Se sucrer sur notre santé : ça suffit !

Une majorité des député-e-s du Grand Conseil a accepté le renvoi de deux objets (au Conseil d’Etat et à l’Assemblée fédérale, respectivement) visant à limiter la consommation de sucre et ses effets nocifs sur la santé des consommateurs et consommatrices. Le Parti socialiste genevois salue un pas dans la bonne direction en matière de prévention et promotion de la santé et se réjouit en particulier du ralliement de la droite qui, il n’y a encore pas si longtemps, dans le cadre de l’initiative populaire pour le remboursement des soins dentaires (IN 160), avait refusé de soutenir le principe d’une taxe sur le sucre.

L’augmentation constante depuis plusieurs décennies du nombre de personnes souffrant de surpoids ou d’obésité, les graves dangers de la surconsommation de sucre pour notre population et le coût global pour notre système de santé sont des éléments avérés contre lesquels le Parti socialiste s’est toujours élevé.

Au niveau fédéral, la Conseillère socialiste Laurence Fehlmann Rielle a déposé plusieurs interpellations à ce sujet et rappelé à de nombreuses reprises que « la prévalence du surpoids et de l’obésité en Europe a augmenté tant chez les adultes que chez les enfants. Entre 1975 et 2014, le surpoids et l’obésité ont augmenté de 23 à 39 pour cent chez les femmes et de 21 à 38 pour cent chez les hommes sur le plan mondial. Durant la même période, la consommation de boissons sucrées (comportant différents types de sucres) a aussi augmenté, en lien avec un marketing intensif de la part de l’industrie ».

L’industrie du sucre capitalise en effet sur des mécanismes de dépendance avérés chez les consommateurs-trices qui lui garantissent de juteux profits. Taxer cette industrie et ses produits reconnus comme nocifs permettra d’améliorer la santé des Genevoises et des Genevois. Pour Sylvain Thévoz, député : « L’augmentation du prix du paquet de cigarettes a fait diminuer le nombre de fumeurs dans les pays européens. L’industrie ne doit pas continuer à se sucrer sur la santé de nos concitoyennes et concitoyens ». Une telle taxe sur le sucre existe d’ailleurs déjà dans les pays nordiques ainsi qu’en France depuis… 2011 ! Une taxe a également l’avantage d’introduire un élément d’éducation qui permet de sensibiliser les personnes buvant des boissons sucrées à la nocivité de celles-ci.

Outre l’augmentation du prix des produits concernés, d’autres leviers d’action existent pour réduire la consommation globale de sucre : une réglementation restrictive quant à la teneur en sucre ajoutés des produits, une amélioration de la transparence grâce à un étiquetage adéquat, ou encore la prévention via notamment des campagnes de sensibilisation auprès des plus jeunes. Ce sont bien sûr combinées que ces mesures promettent d’être le plus efficaces, et c’est justement là l’esprit des textes votés par le Grand Conseil, lesquels combinent mesures préventives et coercitives.

Le Parti socialiste genevois suivra avec attention la suite qui sera donnée par les autorités fédérales et cantonales à ces deux objets importants.

Lire la motion et la résolution

Pour plus d’informations :

  • Sylvain Thévoz, député et commissaire à la santé (078 629 85 15)
  • Léna Strasser, députée et cheffe de groupe (076 615 75 49)
  • Caroline Marti, députée et vice-présidente du PS Genevois (079 796 36 23)