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Votations du 10 février 2019

Votation fédérale
Initiative « Stopper le mitage »
Le Parti socialiste regrette le rejet de l’initiative contre le mitage du territoire par le peuple suisse – bien que 47,7% des électeur-rice-s genevois-e-s se soient exprimé-e-s en faveur du texte. La construction de logements, indispensable pour répondre aux besoins de la population, ne peut se faire au détriment de l’environnement et de la production agricole locale. Alors que chaque jour en Suisse l’équivalent de huit terrains de football est consacré à la construction, cette initiative avait pour ambition de préserver des terres arables et des zones naturelles. Ce refus n’aura que peu d’impact sur le canton de Genève au vu des fortes limites de déclassement existantes, mais c’est l’ensemble de la Suisse qui risque de voir ses espaces de nature fondre sous les pelleteuses.
Le résultat genevois sur cette initiative révèle le souci d’une part importante de la population de promouvoir une vision durable de l’aménagement du territoire en privilégiant des solutions respectueuses de notre environnement naturel, ce que les Socialistes continueront à défendre.

Votations cantonales
Initiative pour le remboursement des soins dentaires
Les Socialistes déplorent vivement le refus de l’initiative pour le remboursement des soins dentaires et condamnent la campagne mensongère menée par les opposants visant à faire croire que cette initiative ferait peser sur la classe moyenne le financement des soins dentaires. De nombreux-ses genevois-es sont obligé-e-s aujourd’hui de se serrer la ceinture pour leurs traitements dentaires, ils y renoncent même dans 15 à 20% des cas. Une assurance obligatoire aurait permis de diminuer les coûts de la santé, puisqu’elle aurait réglementé les tarifs prohibitifs des cabinets dentaires et permis une prise en charge précoce des patients, évitant ainsi des problèmes de santé plus lourds et plus coûteux. Cette initiative assurait donc un accès équitable à des soins médicaux indispensables. Le financement de cette assurance, similaire à celui de l’assurance maternité, garantissait également le principe de solidarité cher aux Socialistes. 
L’accès aux soins médicaux de qualité pour toutes et tous est d’une importance capitale pour le Parti socialiste qui continuera de se battre pour que l’ensemble de la population puissent en bénéficier de manière digne et équitable. Les Socialistes regrettent que Genève ait aujourd’hui manqué l’occasion de se porter en canton pionnier – tel qu’il le fut sur l’assurance maternité – sur un progrès social qui ne manquera pas de refaire parler de lui ces prochaines années.

Initiative « Pour une caisse d’assurance maladie et accidents genevoise publique à but social »
Le Parti socialiste salue le refus de l’initiative « Pour une caisse d’assurance maladie et accidents genevoise publique à but social » qui n’aurait pas apporté de solution réelle au problème lancinant de la hausse des primes d’assurance-maladie. Toutefois les socialistes notent le signal de ras-le-bol envoyé par près de 45% des votant-e-s à l’encontre d’un système de santé sclérosé qui ne répond plus aux attentes de la population.  
Au niveau cantonal, la réponse apportée par les Socialistes réside dans leur initiative « Pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu » qui apportera une réelle bouffé d’oxygène aux budgets des Genevois-e-s. Le Parti socialiste reste néanmoins convaincu qu’une refonte totale du système est indispensable mais doit s’opérer au niveau national. Le Parti socialiste se bat de longue date pour un modèle solidaire de caisse unique et publique et c’est en reversant la majorité de droite inféodée aux lobbies des assurances maladies lors des élections fédérales à l’automne 2019 que des solutions efficaces pourront être trouvées et mises en œuvre.

Loi sur la laïcité de l’État
Les électeurs et électrices ont accepté, à une courte majorité, la loi sur la laïcité de l’État. Le Parti socialiste ne peut que regretter ce choix. La constitution genevoise garantit déjà le principe de laïcité de l’État et il n’est pas nécessaire de légiférer davantage. En interdisant tout « signe religieux », cette nouvelle loi s’attaque aux libertés fondamentales et stigmatise une partie de la population. Elle risque d’entrainer le licenciement de nombreux-ses employé-e-s, majoritairement des femmes, qui se verront exclut de l’accès à des postes dans des entités publiques au motif de leur apparence. Alors qu’il n’existe pas de définition précise de ces « signes religieux », le risque d’une appréciation arbitraire – ainsi que des dérives qui peuvent en découler – est trop grand. Paradoxalement, cette loi maintient la perception d’une contribution financière pour les organisations religieuses sans en étendre la possibilité à d’autres entités à but social.
Le Parti socialiste envisagera toutes les options, y compris législatives, pour corriger les erreurs de cette loi et en gommer les dispositions discriminatoires.

Pour plus d’informations :

  • Gérard Deshusses, Président (079 605 67 84)
  • Caroline Marti, Vice-présidente (079 796 36 23)
  • Thomas Wenger, Chef de groupe (079 476 69 45)
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