangers du canton représentent plus d’un tiers des habitants, soit 38,4%. La grande majorité d’entre eux s’est installée à Genève depuis longtemps. Parfois depuis deux ou trois générations. En 10 ans, leur nombre a augmenté de 2%. Sur l’ensemble de la population étrangère, l’écrasante majorité est titulaire de permis de séjour de longue durée (type B ou C), soit 82,6%. Viennent ensuite les fonctionnaires internationaux et leur famille, soit 13,1%. Les étrangers et les étrangères relevant du domaine de l’asile représentent quant à eux 3,2% de la population étrangère, soit 1,2% de la population totale. Quant aux « sans-papiers », personnes résidant et travaillant en Suisse sans permis de séjour, ils seraient aujourd’hui environ 7000 à Genève, dont deux tiers de femmes. Leur nombre n’est évidemment pas comptabilisé dans les statistiques cantonales, mais leur existence et leur présence sont réelles, soit dans nos foyers, nos écoles et nos quartiers de par la forte demande en main d’oeuvre. L’émigration pour des raisons économiques est le principal facteur de migration en Suisse. Genève poursuit ce qu’elle a toujours réussi à faire depuis 4 siècles : elle se façonne une identité multiculturelle genevoise. Aujourd’hui comme hier, son immigration est en majorité une immigration de peuplement, qui construit sa vie ici et qui y déploie peu à peu ses racines. Cette réalité apparait très clairement lorsqu’on observe le phénomène des mariages et des naissances à Genève. Le nombre de mariage entre Suisses et étrangers est impressionnant : à Genève, 43,8% des mariages sont binationaux. Suisses et étrangers se fondent peu à peu dans une identité genevoise multiculturelle. A Genève, sur 61,6% de Suisses, 14% le sont par naturalisation. Aujourd’hui 52% des habitants du canton sont nés étrangers ! A la génération précédente, c’est 86% des habitants de Genève qui sont nés étrangers ou de parents étrangers. Les naturalisations sont donc le seul facteur de croissance de la population suisse. Sans elles, les Suisses seraient chaque année moins nombreux. Une intégration réussis des étrangers nous concerne tous, dans le monde du travail, de l’école ou dans nos quartiers. Les émigrants qualifiés comme les non-qualifiés sont très demandés lorsque le marché du travail local ne permet pas de satisfaire la totalité des besoins en main d’œuvre Mais pour tirer parti des avantages potentiels des migrations, il est indispensable de le coupler avec une politique d’intégration volontariste permettant aux nouveaux arrivants de s’intégrer rapidement dans la société suisse et genevoise. Dès lors, les autorités à tout niveau doivent installer des programmes en favorisant l’intégration par notamment la participation citoyenne ou des programmes culturels. C’est par le contact entre les différentes communautés (suisse et étrangère) qu’on facilitera la connaissance de l’autre et permettra l’apprentissage de la vie suisse et genevoise

Parce qu’il est nécessaire de maintenir des échanges étroits avec l’Europe et maintenir les acquis des mesures d’accompagnement dans notre marché du travail (contrôle contre le dumping salarial et extension des conventions collective de travail)

Votez et faîtes voter OUI, le 8 février à la reconduction des accords bilatéraux

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