Votation du 21 mai 2017

Lors de leur l’Assemblée générale du 22 mars les militant-e-s socialistes ont voté les mots d’ordre suivants :

VOTATION FÉDÉRALE (1 OBJET)

1.
Acceptez-vous la loi du 30 septembre 2016 sur l’énergie (LEne)? OUI

Les Socialistes appellent à voter OUI car cette initiative vise à développer la production d’énergies propres et respectueuses de notre environnement. En ce sens, elle est une contribution importante à la mise en œuvre de l’accord international de Paris sur le climat (COP 21). La nouvelle loi a pour objectif que la consommation énergétique de notre pays soit entièrement couverte par les énergies renouvelables d’ici 2050. Elle renforce la sécurité de l’approvisionnement, promeut un approvisionnement propre dans notre pays, grâce au développement et à l’encouragement des énergies renouvelables – comme l’énergie hydraulique–, qui permettent de sortir de la dépendance aux énergies fossiles importées. En effet, aujourd’hui, l’approvisionnement énergétique suisse se base principale-ment sur les énergies fossiles. Le pays importe chaque année de l’énergie (pétrole, uranium, etc.) pour environ CHF 10 milliards qui partent dans les poches d’oligarchies, peu scrupuleuses des droits humains. Cette initiative met un terme à l’extraction de ces matières premières dangereuses qui détruisent notre environnement et aggravent des conflits géopolitiques majeurs. Or, la Suisse a tout à fait la capacité, en termes de ressources, d’exploiter ses propres énergies renouvelables pour subvenir à ses besoins énergétiques. C’est une opportunité unique de valoriser nos régions de montage grâce à l’énergie hydraulique. De plus, cette production locale renforce la sécurité de l’approvisionnement. L’exploitation des énergies renouvelables peut être décentralisée et ces énergies ne posent aucun problème lors de la mise hors service des installations de production. Ces énergies locales permettront de créer de nouveaux emplois en Suisse, pour les entreprises de construction, en favorisant les métiers du secteur: les installateurs-électriciens, les techniciens civil et bâtiment, mais aussi les agriculteurs, les gades forestiers, les spécialistes de la transformation du bois, etc. L’énergie hydraulique, le biogaz, l’énergie solaire et la géothermie, ou encore l’énergie bois et l’énergie éolienne génèrent de la valeur ajoutée. Elles permettent, non seulement de créer de nouveaux emplois, mais aussi de maintenir des places de travail, car l’installation et la maintenance des systèmes nécessitent de la main-d’œuvre régionale. La politique d’efficacité de cette loi se base sur l’innovation. C’est donc un excellent moyen de développer les investissements et de mettre en avant les pôles de compétences en ingénierie (EPFL et start-ups) afin de garantir et de prendre de nouvelles parts de marché. Par ailleurs, les nouvelles technologies permettront aux ménages privés et aux industries d’économiser des milliards, car elles remplaceront des technologies obsolètes. Le système de réductions des émissions CO2 sur les véhicules à moteur, garantit aux automobilistes une économie moyenne de CHF 400.- par an en frais d’essence. Enfin, la nouvelle loi entérine la sortie progressive du nucléaire, qui s’avère nécessaire en raison des 5 centrales nucléaires vieillissantes, situées sur notre territoire, qui accroissent chaque année le risque d’accident. Ce projet constitue donc une véritable avancée, grâce aux incitations prévues pour promouvoir les énergies renouvelables et réduire notre dépendance aux énergies fossiles. C’est la raison pour laquelle il doit être soutenu.

