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Les socialistes défendent les services publics

Au gré des dernières législatures, la politique de la droite, déjà inconciliable avec les valeurs socialistes, est devenue l’obstacle absolu à toute réalisation de progrès social. Les socialistes ne peuvent laisser faire sans réagir une telle atteinte à la justice sociale et à la démocratie.

Qui est responsable de la situation sociale ?

La droite libérale pour créer la confusion dans les esprits a commis un coûteux pamphlet distribué à tous les ménages. Cette littérature tente de rendre la gauche responsable de la situation des finances cantonales.

Comparons leurs affirmations avec les faits :

La droite gouverne depuis des décennies sans partage, hormis la législature de gauche de 1997 à 2001. Ce sont encore les partis de droite qui, en provoquant les déficits, ont augmenté la dette. Le plus curieux c’est que l’unique fois depuis 15 ans que la dette baisse, c’est durant la législature pilotée par la gauche !

Le bilan de la droite le voilà : offensive contre les prestations sociales, attaques contre les chômeurs, et les personnes âgées, remise en cause du logement social et des dépenses scolaires.

Pour la droite, pas question d’impôts en fonction du revenu et de la fortune. En revanche, en baissant les impôts la droite provoque l’augmentation du déficit. Excellent prétexte pour démanteler l’Etat social tout en favorisant les très hauts revenus et les spéculateurs !

A qui profitent les baisses d’impôt ? :
Aux multimillionnaires !

Qui a pu bénéficier d’une telle baisse, sinon une petite minorité de contribuables situés en haut de l’échelle des revenus et des grandes fortunes ? Les citoyens « normaux » et les travailleurs savent de quoi il retourne. Qui bénéficie d’exonérations et de cadeaux fiscaux ? Qui connaît les montants des exonérations ? En réalité, la baisse d’impôts de 12% provoque, chaque année, 400 millions de perte de recettes fiscales pour l’Etat ! Depuis 2000, c’est déjà un milliard et demi de francs de manque à gagner au détriment de l’Etat social !

Pour la droite, pas question de financer les prestations sociales et les services publics sur la base des impôts ! Pourquoi investir de l’argent dans le social, si cet argent peut aller dans leur poche ? D’ailleurs, ils le disent eux-mêmes : « l’Etat fournit de nombreux biens qui pourraient être produits moins cher par le secteur privé ». Cependant, lorsque la droite a tenté de privatiser une partie de l’activité des TPG, la sanction populaire a été cinglante.

« Le peuple a toujours le dernier mot »

Au delà des révélations trompeuses de la droite, qui dit la vérité ? A cette question que bien des citoyens se posent, les Socialistes répondent sans hésitation : « C’est le peuple qui a le dernier mot ».

Au plan fédéral, le 16 mai 2004, le peuple a montré la voie rejetant en bloc les projets de la majorité bourgeoise au Conseil fédéral : le paquet fiscal et ses allégements fiscaux sur le dos des cantons et des communes ; les baisses d’impôts qui auraient représenté une perte de 4.4 milliards ; la 11ème révision de l’AVS, l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes et la baisse des rentes de veuve.

Au plan genevois, les votations du 24 avril 2005 marquent la défaite de la politique de la droite contre les prestations sociales. Le peuple genevois s’est mobilisé pour refuser les économies réalisées sur le dos des chômeurs, la suppression des emplois temporaires cantonaux et les transferts de charges sur les communes.

Notre première étape : Gagner la majorité au Grand Conseil

Après les victoires électorales dans les cantons de Vaud, Neuchâtel et Bâle, les Socialistes genevois considèrent le vote du 24 avril 2005 comme un véritable mandat politique. Ce mandat exprimé par la volonté populaire est clair : défendre l’Etat social et des services publics de qualité. Les succès tels que le dépôt de l’initiative pour le monopole des Services industriels, le vote massif des genevois en faveur des TPG et de l’initiative « Poste pour tous », à Genève, montrent la volonté de défendre aussi les entreprises publiques.

Répondre à l’offensive néolibérale de la droite et de l’extrême droite, c’est s’engager pour une autre majorité. La première étape, c’est de gagner le 9 octobre 2005, la majorité au Grand Conseil.

Concrètement, les Socialistes :
- s’opposent au projet de loi visant à supprimer le statut de la fonction publique ;
- proposent l’engagement du personnel dans la classe de sa fonction ;
- proposent l’internalisation des activités permanentes de l’Etat aujourd’hui confiée au secteur privé ;
- s’opposent à la séparation entre services d’autorité et services de prestation qui ouvrent la voie à la privatisation ;
- défendent le monopole public des Services industriels, de l’eau et de l’électricité ;
- défendent une l’instruction publique de qualité ;
- défendent les offices de poste et s’opposent à la privatisation de La Poste.

Alexandre Anor, député socialiste

Le programme complet des socialistes est disponible sur notre site à l’adresse suivante : http://ps-ge.ch/programme05-09