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Dénoncer les inégalités ♀ / ♂ au Grand Conseil

Dans les groupes Vert et Socialiste, seules les femmes prendront la parole en plénière ce jeudi et ce vendredi.

Les femmes sont sous-représentées en politique. C’est notamment le cas dans le Grand Conseil genevois où elles n’occupent qu’un tiers des sièges et où, selon notre analyse, elles prennent moins souvent et plus brièvement la parole. Pour dénoncer cette situation, les Vert.e.s et Socialistes déploieront une action à forte charge symbolique cette session. Seules les élues prendront la parole dans leurs rangs, pour témoigner l’importance de leur accorder la place qui leur revient de droit, peu avant la grève féministe et des femmes* du 14 juin prochain.

En 2019, les femmes, qui forment plus de la moitié de la population, ne sont représentées qu’à hauteur de 33% au sein du Grand Conseil genevois. De grandes disparités existent entre les groupes politiques représentés au sein de l’organe délibératif du canton. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes chez les Verts (8 femmes pour 7 hommes) et la parité est de mise chez les Socialistes (8 femmes et 9 hommes). Par contre, elles sont clairement sous-représentées dans les autres groupes, et en particulier au sein des partis de droite. Une disparité qui se retrouve aussi de manière flagrante dans l’attribution des places en commission.

D’une forte minorité de femmes au Grand Conseil découle une faible prise de parole féminine lors des débats en plénière. Selon nos calculs, les élues au Grand Conseil n’ont pris la parole que 45 fois lors de la session plénière des 14 et 15 mai derniers, contre 128 prises de parole pour leurs collègues masculins. Une situation semblable lors de la plénière d’avril dernier : les femmes ne se sont exprimées que 37 fois, contre 141 prises de parole côté masculin (sans compter les prises de parole du Président du Grand Conseil). On pourrait espérer que si les élues s’expriment moins régulièrement, elles développent plus longuement leurs idées. Or, il n’en est rien : selon les chiffres de la Tribune de Genève, les élus se sont exprimé en moyenne 27% plus longuement que les élues au cours de la législature précédente (de novembre 2013 à avril 2017).

Les inégalités entre femmes et hommes restent crasses en politique, malgré la mobilisation de la société civile et de certains partis. En amont de la grève féministe et des femmes* du 14 juin 2019, Vert.e.s et Socialistes déploieront une actions symbolique forte au Grand Conseil : ces jeudi et vendredi, seules les femmes de ces groupes prendront la parole au Grand Conseil. Par ce geste, les femmes Vertes et Socialistes, mais également leurs collègues masculins, souhaitent mettre en lumière et dénoncer l’invisibilité des femmes en politique, notamment à Genève. De telles démarches doivent se multiplier à tous les niveaux, dans un esprit d’escalade vers la grève du 14 juin, et se poursuivre après cette date.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée de libérer la parole des femmes et assoir leur légitimité dans l’espace public et politique encore aujourd’hui trop souvent implicitement ou explicitement contestée. C’est seulement en se mobilisant, toutes et tous, que nous obtiendrons enfin l’égalité pleine et entière au niveau salarial, dans les sphères décisionnelles et domestiques et que nous viendrons à bout des féminicides, viols, violences sexistes et harcèlement de femmes dans la rue, à l’école et au travail. La liste est encore longue et elle est insoutenable. Pour dénoncer cet état de fait et rendre visible la cause des femmes : toutes en grève le 14 juin !

Contacts 

Caroline Marti, députée Socialiste et vice-présidente, 079 796 36 23

Isabelle Pasquier, députée Verte et vice-cheffe de groupe, 078 614 04 15

Delphine Klopfenstein Broggini, députée Verte et co-secrétaire générale, 076 445 61 06

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