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Plan quadriennal financier: le Parti socialiste rejette un plan d’austérité

Plan quadriennal financier

Le Parti socialiste rejette un plan d’austérité

 

La proposition de plan financier du Conseil d’Etat, présenté aujourd’hui, coûtera bien trop cher à Genève. Non seulement le Conseil d’Etat s’entête à défendre un taux d’imposition unique des entreprises à 13,49% sans concertation avec les partis politiques et les partenaires sociaux, mais en plus il s’attaque aux communes en leur demandant la prise en charges des prestations à la population. Le Parti socialiste genevois refuse catégoriquement une politique fiscale qui impliquera des pertes de recettes fiscales et condamnera des prestations essentielles à la population, ainsi que des milliers d’emplois dans les collectivités publiques.

Pour compenser la baisse des recettes fiscales, le Conseil d’Etat a présenté un plan financier qui attaque frontalement la classe moyenne, les personnes âgées et les plus précarisés. L’Exécutif légitime complètement les 350 millions de francs de pertes fiscales engendrées par son projet de réforme d’imposition des entreprises. Alors que la mouture de PF17, telle que proposée par le Conseil d’Etat, est loin d’être adoptée, les économies suggérées toucheront de plein fouet les Genevois-es.

Le Parti socialiste rappelle que la réforme de l’imposition des entreprises va toucher les revenus des communes genevoises tirés des centimes additionnels communaux sur l’impôt sur le bénéfice dans les mêmes proportions que l’impôt cantonal sur le bénéfice. Or, au lieu d’en tenir compte, le Conseil d’Etat propose au contraire d’engager les communes à assumer le financement de prestations essentielles à la population et le 20 % de la RPT (péréquation financière entre cantons). Les communes devront, par exemple, assumer le financement des abonnements TPG pour les personnes âgées non placées en institution.

Une fois de plus, la fonction publique va devoir se serrer la ceinture avec une cible d’économie de 44 millions alors que le Conseil d’Etat tente de faire passer en force deux réformes majeures (SCORE et la recapitalisation de le CPEG par primauté des cotisations et baisse du taux de rente de 1,5% à 1.35%) sans discussion. Cette politique aura des conséquences sur les postes de travail qui seront touchés dans les collectivités publiques et les institutions subventionnées.

La classe moyenne est également attaquée avec une baisse des allocations familiales, ainsi que des prestations complémentaires AI alignées sur les prestations complémentaires AVS pour les plus de 65 ans ; mesure pourtant refusée par le Grand Conseil.

De toute évidence, le plan financier proposé vise avant tout à placer Genève en pole position dans la course à la concurrence fiscale inter-cantonale et internationale, et ce quel que soit le coût pour la population. Les Socialistes genevois seront aux côtés de la fonction publique et des contribuables pour combattre les coupes de prestations publiques.

Pour plus d’informations :

  • Carole-Anne Kast, présidente (079 310 48 90)
  • Romain de Sainte Marie, chef de groupe (079 395 23 85)
  • Lydia Schneider Hausser, (079 382 82 89), Roger Deneys (079 418 68 64) et Alberto Velasco (079 373 82 29), député-e-s à la commission des finances
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