Comptes 2020 : malmené par le COVID, le service public plie mais ne rompt pas

Les député-es ont voté les comptes et le rapport de gestion du Conseil d’Etat pour l’année 2020, saluant au passage le travail indispensable réalisé par les employé-es de la fonction publique et parapublique. Marquée par une crise exceptionnelle, l’année 2020 se termine pourtant sur un déficit nettement en deçà du milliard un temps annoncé par le département des finances. Une bonne surprise qui ne doit pas masquer l’urgence de renforcer les services publics, dans un contexte économique et social encore très tendu.

Les Socialistes se réjouissent du résultat comptable nettement meilleur que ce qu’il était possible de craindre au vu du contexte très critique de l’année qui vient de s’écouler. En plein cœur d’une crise sanitaire mondiale, rapidement devenue crise économique et sociale majeure, ce résultat démontre que les finances publiques comme l’économie genevoise ont bien résisté. C’est assurément une bonne nouvelle, qui doit permettre d’aborder sereinement le débat autour du projet de budget 2022 et qui démontre une fois encore que Genève a largement les moyens de répondre aux nouveaux besoins engendrés par la situation d’urgence sociale que nous vivons actuellement.

Si le groupe socialiste a fait le choix d’approuver le rapport de gestion du Conseil d’Etat, c’est qu’en dépit d’un nombre certain d’insuffisances qu’il devient urgent de corriger, force est de constater que l’exécutif a su garder le cap et agir vite et fort (du mieux qu’il lui était possible de le faire avec un budget amputé de 412 postes par la majorité de droite du Grand Conseil), pour délivrer les aides nécessaires à la population et à l’économie. Pour rappel, ce sont près 400 millions de francs qui ont été votés en urgence pour soutenir les personnes dans le besoin, les entreprises et l’ensemble du système sanitaire.

A cet égard, le groupe a tenu à saluer l’engagement sans faille du personnel de la fonction publique et du secteur subventionné, en particulier du personnel médical dont l’indispensable travail, réalisé dans des conditions difficiles, a permis à l’hôpital d’absorber les vagues successives de la pandémie, et plus globalement à notre système de santé de se maintenir. Ce dévouement et ces efforts placés au service de la collectivité doivent être reconnus à leur juste valeur et doivent nous convaincre de l’urgence qu’il y a à revaloriser les métiers du soin et à augmenter substantiellement les moyens alloués à l’hôpital public.

Car si l’Etat a tenu le choc et si les prestations ont fort heureusement pu continuer à être délivrées, cela ne s’est pas fait sans heurts. C’est en effet un personnel épuisé et en souffrance qui, au sein de services chroniquement sous-dotés (EMS, EPI, SPAd, SPMi, SPC, etc.), demande une plus juste considération. Ces revendications ne peuvent plus être ignorées et doivent être prises en compte dans une approche plus globale de renforcement des services publics, dont cette crise nous rappelle salutairement le caractère absolument indispensable.

Ce n’est en effet qu’à ce prix que nous éviterons une casse sociale et une paupérisation massive des classes les plus modestes. Les Socialistes s’engagent en ce sens et veilleront en particulier à ce que le Canton se dote d’un budget 2022 à la hauteur des enjeux en présence.

Lire le rapport

Pour plus d’informations :

  • Alberto Velasco, commissaire aux finances et rapporteur de majorité sur le rapport de gestion du Conseil d’État, 079 373 82 29
  • Caroline Marti, commissaire aux finances et cheffe du groupe socialiste au Grand Conseil, 079 796 36 23
  • Thomas Wenger, commissaire aux finances, 079 476 69 45
  • Lydia Schneider Hausser,coprésidente du PS genevois, 079 382 82 89
  • Romain de Sainte Marie,coprésident du PS genevois, 079 395 23 85