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Enfin les résidant-e-s étrangers et étrangères de Genève peuvent voter et élire dans leur commune !

Suissesses et Suisses étrangères et étrangers : toutes et tous aux urnes !

Bienvenue aux 75’000 nouvelles électrices et nouveaux électeurs

Au printemps 2007, il y aura à Genève, des élections générales pour décider de la composition des parlements et des gouvernements com- munaux dans les 45 communes du canton : Conseil municipal (pouvoir législatif) : 9 à 80 conseillères et conseillers suivant la population de la commune. Conseil administratif (pouvoir exécutif) : 3 membres (5 en Ville de Genève) ou 1 maire et 2 adjoint-e-s (pour les communes de moins de 3000 habitant-e-s).

Ces autorités communales sont élues pour quatre ans. Le Parti socialiste se battra pour que des droits plus complets soient octroyés aux migrant-e-s : le droit d’être élu-e au niveau communal et le droit de vote et d’éligibilité au plan cantonal. Puisse le test des élections du printemps 2007 susciter un grand intérêt des nouvelles citoyennes et nouveaux citoyens.

Espérons que la participation sera importante car la démocratie a intérêt à une arène politique, lieu des décisions et des enjeux démocratiques, dans laquelle toutes les composantes du corps social trouvent leur place. Dans ce contexte, le PS se réjouit de l’étape que représente le vote des étrangères et étrangers et luttera encore pour que d’autres progrès se réalisent sur le chemin de la pleine intégration et de l’égalité

Pas besoin de s’inscrire

La votation d’avril 2005 à Genève a octroyé le droit de vote (mais pas d’éligibilité) sur le plan communal à tout étranger vivant depuis plus de huit ans en Suisse et résidant dans le canton. Le matériel de vote parviendra par la poste aux nouveaux électeurs et électrices sans inscription préalable. Il sera également possible de voter par correspondance.

La situation dans les autres cantons

Jura : depuis la création du canton en 1978 : droit de vote et d’éligibilité dans les communes après 10 ans de résidence. Sur le plan canto- nal, seul le droit de vote (non d’éligibilité).

Neuchâtel : droit de vote dès 1849 ; supprimé puis réintroduit en 1875. Loi de 1984 : droit de vote communal et depuis 2000 cantonal, après 5 ans de résidence (mais pas éligibilité, révision en cours pour l’accorder).

Vaud : depuis 2003, droit de vote et d’éligibilité sur le plan communal aux étrangers en Suisse depuis 10 ans et dans le canton depuis 3 ans.

Fribourg : depuis 2004, droit de vote et d’éligi- bilité communal après 5 ans dans le canton.

Appenzell Rhodes-Extérieures : depuis 1996, 3 communes sur 20 ont accordé le droit de vote aux étrangers résidant depuis 10 ans en Suisse et 5 ans dans le canton.

Grisons : depuis 2003, 6 communes sur 2 00 ont accordé le droit de vote. Les conditions vari- ent d’une commune à l’autre.

Bâle-Ville : Constitution de 2005, principe accepté comme aux Grisons mais à ce jour, aucune des 3 communes composant Bâle-Ville n’a accordé ce droit.

Pour l’intégration de toutes et tous

Les socialistes s’engagent pour l’intégration de toutes et tous dans la société. En matière d’immigration et d’asile, les socialistes veulent renforcer l’intégration des migrant-e-s, en luttant systéma- tiquement, par voie de lois ou de propositions dans les législatifs, contre la discrimination à l’embauche, pour l’égalité des chances à l’école et dans la formation professionnelle, pour l’accès aux soins, au logement, etc.

Non à un statut précaire

La bonne intégration dépend en grande partie de la sécurité du séjour et de l’existence de perspectives. En ce sens, la précarité du statut est un frein important puisqu’elle empêche souvent la réalisation de projets de vie des migrant-e-s dans leur nouvelle patrie. Le PS se bat pour que des solutions puissent être aménagées afin de régulariser la situation sur le marché du travail des personnes employées dans notre canton et qui participent à la croissance économique.

Pour toute question sur le projet socialiste, n’hésitez pas à nous contacter ou à nous rejoindre sur nos stands.