Banner_10 juin2

Votation du 28 novembre 2021

CONTRE LES RENTES À VIE, UNE RÉFORME JUSTE ET ÉQUILIBRÉE

Votations cantonales n°1, n°2 et n°3 :
• Initiative pour l’abolition des rentes à vie des Conseillers d’état ( IN 174 )
• Loi 12187 traitement et retraite des Conseillers d’état ( contreprojet à l’IN 174 )
• Question subsidiaire pour départager l’IN 174 et son contreprojet

Le système de retraite des Conseiller-ères d’État n’est plus adapté à la réalité politique et doit être revu. Pour mettre fin aux rentes à vie tout en tenant compte des exigences propres à cette fonction importante, les Socialistes vous invitent à voter OUI au contreprojet et à le soutenir en réponse à la question subsidiaire.

 

Le régime de retraite des Conseiller-ères d’État est hérité d’un temps où les carrières politiques débutaient à un âge avancé. À cette époque, l’octroi de rentes à vie se justifiait par le fait que les élu-es quittaient le gouvernement à un âge proche de celui de la retraite. Cela n’est plus le cas aujourd’hui et maintenir un tel privilège paraît indéfendable. De plus, des changements légaux intervenus au niveau fédéral obligent à repenser ce régime. Depuis plusieurs années, les député-es travaillent donc sur cette question. En 2017 déjà, les Socialistes avaient participé au dépôt d’un projet de loi en ce sens.

Finalement, après avoir examiné différentes options, ils et elles ont choisi de soutenir la loi 12187 plutôt que l’initiative 174. Ce contreprojet prévoit des rentes plafonnées à 50 % du dernier salaire pendant 5 ans maximum après la fin du mandat. Il prévoit aussi l’affiliation des magistrat-es à la Caisse de pension de l’État de Genève ( CPEG ), en primauté de prestations, ce qui permet d’aligner le système de retraite des Conseiller-ères d’État sur celui de l’ensemble de la fonction publique.

Cette réforme équilibrée est adaptée aux contraintes et avantages de la fonction. Le PS vous invite donc à soutenir ce contreprojet et à le préférer à l’initiative.

Avec les Socialistes préférez le contreprojet !

 

OUI À UN MÉCANISME DE DESTITUTION

Votation cantonale n°4 : Loi Cst 12827 mécanisme de destitution d’un membre du Conseil d’état

Les récentes affaires au sein du Conseil d’État ont mis en lumière des lacunes dans la Constitution du canton de Genève, qui ne prévoit aucun mécanisme de destitution d’un-e Conseiller-ère d’État. Si la nouvelle disposition légale était adoptée, il faudrait qu’une résolution réclamant la destitution d’un membre du Conseil d’État soit acceptée par trois quarts des voix exprimées au Grand Conseil pour que le mécanisme s’enclenche. Le motif pour une procédure de destitution serait un comportement qui ne permettrait plus de bénéficier d’une confiance suffisante. La décision du pouvoir législatif devrait quoi qu’il en soit être avalisée par un vote populaire. Pour combler un vide juridique en adoptant une disposition légale bienvenue, les Socialistes vous invitent à voter oui.

Avec les Socialistes, votez OUI !

 

REVALORISONS LES FONCTIONS EXÉCUTIVES

Votation cantonale n°5 : Loi Cst 12913 Conseil administratif des communes

Actuellement, les communes de moins de 3000 habitant-es dans le canton de Genève fonctionnent avec un exécutif composé d’un-e maire et de deux adjoint-es, alors que dans les communes de plus de 3000 habitant-es, trois Conseillères ou Conseillers administratifs dirigent ensemble les communes – à l’exception de la Ville de Genève dont l’exécutif est composé de cinq personnes. La modification constitutionnelle soumise au peuple propose de passer au système de trois Conseiller-ères administratif-ves pour toutes les communes de moins de 3000 habitant-es. Cette réforme permettra d’une part de revaloriser le statut d’adjoint-e et de mettre sur un pied d’égalité tou-tes les membres du collège. Il s’agira aussi de mieux répartir les tâches entre les membres et de réduire la charge de travail qui reposait jusqu’alors sur une seule personne. Pour un meilleur équilibre dans la vie politique communale, les Socialistes vous invitent à voter oui.

Avec les Socialistes, votez OUI !

 

SOINS INFIRMIERS : APPLAUDIR NE SUFFIT PAS !

 

Votation fédérale n°1 : Initiative pour des soins infirmiers forts

Le personnel soignant travaille à la limite de ses capacités. Avec la pandémie de coronavirus, la pression sur ce secteur a encore augmenté. L’initiative « Pour des soins infirmiers forts » vise à former davantage d’infirmier-ères et à améliorer leurs conditions de travail.

Les chiffres sont alarmants : un tiers du personnel infirmier présente des symptômes d’épuisement professionnel, environ 40 % des infirmier-ères quittent la profession prématurément et d’ici 2030 la Suisse aura besoin de 65’000 soignant-es supplémentaires. Il est donc urgent de
réagir en soutenant cette initiative.

