Skip to content

Comptes 2018 : Les recettes fiscales qui flambent doivent permettre de financer l’augmentation des subsides d’assurance maladie pour soulager la population genevoise.

Le Conseil d’État a présenté ce matin les comptes 2018 de l’Etat de Genève. Avec un excédent de recettes de 222 millions de francs, alors que le budget prévoyait un déficit de 187 millions, ce résultat représente une très nette éclaircie, si ce n’est un soleil radieux. En tenant compte de la provision, justifiée, de 157 millions de francs prévue pour un éventuel versement rétroactif de l’annuité due pour l’année 2016, ce ne sont pas moins de 563 millions d’excédents de recettes qui ont été générés au cours de l’exercice 2018. Un résultat qui laisse penser que le Conseil d’État s’est une nouvelle fois inscrit dans une posture de pessimisme budgétaire alors qu’il est urgent de répondre aux besoins de la population en renforçant les prestations notamment dans le domaine des subsides d’assurance maladie. 

Si les recettes fiscales, en particulier celles des entreprises (+217 millions, +14%) ont flambé à + 513 millions, l’excédent de revenu résulte également d’économies substantielles sur les charges (22 millions de non dépensé sur les charges de personnel, 93 millions sur les subventions). La bonne conjoncture économique et l’augmentation des recettes fiscales doivent permettre d’investir dans une mesure sociale forte qui soulage la population telle que l’augmentation des subsides d’assurance maladie prévue par l’initiative socialiste IN 170 « Pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage ! » soumise en votation le 19 mai. Par ailleurs, cette embellie doit également permettre de renforcer les services publics sous-dotés et rattraper le retard accumulé ces dernières années dans le financement des entités subventionnées (IMAD, HUG, Hospice générale) pour répondre aux défis considérables liés à la hausse de la population, à l’augmentation des besoins générés par la dureté du marché du travail, à l’explosion des inégalités, au vieillissement de la population, aux coûts de la santé ou encore à la cherté des logements.

Finalement, les socialistes regrettent le très faible taux de réalisation des investissements, le plus bas depuis 10 ans, quand bien même notre canton a pris un retard considérable dans ce domaine. Une réalité d’autant plus regrettable que les taux d’intérêts historiquement bas devraient nous inciter àinvestir davantage.

Pour plus d’informations :

  • Caroline Marti, Vice-présidente du PS genevois, Députée à la commission des finances (079 796 36 23)
  • Thomas Wenger, Chef de groupe, Député (079 476 69 45)
  • Christian Dandrès (079 738 23 66), Alberto Velasco (079 373 82 29), Députés à la commission des finances
Publié dans
Scroll To Top