La droite affiche une nouvelle fois son mépris pour les besoins de la population en matière de logement

En acceptant hier la motion M 2436 de l’UDC «pour une densification optimale et une réalisation rapide du projet au lieu-dit <Seymaz-Sud>», la majorité de droite au Grand Conseil exprime sans ambages sa vision politique en matière de logement et envoie un message clair aux Genevoises et Genevois : «débrouillez-vous, et que les plus riches gagnent!». Et tant pis si un nombre croissant de ménages restent sur le carreau, attendant désespérément de pouvoir se loger à un coût abordable.

En effet, les partis de droite et du centre (UDC, MCG, PLR et PDC) souhaitent imposer que la modification de zone destinée à la création de logements au lieu-dit « Seymaz-Sud », sur le territoire de la commune de Chêne-Bourg, se fasse en zone ordinaire plutôt qu’en zone de développement. Cela contre l’avis même de la Commune qui, à l’issue d’un long processus initié depuis plusieurs années déjà, s’est unanimement positionnée en faveur d’un déclassement en zone de développement. 

Or si la zone ordinaire est si chère à la droite, c’est bien parce qu’elle ne permet aucun contrôle en matière de construction. La loi de la jungle prévaut dès lors, ce qui est connu pour ne profiter qu’à une poignée de promoteurs et propriétaires privilégié-es. Au contraire, la zone de développement permet un développement rapide et maîtrisé, et surtout assure, par un contrôle des loyers et des prix de vente de même que par des ratios minimaux de logements d’utilité publique, que les logements construits demeurent accessibles à l’ensemble de la population.

Ce vote fait suite au refus hier, par la même majorité, du projet de loi 12798 pour un soutien individuel aux locataires en période d’épidémie de COVID-19. Une preuve supplémentaire que la majorité de droite du Grand Conseil méprise au plus haut point les besoins, pourtant criants, d’une majorité de la population et en particulier des locataires précaires, et qu’elle préfère défendre les intérêts des propriétaires immobiliers plutôt que l’intérêt général.

Personnes de contact :

  • Amanda Gavilanes, députée PS, rapporteure de minorité sur la motion 2436
  • Ruth Bänziger, députée Les Verts, rapporteure de minorité sur la motion 2436
  • Rémy Pagani, député EàG, rapporteur de minorité sur la motion 2436
  • Caroline Marti, députée PS, cheffe de groupe
  • Pierre Eckert, député Les Verts, chef de groupe