La majorité rétrograde PLR-MCG-UDC fusille la participation des jeunes au débat public

Le Grand Conseil a adopté aujourd’hui la loi sur l’enfance et la jeunesse présentée par le Département de l’Instruction Publique, de la culture et du sport (DIP). La nouvelle loi rassemble et actualise les prestations du DIP et vise un développement harmonieux des enfants et des jeunes afin qu’ils s’intègrent et participent à la vie sociale, politique et économique. Malheureusement, la majorité PLR-MCG-UDC a supprimé de la loi un nouvel outil de promotion de la participation des jeunes, le Conseil de la jeunesse, qui existe pourtant dans tous les autres cantons romands. Le Parti Socialiste dénonce les manœuvres  électoralistes du PLR et les partis rétrogrades qui craignent la participation des jeunes et la vivacité du débat démocratique.

La loi sur l’enfance et la jeunesse, votée ce jeudi par le Grand Conseil, vise à mettre en œuvre des principes centraux de la déclaration des droits de l’enfant, comme le droit de l’enfant à s’exprimer librement sur les sujets qui l’intéressent. La loi prévoit que les décisions de l’État sont prises en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant et que l’État agit subsidiairement aux parents et, si possible, en collaboration avec eux. Elle définit les prestations de l’État en matière de soutien à la parentalité, de protection des enfants menacés dans leur intégrité, de prévention et de promotion de la santé, de suivi de santé individuel des élèves et de traitements dans le domaine médico-pédagogique et bucco-dentaire. Une Commission de l’enfance, de la jeunesse et du soutien à la parentalité est créée. Elle servira de plateforme d’échange, d’information et de coordination pour les acteurs impliqués dans ces domaines.

La loi met d’autre part l’accent sur l’apprentissage de l’indépendance et de la citoyenneté afin de favoriser l’intégration et la participation des enfants et des jeunes. Le canton et les communes sont chargés d’élaborer des expériences participatives pour les enfants et les jeunes. En complément de l’action des communes, le département doit encourager le développement des activités hors temps scolaire et les camps de classe. Des instances participatives pour les enfants et les jeunes sont prévues dans les écoles et les Cycles d’orientation.

Malheureusement, la majorité a biffé de la loi l’institution d’un Conseil de la jeunesse, structure consultative composée de jeunes pouvant émettre des préavis et formuler des propositions à l’intention des pouvoirs exécutifs, sur tout sujet concernant la jeunesse. Contrairement à ce qu’ont prétendu ses détracteurs, cette structure n’aurait en rien constitué un doublon avec le Parlement des jeunes, association privée et sans ancrage institutionnel. Le Parti Socialiste dénonce le caractère électoraliste et rétrograde de cette attaque contre la jeunesse et contre un outil qui a fait ses preuves dans les autres cantons romands. De toute évidence, la majorité craint l’apprentissage par les jeunes de l’indépendance et de la participation à la vie sociale perçus comme menaçant ses privilèges et les structures socio-économiques mises en place au détriment de l’intérêt général. Le groupe socialiste poursuivra son combat pour la mise en place d’un Conseil de la jeunesse et l’octroi des moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre de la loi votée.

Pour plus d’informations :

  • Carole-Anne Kast, Présidente (079 310 48 90)
  • Romain de Sainte Marie, Chef de groupe (079 395 23 85)
  • Isabelle Brunier (078 816 09 56), Salima Moyard (079 302 53 56), Jean-Charles Rielle (079 376 41 96), Député-e-s à la commission de l’enseignement, de l’éducation, de la culture et du sport
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