Face à la crise, Genève choisit des options positives.
Plusieurs objets de votation ont fait l’objet de l’habituelle surenchère populiste. Tout d’abord l’organisation de nos relations avec notre voisinage européen a suscité une campagne qui a cherché à diviser les salarié-e-s et à mettre la faute sur certaines catégories.
- Les Socialistes se réjouissent de l’excellent score qu’ont obtenu les bilatérales à Genève.
Ils estiment qu’il est largement dû aux engagements pris par les partenaires sociaux et l’État de mettre en place des mesures d’accompagnement strictes afin de limiter au maximum toute sous-enchère sur le marché du travail.
Ces engagements doivent être tenus et développés notamment par des contrôles renforcés de la part de l’État. Les partenaires sociaux doivent de leur côté poursuivre l’effort d’encadrement du marché du travail, notamment par la généralisation des conventions collectives de travail.
- Les Socialistes se réjouissent de l’inscription dans la Constitution du principe du vote électronique.
Là aussi, d’aucuns avaient nourri une méfiance a priori quant à la fiabilité de ce mode de vote. Les Socialistes rappellent que son introduction dépendra maintenant de la législation et ils s’engageront pour que les garde-fous nécessaires soient prévus, et qu’aucun vote n’ait lieu sans une claire démonstration de la sécurité du processus.
- Enfin troisième sujet de satisfaction pour les Socialistes : l’adoption massive de la règle des incompatibilités entre Conseillers d’État et un mandat aux Chambres fédérales.
Chacun de ces postes requiert une disponibilité pleine et entière de la personne qui en est titulaire et c’est bien le moins que le peuple puisse attendre de ses élu-e-s.
René Longet, président