Mobilisation de la fonction publique

Mobilisation de la fonction publique

Le Parti Socialiste soutient la lutte pour les prestations et l’emploi des services publics

La politique budgétaire du Conseil d’Etat anticipe les cadeaux fiscaux promis aux entreprises et les attaques contre les prestations publiques essentielles à la population. La réforme SCORE de la rémunération de la fonction publique favorise les inégalités salariales et les inégalités de traitement. La réforme de la CPEG proposée par le Conseil d’Etat coûtera trop cher tout en livrant les rentes de la fonction publique aux aléas des marchés financiers. Le Parti socialiste soutient la mobilisation de la fonction publique et demande au Conseil d’Etat de négocier.

Le budget cantonal 2018 tel que voté par la commission des finances rétablit le subside d’assurance-maladie supprimé par le Conseil d’Etat et l’annuité complète pour la fonction publique, assure le financement de 300 postes supplémentaires et une croissance des charges proche de 2%. S’il ne répond pas à la totalité des besoins du canton et encore moins à ceux des entités subventionnées, il paraît à ce jour la meilleure mouture possible compte tenu de la majorité politique actuelle du Grand Conseil. Pour les Socialistes, le Plan financier quadriennal présenté par le Conseil d’Etat est par contre clairement inacceptable puisqu’il valide une politique fiscale qui coûtera très cher aux collectivités publiques, condamnera des prestations essentielles à la population ainsi que des milliers d’emplois à l’Etat et dans les communes.

Pour le Parti socialiste, le projet SCORE tel que présenté par le Conseil d’Etat n’est pas acceptable. Il accroît les inégalités salariales et les risques d’inégalités de traitement au sein de la fonction publique, laisse au Conseil d’Etat la liberté de modifier par voie réglementaire les salaires et est établi sur des bases opaques. Il est inacceptable que les critères d’évaluation des fonctions et leur pondération restent exclusivement dans les mains de la société privée, mandatée par le Conseil d’Etat, et que celui-ci s’octroie dans le cadre de la réforme une augmentation de salaire de 30’000 francs par an !

Les Socialistes refusent le projet de loi du Conseil d’Etat relatif à la CPEG. Ils se battent avec le Cartel intersyndical de la fonction publique et l’Asloca pour faire aboutir l’initiative « Sauvegarder les rentes en créant du logement ». Au Grand Conseil, les député-e-s socialistes ont déposé un projet de loi, avec leurs alliés parlementaires, pour sauvegarder les rentes de la CPEG, qui coûtera moins cher aux contribuables, grâce à l’investissement des capitaux fournis à la CPEG dans la construction de logements à loyers abordables.

Par conséquent, le Parti Socialiste genevois soutient la mobilisation de la fonction publique. Il déplore que le Conseil d’Etat ait renoncé à négocier sérieusement avec le Cartel, des réformes aussi fondamentales que SCORE et la CPEG qui auront non seulement un impact sur les employé-e-s de la fonction publique, mais surtout sur l’ensemble de la population en termes de prestations publiques.

Pour plus d’informations :

  • Carole-Anne Kast, Présidente (079 310 48 90)
  • Romain de Sainte Marie, chef de groupe (079 395 23 85)
  • Lydia Schneider Hausser, (079 382 82 89), Roger Deneys (079 418 68 64) et Alberto Velasco (079 373 82 29), député-e-s socialistes à la commission des finances
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