Site web de la campagne

VOTATION CANTONALE (2 OBJETS)

1. Acceptez-vous l’initiative populaire 158 «Pour la valorisation et l’agrandissement de la Maison Internationale des Associations»? OUI

Les Socialistes appellent à voter OUI car cette initiative valorise la diversité associative. En effet, la Maison des Associations (MIA), gérée par la Fondation pour l’expression associative (FEA), offre un lieu de rencontre et d’échange pour toutes les associations de notre canton. Ce lieu fonctionne depuis 16 ans et est un espace indispensable au tissu associatif, local comme international. A ce titre, il remplit une fonction primordiale en matière de débats et de terreau d’idées issues de la société civile. C’est un atout auprès de la Genève internationale. La Maison des Associations est un lieu d’ancrage pour plus de 60 associations et entités à but non lucratif, qui en sont locataires régulières. La MIA loue les 11 salles disponibles à prix abordables pour le tissu économique et associatif qu’elle soutient. Elle doit répondre à une demande croissante d’associations qui sont sur liste d’attente pour pouvoir profiter de ces salles. C’est donc un lieu de vie, qui bouge et reflète
la vivacité du monde associatif de la Genève internationale. La Maison des Associations ne reçoit aucune subvention privée ou publique pour son fonctionnement et doit assumer un coût de maintenance élevé. Or, le bâtiment actuel a vieilli : locaux vétustes, mauvaise isolation, toiture détériorée, structures souffrant de carbonatation, etc. L’initiative demande une aide financière aux
collectivités publiques, propriétaires des bâtiments, pour assurer leur rénovation, afin que les associations puissent continuer à y exercer leurs activités dans de bonnes conditions. Cette rénovation permettrait la mixité d’activités (location de salle, location de bureaux, location de logements étudiants), la mise aux normes énergétiques et de sécurité des immeubles. Le projet s’inscrit dans une
cohérence de quartier en étendant des espaces semi-publics autour de lieux du quartier, favorisant la proximité et le brassage social et culturel, comme les musées d’art moderne (MAMCO), ou  d’ethnographie (MEG). Parce que la vie associative est productrice de biens économiques et favorise la qualité de vie des habitant-e-s, les Socialistes vous invitent à soutenir cette initiative.

2. Acceptez-vous la loi modifiant la loi sur les Transports publics genevois (LTPG) (H 1 55 – 11805), du 23 septembre 2016? NON

Les Socialistes appellent à voter NON à un projet qui vise à augmenter les prix des transports publics genevois, et ce malgré le fait que la population s’est exprimée, à deux reprises, contre cette hausse. En effet, en 2014, 53,8 % des Genevois-e-s avaient refusé une hausse tarifaire. Malgré ce résultat, la majorité de droite du Grand Conseil et du Conseil d’État a décidé de revenir sur cette décision populaire. La droite essaye de culpabiliser la population en affirmant que l’acceptation de l’initiative a induit une diminution de revenus pour les TPG, ce qui a entraîné une baisse de prestations. Lors de la campagne de 2014, le Conseil d’État avait affirmé, dans la brochure des votations, que si le oui l’emportait, « L’État devrait augmenter d’autant sa subvention à l’entreprise, pour éviter notamment que les TPG soient contraints de supprimer des prestations. ». Or, aujourd’hui, en proposant cette hausse de tarifs, c’est exactement le contraire qu’essaye de faire la majorité de droite qui, non seulement ne tient pas sa promesse, mais bafoue les fondements de notre démocratie.
En invoquant l’augmentation tarifaire de 3 % à l’échelon national, validée par l’Union des transports publics (UTP), pour justifier la hausse des prix genevois, la droite ment à la population. En effet, l’augmentation proposée dans notre canton s’élève à environ 10 %, soit bien plus que les 3 % évoqués par l’UTP. Il ne s’agit donc pas d’une volonté d’adapter les prix, mais bien prendre dans le porte-monnaie des Genevois-es pour leur faire payer des prestations que la droite refuse de payer. Le Parti socialiste s’oppose à ce que la population paie d’avantage pour une prestation que l’État doit assurer, mais surtout qu’il s’est engagé à assumer. C’est la destruction du service public découlant de la politique d’austérité voulue par la droite qu’il faut rejeter. Pour toutes ces raisons, les Socialistes appellent à refuser l’augmentation des tarifs des TPG.