Contre la hausse du prix du baril, une offre de déplacement bon marché et écologique !

Face à la flambée du prix de l’essence, les Socialistes proposent une mesure concrète pour soutenir le pouvoir d’achat de la population tout en favorisant les déplacements collectifs, plus respectueux de l’environnement. La mesure, conjoncturelle, prévoit une réduction de 50% du prix des billets et abonnements TPG lorsque les prix à la pompe s’envolent.

Effet collatéral de l’invasion russe en Ukraine et des sanctions économiques décidées par la Suisse et l’Union européenne, les prix des carburants ont augmenté de manière vertigineuse ces dernières semaines, affichant des valeurs records à plus de 2,40 francs le litre d’essence. La dernière fois qu’un tel niveau a été atteint, c’était en 2008, il y a 14 ans, en plein cœur d’une crise économique mondiale.

Cette situation a de lourdes conséquences pour les personnes et familles qui utilisent quotidiennement un véhicule motorisé pour se déplacer. Cela se traduit très concrètement par un budget alourdi et une perte de pouvoir d’achat de ces ménages, dans un contexte de sortie de crise sanitaire qui a encore renforcé la vulnérabilité des foyers les plus modestes.

Au niveau fédéral, des velléités de réduire les taxes sur les huiles minérales se sont fait entendre. Une telle solution n’est pas acceptable pour le PS genevois, à l’heure où l’urgence climatique nous est sèchement rappelée par un nouveau rapport du GIEC aux conclusions alarmantes. Combiner soutien économique et promotion d’une mobilité plus durable est possible, et c’est la voie qu’ont choisi d’emprunter les Socialistes en déposant hier un projet de loi en ce sens au Grand Conseil.

S’inspirant de ce que d’autres pays ont déjà mis en place, le texte déposé prévoit que les tarifs des billets et abonnements TPG fixés dans la loi soient divisés par deux lorsque le prix moyen du litre de carburant augmente au-delà d’1,80 franc. Afin d’étendre cette mesure à l’ensemble de la communauté tarifaire du Grand Genève (Léman express compris), une motion déposée parallèlement demande en outre au Conseil d’Etat de prendre langue avec les autorités françaises et vaudoises afin d’agir de manière coordonnée sur les lignes transfrontalières.

Le groupe socialiste demandera cet après-midi l’ajout de ces deux textes à l’ordre du jour du Grand Conseil. Leur étude en commission devrait ainsi débuter sous peu et les Socialistes veilleront à ce que la défense de l’intérêt général guide les débats, pour la population et pour notre planète.

Pour plus d’informations :

  • Caroline Marti, auteure du projet de loi et cheffe du groupe socialiste, 079 796 36 23
  • Thomas Wenger, député et président du PS genevois, 079 476 69 45
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