Les initian t-es souhaitent tout d’abord garantir la qualité des soins et la sécurité des patient-es en fixant un nombre maximal de patient-es par infirmier-ère. Il s’agit également d’assurer de meilleures conditions de travail et des salaires adéquats afin de favoriser le maintien dans la profession et une meilleure conciliation vie privée/vie professionnelle. En augmentant le salaire de formation des infirmier-ères, l’initiative a pour ambition d’augmenter le nombre d’étudiant-es, indispensable pour assurer la relève. Enfin, l’attribution de plus de compétences par une prise en charge de certaines prestations (conseil, soins de base) sans ordonnance permettra d’économiser les dépenses liées aux prescriptions médicales. Cela aura aussi le mérite de revaloriser la profession.

Prenons soin de celles et ceux qui nous soignent, votons OUI à l’initiative pour des soins infirmiers forts.

Avec les Socialistes, votez OUI !

 

 

« Ne laissons pas les jeunes infirmier-ères quitter leur profession à 35 ans, alors qu’il y a une pénurie de personnel. Offrons-leur des conditions de travail permettant de concilier vie familiale et professionnelle et des salaires à la hauteur de leur engagement. Nous, les aîné-es de la société, serons les premier-ères lésé-es si nous ne pouvons bénéficier de soins infirmiers forts dans un système de santé vulnérable. »
Marie-France Anex, membre du Comité directeur du PS 60+

 

Télécharger l'affiche

PAS DE RABAIS SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL 

Votation cantonale n°6 : Loi 12871 modifiant la loi sur les heures d’ouverture des magasins ( LHOM )

La modification de la loi LHOM acceptée par la majorité de droite du Grand Conseil en avril dernier prévoit de pérenniser l’ouverture des magasins quatre dimanches par année ainsi qu’une extension des horaires le samedi. En plus de pousser à la consommation à outrance, cette modification supprime l’exigence d’une convention collective de travail ( CCT ) qui protégerait les conditions de travail des
travailleur-euses des commerces.

Les vendeur-euses ne souhaitent pas tous et toutes travailler le dimanche. Un-e employé-e qui refuserait le travail dominical pourrait être placé-e sur liste noire. La notion de volontariat est dans ce contexte biaisée, le marché du travail faisant toujours plus pression sur les travailleur-euses. Quant aux bienfaits supposés pour les commerces, aucune étude ne prouve que l’extension des horaires d’ouverture est satisfaisante ou utile, ni qu’elle ait créé le moindre emploi depuis la mise en place de sa phase expérimentale il y a deux ans. Soyons solidaires avec les vendeur-euses et votons NON à la modification de la loi LHOM !

3 RAISONS DE VOTER NON

Alors que l’égalité salariale n’est toujours pas acquise, l’absence d’exigence d’une convention collective pourrait encore une fois dégrader les conditions de travail dans un secteur où deux tiers des travailleur-euses sont des femmes.

 

Ayant plus de difficultés à mobiliser le personnel les dimanches, les petits commerces subiront de plein fouet la concurrence pendant que les grandes enseignes profiteront de l’ouverture pour augmenter leurs capitaux.

 

Si la votation est acceptée, il n’y aura plus d’incitation pour que les associations patronales du commerce de détail discutent avec les représentant-es des salarié-es. C’est la fin de tout espoir d’amélioration des conditions de travail du personnel de vente.

 

Télécharger l'affiche

OUI À LA LOI COVID

Votation fédérale n°3 : Loi fédérale visant à surmonter l’épidémie de COVID-19

Il y a un an, le Parlement a adopté en urgence la loi COVID-19 afin de réagir à la pandémie. En juin 2021, le peuple a accepté cette loi qui était attaquée par référendum. Comme la situation sanitaire et ses conséquences évoluent, le Parlement a adopté à plusieurs reprises des modifications de la loi COVID-19. Elles font aujourd’hui à nouveau l’objet d’un référendum. Outre les questions liées à la vaccination et l’utilisation du certificat sanitaire, les modifications concernées sont essentielles pour répondre efficacement et solidairement aux effets de la crise sanitaire. Il s’agit notamment de la suppression du préavis pour les RHT, du soutien à la culture, de l’allongement de la durée d’indemnisation du chômage, du soutien aux institutions d’accueil extra-familial ou encore de la possibilité pour le Conseil fédéral d’acheter ou faire produire des médicaments. Le PS vous invite à voter OUI aux modifications de la loi COVID-19. En cas de refus, les mesures en place devraient s’arrêter, ce qui aurait des conséquences dramatiques pour toute la population.

 

Avec les Socialistes votez OUI !

 

NON AU TIRAGE AU SORT DES JUGES FÉDÉRAUX

 

Votation fédérale n°2 : Initiative désignation des juges fédéraux par tirage au sort

L’initiative propose de modifier le système de désignation des juges fédéraux-ales, estimant que les juges seraient plus indépendant-es et neutres s’ils et elles n’étaient pas proposé-es par les partis politiques. Le principe de dépolitiser cette élection peut sembler séduisante mais cette initiative rate sa cible. Elle propose une désignation par tirage au sort parmi des candidat-es sélectionné-es par une Commission d’expert-es. La neutralité politique ne peut pas être atteinte par ce mécanisme, notamment car les expert-es seront naturellement influencé-es par leurs propres convictions politiques. Le système actuel n’est certes pas un système parfait mais il est transparent et permet la présence proportionnelle des diverses sensibilités au sein du pouvoir judiciaire, ce qui le rend plus représentatif de la société. Passer ensuite par un tirage au sort parmi les candidatures sélectionnées laisse trop de place à l’arbitraire. Les Socialistes vous invitent donc à rejeter cette initiative inutile et dangereuse pour la démocratie.

Avec les Socialistes votez NON !