Urgence climatique : les Socialistes agissent !

Les dérèglements climatiques suscitent une profonde et légitime inquiétude et appellent des réponses politiques immédiates. Face à l’urgence climatique, les Socialistes proposent une série de mesures environnementales, à la fois efficaces et sociales, pour réduire notre empreinte écologique et présentent une concrétisation des enjeux du développement durable dans une publication Les objectifs du développement durable : une ligne d’action pour les Socialistes. A l’aube des élections fédérales, l’environnement est bien au cœur du programme socialiste.

Le PSG, avec l’appui de ses commissions internes, a mené une réflexion approfondie pour définir ses lignes d’action. Il publie aujourd’hui un document qui condense les solutions issues de la contribution de plusieurs de ses membres spécialistes des questions de durabilité. Pour Caroline Marti, première vice-présidente du Parti socialiste genevois, « l’urgence climatique exige une action politique immédiate. Il est de notre responsabilité en tant que parti cantonal de proposer des mesures concrètes qui permettent de répondre aux graves défis sociaux et environnementaux qui se posent aujourd’hui ». Cette thématique fait par ailleurs partie des enjeux majeurs de la campagne pour les élections fédérales. Deux candidat-e-s au Conseil national présentent aujourd’hui les mesures qu’ils et elles défendront sous la Coupole, et développées dans Les objectifs du développement durable : une ligne d’action pour les socialistes.

Des incitatifs pour l’énergie et l’économie

« Au Parlement fédéral, nous défendrons et voterons des mesures fortes pour réduire notre impact sur l’environnement et protéger le climat. » annonce Thomas Wenger, député au Grand Conseil, chef de groupe et candidat au Conseil national. Cela commence par un changement dans les modes de consommation et de production, afin de promouvoir la transition énergétique et lutter contre les changements climatiques. Les Socialistes proposent notamment de soutenir financièrement la production d’énergies renouvelables locales comme l’éolien ou le solaire avec le produit de la taxe CO2. Mais ce n’est qu’avec un marché électrique en mains publiques que la transition énergétique pourra aboutir : toute libéralisation du marché de l’électricité favoriserait le recours aux énergies polluantes moins chères, qui n’intègrent pas les coûts pour l’environnement.

La Suisse doit s’attaquer à la racine des problèmes environnementaux. Pour une économie du bien commun, de l’utilité et de l’inclusion, les finalités écologiques et sociales sont à inscrire dans la mission même des entreprises, qui ne doivent pas se limiter aux performances financières. Les Socialistes proposent de promouvoir une économie inclusive qui prévoie des emplois décents pour toutes et tous, et de soutenir les entreprises de l’économie sociale et solidaire. Aucun secteur de l’économie ne doit être oublié. « Au niveau bancaire, nous exigerons des établissements financiers qu’ils réorientent leurs investissements dans des activités liées au développement durable », souligne Laurence Fehlmann Rielle, candidate à sa réélection au Conseil national.

(Re)mettre le vivant au cœur de la société

Les Socialistes tiennent à réaliser un plan national pour la biodiversité. Chaque espèce animale et végétale occupe un rôle dans l’architecture du vivant et doit être prise en compte dans les modes de production agricoles, dans la gestion des forêts, dans la conception de l’urbanisation, dans l’aménagement du territoire et l’exploitation des eaux. « Promouvoir la biodiversité passe par la réduction drastique des pesticides dans le but de les éliminer définitivement à court terme », relève Thomas Wenger. Dans une même logique, les collectivités publiques se doivent de montrer l’exemple et se verraient interdire l’utilisation de produits chimiques dans la gestion des parcs et des espaces verts.

Sur le plan international, il est temps que la Suisse prenne ses responsabilités : les multinationales suisses violent les droits humains et portent atteinte à l’environnement dans les pays où elles mènent leurs activités. Au Parlement fédéral, les élu-e-s socialistes continueront de faire campagne pour l’initiative pour des multinationales responsables. Grâce à la promotion d’une stratégie financière respectueuse du climat, dès 2025, les entreprises auront l’interdiction de financer des projets pétroliers et gaziers.

Pour une mobilité cohérente

La mobilité du XXIe siècle sera durable ou ne sera pas ! Nous devons changer de paradigme et sortir de la politique favorisant le transport individuel motorisé en développant des transports publics performants et des infrastructures de mobilité douce sur tout le territoire. Pour ce faire, nous exigeons pour chaque nouveau quartier, une forte desserte en transports publics et en mobilité douce. Les liaisons ferroviaires internationales, de même que le transport de marchandises par le rail et la promotion des trains de nuit, doivent être favorisés comme alternatives à l’avion. De manière générale, il faut éviter au maximum la construction de nouvelles routes qui n’engendrent qu’augmentation du trafic et de la pollution. Pour combler le retard massif en la matière, les Socialistes font la proposition d’un programme d’investissement sur 10 ans de 1 milliard par an pour financer de nouveles lignes de tram et de train, des P+R et la sécurisation de la mobilité douce.

L’avenir du climat entre les mains de la jeunesse

Les récentes grèves du climat l’ont montré : les jeunes générations prennent à bras-le-corps les questions d’urgence climatique et s’engagent en faveur du développement durable. Les Socialistes entendent accompagner les réflexions de ces jeunes et mobiliser les ressources de l’éducation pour le développement durable et l’écocitoyenneté. Ces enjeux doivent être intégrés dans les programmes scolaires. Ainsi Genève se montrera innovante et fera de son école un exemple d’éducation au développement durable.

Le combat socialiste pour une société équitable, pour une juste répartition des richesses, pour une économie éthique, passe par un équilibre retrouvé entre gestion des ressources naturelles et réponses aux besoins réels de la population. « Chacune et chacun doit faire un geste pour la planète, conclut Laurence Fehlmann Rielle, néanmoins ce sont les politiques publiques à tous les niveaux (municipal, cantonal, fédéral) qui seront déterminantes pour renverser la tendance et conduire nos sociétés vers un modèle respectueux de l’environnement et donc aussi de l’être humain. »

Expert en développement durable et ancien président du PSG, René Longet souligne que « les enjeux du développement durable, dans lesquels s’inscrit l’urgence climatique, » conviennent parfaitement au PS, dans leur définition originelle de 1988 tout particulièrement : un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.Le développement durable demande à ce que les acteurs individuels et collectifs s’y inscrivent. Un des enjeux clé est le droit à une alimentation saine pour toutes et tous. Cela concerne plus particulièrement les milieux défavorisés, premières victimes de la malbouffe industrielle – à défendre contre le poids des lobbies du sucre par exemple.

Lien vers l’intégralité des mesures proposées par les candidat-e-s socialistes aux Chambres fédérales.

Lien vers le document Les objectifs du développement durable : une ligne d’action pour les socialistes.

Pour plus d’informations :

  • Caroline Marti, Première vice-présidente du Parti socialiste genevois (079 796 36 23)
  • Laurence Fehlmann Rielle, candidate à sa réélection au Conseil national (079 101 53 98)
  • Thomas Wenger, candidat au Conseil national (079 476 69 45)
  • René Longet, expert en développement durable (079 690 31 19)
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