L’égalité des chances devra attendre

Les Genevois-es se sont exprimé-es à une très courte majorité contre le projet de réforme du Cycle d’orientation (50.83%). Les partis soutenant la réforme regrettent ce résultat et s’inquiètent que l’on laisse des milliers d’élèves dans une situation unanimement reconnue comme inacceptable. Le comité interpartis invite tou-tes les acteur-rices institutionnels, politiques et syndicaux à se remettre sans plus attendre au travail et à faire des propositions concrètes pour sortir d’un système qui ne fait que renforcer les difficultés scolaires et les inégalités sociales.

Un constat unanime
Enseignant-es, élèves, syndicats, parents, politiques de tous bords… Toutes et tous font le même constat : le système actuel n’est pas satisfaisant. Les études qui ont été réalisées démontrent que les élèves avec des difficultés scolaires peinent à s’en sortir et que les inégalités sociales sont renforcées par le système des regroupements. Un constat unanime, partagé même par les référendaires, qui ont adopté une position de principe au prétexte que la réforme ne serait pas aboutie. Une réforme qui a pourtant été élaborée dans une large concertation des milieux concernés et au regard des pratiques qui ont fait leurs preuves dans d’autres cantons.

Une réforme pour sortir les élèves de l’impasse
La réforme CO22 aurait supprimé les regroupements au profit d’une mixité intégrée. Les élèves auraient toutes et tous été dans les mêmes classes, avec des niveaux pour certaines branches seulement. Les effectifs réduits à 18 élèves par classe auraient permis d’accompagner au mieux tous les profils des élèves. Au lieu d’être regroupé-es par niveaux dès la fin de l’école primaire, les élèves auraient attendu la 11ème année avant d’être orienté-es dans la voie maturité ou certificat, en fonction de leurs résultats. Deux années supplémentaires pour orienter les élèves, deux années bienvenues dans cette période charnière de l’adolescence.

Et maintenant ?
Entre le soutien du bout des lèvres des enseignant-es du CO et le refus de principe du PLR et de l’UDC, le vent n’aura pas été favorable à cette réforme. Nous ne pouvons que le regretter et en prendre acte. Nous invitons maintenant tou-tes les acteurs et actrices de l’éducation à Genève, nos partenaires ainsi que les opposant-es à cette réforme, à travailler ensemble et à faire des propositions pour sortir d’un système dont on sait qu’il n’aide pas suffisamment celles et ceux qui en ont besoin. Des milliers d’élèves se trouvent bloqué-es dans des impasses, déterminées dès la fin de l’école primaire. Il est urgent de leur apporter une réponse et de redonner à l’école son rôle essentiel d’orienter sans discriminer, en laissant sa chance à chacun-e de faire ses preuves.

Pour le comité interpartis :
Patricia Bidaux, députée, auteure du rapport de majorité, Le Centre – PDC, 079 734 49 08
Marjorie de Chastonay, députée et cheffe de groupe, Les Vert-es, 077 415 33 50
Xavier Magnin, député et conseiller administratif à Plan-les-Ouates, Le Centre – PDC, 076 616 20 30
Ana Roch, députée au Grand Conseil, MCG, 078 600 33 59
Nicole Valiquer Grecuccio, députée, présidente du comité unitaire, Les Socialistes, 079 276 35 65
Pierre Vanek, député, Ensemble à Gauche, 079 192 10 12

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