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Votation du 7 mars 2021

SOUTENONS LES OUBLIÉ-ES DE LA CRISE !

 

Votation cantonale n°1 : Indemnisation pour perte de revenus liée aux mesures de lutte contre coronavirus

Soutenue par la « Plateforme pour une sortie de crise sans exclusion », cette loi prévoit l’indemnisation de toutes les personnes résidant et travaillant à Genève qui ont subi une perte de revenus pendant la 1ère vague de Covid-19 sans avoir pu bénéficier d’aucune aide. Un minimum qui devrait aller de soi !

En mars dernier, des milliers de personnes ont perdu du jour au lendemain tout ou partie de leurs revenus. La majorité a pu être indemnisée via des aides (RHT, APG, etc.) mais certaines n’ont eu droit à rien. C’est le cas de celles et ceux qui n’avaient pas cotisé assez longtemps à l’assurance-chômage, qui travaillaient à un taux trop faible ou de manière intermittente, ou encore qui, bien que cotisant, n’ont pu faire valoir leurs droits faute de titre de séjour valable.

En passant entre les mailles de notre filet social, ces travailleur-euses précaires subissent une double peine face à la crise. Après d’âpres négociations, une loi permettant de les indemniser a enfin passé la rampe de notre parlement fin juin, avant d’être attaquée en référendum par le MCG et l’UDC. Alors que la crise est loin d’être terminée, il est plus que temps de débloquer ces fonds. Balayons ce référendum de la honte et affirmons haut et fort notre solidarité avec toutes et tous les travailleur-euses de notre canton !

Avec les Socialistes, votez OUI

 

« Nombre de travailleuses et de travailleurs sous contrats de travail précaires se sont retrouvé-es sans ressources du jour au lendemain. Elles et ils contribuent à notre économie et sont en droit d’être indemnisé-es pour la perte de leurs revenus. Votons OUI le 7 mars, donnons-leur la reconnaissance de leurs droits. »

Helena Verissimo de Freitas, Députée

NON À UNE INITIATIVE DISCRIMINANTE ET INUTILE!

 

Votation fédérale n°1 : Initiative « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage »

En pleine période de crise, alors que le débat public se porte sur des questions urgentes et fondamentales, l’initiative populaire « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage » entend légiférer sur une tenue vestimentaire qui ne concerne que très peu de cas en Suisse.

L’initiative vise principalement le port du voile intégral comme la burqa ou le niqab, qui dissimulent entièrement le visage. Cependant, peu de femmes portent le voile intégral en Suisse. La plupart des femmes concernées sont de touristes de passage.

Sous prétexte de défendre l’égalité entre les hommes et les femmes, cette initiative aux relents islamophobes prétend combattre une pratique qui concerne en grande majorité des personnes de confession musulmane. Contraindre une personne à se voiler est déjà un acte condamnable en Suisse. Interdire aux femmes de porter le voile, c’est sous-entendre qu’elles ne disposent d’aucun libre arbitre, qu’elles vivent toutes sous le joug d’un mari ou d’un père contraignant. Or nombre d’entre elles affirment avoir fait ce choix en toute liberté. Ce choix, nous nous devons de le respecter.

L’initiative prétend également vouloir en finir avec les « casseurs de rue » lors des manifestations. Or dans les manifestations, il est déjà interdit de se masquer. De plus, les casseurs sont un phénomène rare en Suisse, nos manifestations étant en grande majorité pacifiques.

Cette initiative ne concerne qu’un nombre extrêmement restreint de personnes. Elle stigmatise en revanche toute la communauté musulmane et exacerbe des peurs irrationnelles !

Avec les Socialistes, votez NON

 

« Cette initiative n’a qu’un but : stigmatiser la communauté musulmane en faisant croire qu’elle n’est pas intégrée dans notre pays. L’initiative s’attaque à un faux problème et ses promoteurs prétendent qu’elle protégera les femmes. Voter oui n’apportera ni égalité, ni sécurité supplémentaires à la population. »

Laurence Fehlmann Rielle, Conseillère nationale

 

L’IDENTITÉ NUMÉRIQUE DOIT RESTER EN MAINS PUBLIQUES

 

Votation fédérale n°2 : Modification de la loi sur les services d’identification électronique (LSIE)

L’identité électronique de la population suisse doit être pensée pour assurer un maximum de sécurité. La loi soumise au vote propose de délivrer un passeport numérique par des entreprises privées. Il faut la combattre pour que l’identité numérique reste dans les prérogatives de l’état.

