Pour une sortie de crise solidaire, les Socialistes proposent une série de mesures

La crise sanitaire du COVID-19 relève avec une étonnante clarté les failles béantes creusées par l’économie marchande mondialisée et l’extrême fragilité du système libéral. Alors que le déconfinement progressif est amorcé, les Socialistes estiment urgent d’éviter que la population, les travailleurs et travailleuses de ce pays, les personnes précaires et fragilisées soient amenées à payer les pots cassés de cette crise. Il s’agit d’éviter ainsi, tant que faire se peut, que cette crise à l’origine sanitaire devenue aujourd’hui économique, ne se transforme demain en crise sociale.

C’est en ce sens que les Socialistes proposent une série de mesures concrètes, réalisables immédiatement ou dans un futur proche. Plus de 80 revendications, réparties en 17 grandes thématiques, de la fiscalité à l’agriculture, du logement à l’assurance maladie, en passant par les droits des travailleurs et des travailleuses, des sans-abris ou des personnes sans statut légal. Sans prétendre à l’exhaustivité, ces mesures doivent permettre, en complément de celles d’ores et déjà adoptées par les autorités gouvernementales, de ne laisser personne de côté et ainsi d’amorcer la transition nécessaire vers une société plus solidaire.

Protéger la population

La préoccupation première des Socialistes est bien évidemment de protéger la population contre la menace du COVID-19 mais également contre les conséquences sociales et économiques de cette épidémie. Un nombre très important de ménages ont vu leurs revenus substantiellement réduits par cette crise, lorsque ceux-ci n’ont pas totalement disparu. Ainsi, rappelle Arnaud Moreillon, « certain-e-s ne parviennent plus à payer leur loyer, leur assurance maladie, ou se procurer les biens de première nécessité comme le témoigne le nombre de personnes faisant appel à des associations pour obtenir de l’aide alimentaire ». Les Socialistes formulent donc une série de propositions assurer une protection sanitaire à la population, en particulier les personnes vulnérables, pour garantir à chacune et chacun un revenu suffisant et leur assurer l’aide nécessaire pour le paiement de leurs loyers et assurance maladie.

Renforcer les services publics

L’épidémie du COVID-19 et ses conséquences ont mis en lumière l’importance de services publics forts. La fermeture des écoles, rendue nécessaire par la situation sanitaire, a également créé le risque d’un creusement des inégalités et d’une augmentation des inégalités scolaires. Les moyens nécessaires doivent être mis à disposition de l’école publique pour que la reprise des cours ne se fasse pas au détriment des élèves les plus fragiles. Par ailleurs, la capacité des structures d’accueil de la petite enfance doit impérativement être renforcée pour assurer la garde de leurs enfants aux parents qui doivent reprendre le travail. Toutefois, Romain de Sainte Marie note que « les mesures de soutien financier individuels et le renforcement des services publics ont un coût. Il est donc urgent de prévoir de nouvelles contributions fiscales qui renforcent la redistribution des richesses ».  

Préserver les droits fondamentaux

Afin d’éviter la propagation du virus, des mesures exceptionnelles ont été prises telles que la restriction des libertés personnelles et le traçage des personnes infectées. La lutte contre l’épidémie ne doit toutefois pas conduire à une surveillance massive de la population ou à des politiques répressives à l’encontre des manifestations si celles-ci s’organisent en respectant les normes sanitaires. Les données personnelles doivent donc être protégées et les droits individuels garantis. Par ailleurs, « les procédures d’asile doivent être suspendues et les décisions de renvois annulées, faute d’avoir pu assurer le respect des règles de procédure » ajoute Helena de Freitas. Finalement, les médias qui souffrent très fortement de la crise actuelle et dont la mission est incontestablement d’intérêt public doivent obtenir le soutien nécessaire à leur survie.

Esquisser une société plus durable et résiliente

Selon Caroline Marti « il ne fait nul doute que le dérèglement climatique, la fragilisation de nos écosystèmes, la pollution atmosphérique et l’agriculture intensive nous exposent à des risques sanitaires et climatiques considérables, d’une ampleur potentiellement plus grande encore que la présente épidémie ». Le redémarrage de notre société et notre économie doivent se faire sur de nouvelles bases, qui tiennent compte de l’urgence climatique et la nécessaire préservation de la biodiversité.  

Il paraît évident que l’économie libérale et les lois du marché ont constitué un terreau fertile pour cette crise sanitaire, et face à laquelle nous ne sommes pas toutes et tous égaux. Il s’agira, dans un second temps, de tirer les enseignements de cette crise et de construire des alternatives au système économique libéral. Léna Strasser explique qu’en plus des mesures à mettre en place dans un futur proche, le PS genevois milite pour un changement profond de la société. « Les conséquences de cette crise auraient peut-être été moins désastreuses sur le plan social et économique si un revenu de base inconditionnel avait été mis en place. »

Lien vers la liste des revendications socialistes

Pour plus d’informations :

  • Caroline Marti, Députée et Vice-présidente du PS genevois (079 796 36 23)
  • Léna Strasser, Députée et Cheffe du groupe socialiste au Grand Conseil (076 615 75 49)
  • Helena de Freitas, Députée (079 686 79 37)
  • Romain de Sainte Marie, Député, président de la commission de l’économie et de l’emploi du PS genevois (079 395 23 85)
  • Arnaud Moreillon, Conseiller municipal élu (Ville de Genève), président de la commission santé-social du PS genevois (078 613 37 02)

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