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Budget 2020 : la droite et le MCG saignent les services publics

Hier, mercredi 20 novembre, alors qu’était examiné en commission des finances le projet de budget 2020 du Conseil d’Etat, une majorité de droite composée du PLR, du PDC et du MCG a trahi ses promesses et voté des coupes massives dans des domaines aussi fondamentaux que l’éducation et le social. Si ces lignes budgétaires ne sont pas rétablies, les conséquences pour la population seront dramatiques. 

Des promesses non-tenues…
Le projet de budget 2020 présenté par le Conseil d’Etat intégrait les décisions découlant des votes populaires du printemps (RFFA, subsides primes maladie, CPEG) et prévoyait 400 nouveaux postes pour répondre à l’augmentation de la population et des besoins. Le déficit annoncé était dès lors important, mais prévu et anticipé dans le cadre des réformes soumises à la population. C’est ainsi assuré-e-s que la mise en œuvre des réformes proposées n’entraînerait aucune coupe dans les prestations que les genevois-es se sont rendu-e-s aux urnes.

Pourtant, hier, au cours de l’examen du projet de budget en commission des finances, une majorité de droite composée du PLR, du PDC et du MCG a honteusement trahi ses promesses. Après avoir voté avec la gauche en faveur du versement de l’annuité due au personnel de la fonction publique en 2020, la cynique alliance s’est livrée à un véritable jeu de massacre. Tirant à l’aveugle, elle a effectué des coupes linéaires de plusieurs dizaines de millions, supprimant au passage les 400 nouveaux postes prévus par le Conseil d’Etat.

… aux conséquences dramatiques
Ces postes ne sont pourtant aucunement un luxe dont la population pourrait simplement se passer. Ils répondent à des besoins impératifs dans des domaines aussi cruciaux que l’éducation, la formation et le social. Renoncer à la création de ces postes aura des conséquences directes sur la qualité des prestations délivrées.

Du côté de l’éducation et de la formation, il faut s’attendre à une augmentation substantielle du nombre d’élèves par classe, à des déplacements d’élèves pour parvenir à équilibrer les classes, mais également à l’abandon de projets essentiels tels que l’ouverture d’un foyer thérapeutique pour adolescents présentant des troubles psychiques sévères. En ce qui concerne les prestations sociales, l’asphyxie de services essentiels aujourd’hui totalement surchargés tels que le SPAd (Service de protection de l’adulte), le SPMi (Service de protection des mineurs) ou encore le SPC (Service des prestations complémentaires) s’intensifiera, avec les conséquences dramatiques que l’on peut deviner sur les bénéficiaires.

La mise en œuvre du contre-projet à l’initiative socialiste pour plafonner les primes maladie à 10% du revenu du ménage sera quant à elle passablement compliquée, alors même qu’elle doit permettre dès 2020 de soulager quelque 130’000 personnes au lieu de 50’000 aujourd’hui, qui ploient sous le poids de primes en constante augmentation.

Une bataille perdue, mais pas la guerre 
La droite élargie a confirmé son projet politique : une mort lente et programmée du service public, au détriment de la population et en particulier des personnes les plus précaires. Les Socialistes ne laisseront pas faire une telle casse organisée sans réagir. Le budget n’est pas encore voté ; la lutte pour inverser cette tendance destructrice est plus que jamais nécessaire et le groupe socialiste entend bien la mener jusqu’au bout.

Pour plus d’informations :

  • Caroline Marti, commissaire aux finances, rapporteuse de première minorité et vice-présidente du PS Genevois (079 796 36 23)
  • Thomas Wenger, commissaire aux finances et chef de groupe (079 476 69 45)
  • Alberto Velasco, commissaire aux finances (079 373 82 29)
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