Violences domestiques : Un cadre fédéral pour une meilleure prise en charge des victimes

Le Parti Socialiste a défilé le 14 juin de cette année dans les rues de Suisse lors de la Grève des femmes. Les revendications contenues dans le « Manifeste pour la grève féministe » sont multiples et doivent être portées à Berne lors de la prochaine législature fédérale. Les Socialistes ne manqueront pas de travailler à la concrétisation de mesures touchant l’égalité salariale, l’octroi de rentes correctes pour les femmes, l’instauration d’un congé parental, la prise en compte du travail éducatif et bien d’autres champs d’action.

Aujourd’hui, Christian Dandrès et Lydia Schneider Hausser, candidat-e-s au Conseil National, s’attachent à la problématique de la violence domestique et plus particulièrement aux places d’hébergement destinées aux victimes de ces violences, qui ne sont pas suffisantes en Suisse actuellement. Ils proposent une motion qu’ils déposeront en cas d’élection ou qu’ils feront déposer par le groupe socialiste.

La Suisse a ratifié la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique basée sur la Convention d’Istanbul.

Découlant de ce fait, la Confédération a édité un plan « Prévention et lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique » qui définit la stratégie fédérale en la matière.

En lien avec ce plan général confédéral, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) a mandaté une « Analyse de la situation de l’offre et du financement des refuges et hébergements d’urgence dans les cantons », parue le 20 juin 2019. Citons encore un rapport cantonal paru également cette année « Rapport au département des finances et des ressources humaines sur l’hébergement d’urgence et de suite à destination des personnes majeures victimes ou auteures de violences domestiques à Genève ».

A la lecture de ces différents écrits, il ressort que la planification, le financement et la gestion des lieux d’hébergements d’urgence n’est, pour le moins, pas optimale dans notre pays. La Confédération donne des grandes orientations, intervient via la LAVI en soutenant des victimes ad personam, durant des temps restreints et ce sont les cantons qui mettent en application les lieux d’urgence.

En fait, les lieux hébergement d’urgence et les solutions de logement à moyen terme manquent. Ils ne sont que très peu financés par des subventions publiques et de ce fait, ils ne répondent pas à des normes de qualité en matière d’encadrement et de prestations proposées aux personnes concernées.

Sachant que le nombre de victimes est en moyenne de 27 personnes décédées chaque année, il est grand temps que la partie de ping-pong (confédération, canton, dons privés) en matière de financement et de normes pour ces lieux d’hébergement s’arrête.

C’est pourquoi, les deux candidat.e.s au Conseil National proposent une motion qui demande à ce que la Confédération légifère en la matière et impose des normes de qualité à l’instar des normes prévalant, par exemple en matière de placements des enfants/adolescents mineurs et qu’un financement soit octroyé pour soutenir les cantons dans la mise en œuvre de cette nouvelle exigence.

Lien vers la proposition de motion

Pour plus d’informations :
Christian Dandrès : candidat au Conseil national (079 738 23 66)
Lydia Schneider Hausser : candidate au Conseil national (079 382 82 89)
Caroline Marti : vice-présidente du Parti socialiste genevois (079 796 36 23)