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Des Racines et des Ailes

1838
Fondation à Genève de la Société suisse du Grütli (société démocratique et patriotique d’éducation ouvrière, avec comme mot d’ordre « La liberté par l’éducation »). Elle sera l’une des prémices du Parti socialiste.
Fondation à Genève d’une Association des ouvriers bijoutiers.

1846
Insurrection radicale et ouvrière à Genève, renversement du régime conservateur, installation d’un gouvernement provisoire (James Fazy).

1848
Premier journal socialiste à Genève (La Tribune Populaire)

1849
Fondation à Genève, par Albert Galeer, du premier groupe politique socialiste de Suisse, la « Propagande démocratique et sociale ».

Albert Galeer source: www.textverzeichnisse.ch

1864 
Affrontements armés entre les radicaux et les conservateurs à Genève.
Création d’une section genevoise de la Première Internationale (AIT, fondée la même année). Elle comptera déjà 200 membres en 1865, dont nombre de membres du parti radical.

1866
Premier congrès de la Première Internationale, à Genève.

1868

Création, sous l’égide de Bakounine, d’un premier parti socialiste à Genève, le « Parti de la République démocratique et sociale ». Le parti se présente aux élections mais ne recueille qu’une centaine de voix, les ouvriers votant pour le parti radical.

Michel Bakounine

Grève du bâtiment à Genève, soutenue par l’Internationale. Les ouvriers obtiennent la journée de travail de 11 heures (12 auparavant) et une augmentation de salaire de 10 % (les salaires moyens sont de 3,60 FS/jour).

1870
Première tentative de création d’un Parti social-démocrate en Suisse, par Herman Greulich (l’Union socialiste suisse).

Herman Greulich

Grèves à Genève des ouvriers tuiliers, des plâtriers-peintes, des ouvriers du bâtiment (suivie d’un lock-out)

1873 
Grève (de plusieurs mois) des ouvriers bijoutiers à Genève, qui obtiennent, les premiers en Suisse, la journée de travail de 9 heures.

1888
Conférence ouvrière suisse (21 octobre) : fondation du Parti socialiste (social-démocrate) suisse. Albert Steck en rédigera le programme et sera le rédacteur responsable du journal du parti, le Schweizerischer Sozial-demokrat.

Albert Steck

1892
Fondation de l’actuel Parti socialiste genevois, sous le nom de Parti ouvrier socialiste (qui obtient 8 députés lors de la première élection à la proportionnelle du Grand Conseil, et adhère au PSS)

1897 
Premier socialiste élu au Conseil d’Etat genevois (l’ouvrier horloger Fritz Thiébaud), sur une liste commune avec les radicaux

1898 
Premier socialiste élu au Conseil administratif de Genève (Jules Renaud)

Grève générale des ouvriers du bâtiment à Genève, expulsion de grévistes italiens.

1902 
Grève générale  (la première en Suisse) de deux jours en soutien aux tramelots en grève, à Genève. Mobilisation de l’armée par le Conseil d’Etat (où siège un socialiste), heurts entre grévistes et policiers et soldats. Condamnation des dirigeants du Comité de grève, dont Luigi Bertoni, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », à plusieurs mois de prison. Condamnation de soldats qui ont refusé de marcher contre les grévistes.

1917 
Scission « social-patriote » (de droite) du PS genevois, en réaction au soutien du PSG aux manifestes de Zimmerwald et de Kienthal. Le PSG se réunifiera en 1919.

1932 
Massacre du 9 novembre  : l’armée tire sur une manifestation antifasciste (organisée à l’appel du PSG pour répondre à une « mise en accusation » des dirigeants du PS par l’extrême-droite) et fait 13 morts, 70 blessés

1933
« Genève Rouge » : majorité socialiste au gouvernement cantonal (jusqu’en 1936) sous la direction de Léon Nicole, mais sans majorité parlementaire (le PS a 45 députés sur 100).

Léon Nicole

1937 
Interdiction du Parti Communiste à Genève et à Neuchâtel. Les communistes genevois entrent au PSG.

1939
Exclusion collective du PSS des parti socialistes « nicolistes » genevois et vaudois, et des minorités de tous les autres partis romands et de quelques partis alémaniques, ainsi que de plusieurs Jeunesses Socialistes cantonales, au prétexte de leur soutien au pacte germano-soviétique (ou à Léon Nicole, qui l’avait soutenu). Fondation par les exclus de la Fédération Socialiste Suisse (FSS). Scission du PSG, création par son aile social-démocrate (aile droite) du PS de Genève, section officielle du PSS. Lors de l’élection du Grand Conseil à Genève, le PSG/FSS obtient 28 sièges, le PsdG/PSS n’en obtient que 7.

1941 
Interdiction par le Conseil fédéral de la FSS (et donc du PSG). Les élus du PSG sont exclus du Grand Conseil et des Conseils Municipaux. Les communistes et les socialistes « nicolistes » restent actifs, dans l’illégalité et la semi-clandestinité. 271 citoyens sont à Genève décrétés inéligibles. Le Parti socialiste de Genève reprend le nom de Parti socialiste genevois.

1943 
Création du « Parti Ouvrier », qui rassemble les « anciens » du PSG et du PC (et de nouveaux membres). Le Parti Ouvrier gagne les élections municipales.

1944 
Fondation du Parti suisse du Travail (PST) (d’abord sous le nom de « Fédération des partis ouvriers) à partir de l’ancien PCS et de la FSS. Le Parti Ouvrier genevois devient la section cantonale du Parti du Travail. Il gagnera les élections de 1945 en devançant largement le PS.

1952 
Scission du Parti du Travail : Léon Nicole créée le Parti progressiste. Il ne vivra que quelques années, et ses membres rejoindront, les uns le PdT, les autres le PS, ou cesseront toute activité politique.

1965 
Première femme présidente d’un parlement cantonal : la socialiste genevoise Emma Kammacher.

1989 
Majorité de gauche au Conseil municipal et au Conseil administratif de la Ville de Genève

1990 
Première élection d’un Procureur général socialiste (Bernard Bertossa)

1999 
Première socialiste genevoise présidente de la Confédération (Ruth Dreifuss)