Les Socialistes exigent des actes forts pour mettre fin aux violences sexuelles et sexistes

Réagissant à des témoignages choquants faisant état de pratiques graves de harcèlement au sein de la police genevoise, le groupe socialiste dépose deux motions pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes. Trop souvent encore, ces violences sont sous-estimées, voire niées. Pour les Socialistes, les bonnes intentions ne suffisent plus ; il est urgent de passer à la vitesse supérieure et d’entreprendre des actions concrètes pour enfin mettre un terme à ce fléau.

Le 4 octobre 2020, Le Temps publiait un article intitulé « Harcèlement sexuel, une omerta policière » dans lequel plusieurs femmes engagées dans les corps de police genevois et vaudois rapportaient des faits graves et avérés de harcèlement subis sur leur lieu de travail. Sexisme ordinaire, remarques et gestes déplacés, culpabilisation, manque de soutien de la hiérarchie et loi du silence… Tous les ingrédients d’un environnement de travail toxique et hostile aux femmes y sont décrits. Que cela concerne un organe de service public, chargé de protéger la population et de veiller au respect de la loi, renforce encore le caractère choquant et intolérable des agissements révélés.

Et pourtant, contrastant avec la gravité des faits dénoncés, c’est un silence assourdissant qui a suivi à Genève la parution de cet article. Interpellé au moyen d’une question écrite urgente fin octobre, le Conseil d’Etat se contente de réponses « trop vagues et trop molles » et ne semble pas prendre la mesure de l’urgence qu’il y a à agir contre ce type de violences, partout où elles se manifestent. S’il vient pourtant de réaffirmer l’objectif de prévention du harcèlement sexuel au travail, et bien que la feuille de route pour une politique criminelle commune publiée le 16 décembre rappelle que la lutte contre les violences est au cœur de l’action de l’Etat, force est de constater que l’Exécutif genevois peine à concrétiser ses lettres d’intention lorsqu’il s’agit d’éradiquer les violences basées sur le genre. Cela doit changer.

Les deux motions déposées par les député-es socialistes s’adressent d’une part au Conseil d’Etat, et d’autre part à la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil. Au premier, il est notamment demandé de mener une enquête indépendante garantissant l’anonymat des personnes pour libérer la parole et établir l’ampleur des cas de violences sexuelles et sexistes dans la police genevoise. La seconde, quant à elle, est sollicitée en particulier pour dresser un état des lieux des dispositifs visant à lutter contre ces violences, en identifier les lacunes et formuler des propositions pour renforcer la protection de la personnalité et l’égalité entre femmes et hommes.

Les témoignages recueillis auprès de policières font écho aux cas similaires qui ont récemment secoué la RTS et confirment que nous faisons face à un phénomène de grande ampleur, touchant tous les corps de métiers, tous les âges et tous les milieux sociaux. Face à un tel constat, il n’est plus possible de se contenter de demi-mesures et l’Etat doit se montrer exemplaire. Le Parti socialiste genevois exige par conséquent des mesures fortes et immédiates pour faire cesser les violences sexuelles et sexistes, dans la police genevoise et partout ailleurs.

Lire la motion adressée au Conseil d’Etat

Lire la motion adressée à la Commission de contrôle de gestion

Pour plus d’informations :

  • Nicole Valiquer Grecuccio, députée, 079 276 35 65
  • Sylvain Thévoz, député, 078 629 85 15
  • Léna Strasser, députée et cheffe de groupe, 076 615 75 49
  • Romain de Sainte Marie, député et coprésident du PS genevois, 079 395 23 85
  • Lydia Schneider Hausser, coprésidente du PS genevois, 079 382 82 89