Pour obtenir des services en ligne (achats, transactions financières, déclarations d’impôts, etc), il est généralement nécessaire de s’identifier au moyen d’un identifiant et d’un mot de passe. Toutefois, en Suisse, ces procédures ne sont pas encadrées par la loi et ne font l’objet d’aucune garantie de la Confédération quant à leur sécurité et leur fiabilité. C’est pourquoi le Conseil fédéral a préparé une modification de loi instaurant un système d’identification reconnu par la Confédération : l’identité électronique (e-ID).

Le principe d’une identité électronique n’est pas contesté: elle permettra d’éviter les fausses identités électroniques et ouvrira la porte à de nouveaux services numériques. Mais sa mise en pratique doit quant à elle rester une tâche centrale de l’État et ne doit pas tomber entre les mains des entreprises privées.

Or, avec cette modification, l’État ne délivrerait pas l’e-ID lui-même mais confierait cette mission à des fournisseurs privés. Le stockage et l’utilisation des données sur Internet relèveraient de la responsabilité d’entreprises privées malgré la sensibilité des données (transactions financières, déclarations d’impôts, dossiers médicaux, vote électronique, etc). Or, ces entreprises ont, par nature, pour objectif de générer du profit. Certaines pourraient être tentées de monnayer nos données ou de sous-estimer les besoins en matière de sécurité pour éviter le piratage. Le 7 mars, nous devons dire NON à la privatisation d’une tâche fondamentale de l’état.

Avec les Socialistes, votez NON

 

NON À UN ACCORD NÉFASTE À TOUS NIVEAUX

 

Votation fédérale n°3 : Accord de partenariat économique entre les États de l’AELE et de l’Indonésie

La surproduction d’huile de palme a des conséquences dramatiques pour l’environnement, partout où elle est cultivée. D’immenses parties de la forêt tropicale sont irrémédiablement détruites pour faire place à cette monoculture. Cela réduit à néant la biodiversité très riche de ces zones forestières.

En Indonésie, les conditions d’exploitation des palmeraies sont exécrables. Le recours au travail des enfants et au travail forcé y est fréquent. Des populations entières sont chassées de leurs terres pour faire place à cette monoculture. Malgré cela, le parlement suisse a approuvé un accord de libre-échange avec l’Indonésie qui favoriserait les échanges commerciaux entre nos deux pays. Ne devrions-nous pas nous focaliser sur la production de produits locaux et durables, dans des conditions de travail dignes ? Il est temps d’agir de façon responsable !

 

3 RAISONS DE VOTER NON

1. L’huile de palme est beaucoup trop présente dans notre alimentation. Elle est produite à très bas prix en Indonésie. L’accord de libre-échange encouragerait l’achat d’huile de palme au détriment des huiles produites en Suisse et en Europe de manière beaucoup plus durable.

2. Dans cet accord, les mécanismes de contrôle du travail sont totalement insuffisants. L’Indonésie est réputée pour brimer violemment toute intention de lutte syndicale. Les droits humains et le droit du travail y sont régulièrement violés. La Suisse ne doit pas cautionner de tels agissements.

3. Dans la plupart des pays où un tel accord est en place, le libre-échange n’a augmenté ni la prospérité économique ni la qualité de vie des habitant-es. Seuls les profits de quelques multinationales ont été améliorés !

NON AU PARKING CLÉ-DE-RIVE !

 

Votation communale en Ville de Genève : Crédits de 34’130’500 francs pour aménagement Clé de Rive

Construire un nouveau parking à Rive, dans l’hyper-centre, est en totale contradiction avec une politique de mobilité cohérente et équilibrée. Nous devons tout mettre en œuvre pour répondre à l’urgence climatique et pour pouvoir, tout simplement, continuer à circuler et à respirer dans notre ville. La mobilité durable est une nécessité, le parking : un objet du passé.

Il existe déjà 7 parkings dans les alentours dont 2 qui viennent d’être construits sous la nouvelle gare des Eaux-Vives. Ils sont loin d’être pleins. Selon la Fondation des Parkings, la fréquentation générale est en baisse depuis quelques années. Cette tendance est renforcée par la mise en service du Léman Express et le nombre croissant de ménages urbains qui renoncent à la voiture (41%).

Le projet vante des rues piétonnes et arborées. En réalité, si le projet prévoit bien la piétonisation de la rue Pierre Fatio ; toutes les autres rues du projet resteront utilisées par de nombreux véhicules (TPG, ayants-droit, etc.). Tout le quartier sera donc encombré par les voitures qui voudront accéder au nouveau parking ! Continuer d’attirer les voitures individuelles au centre-ville est un non-sens.

Nous avons besoin de zones piétonnes. Il est possible de réaménager la zone sans construire un parking de 6 étages. Des alternatives existent. Elles éviteront des années de travaux. Une initiative pour piétonniser le centre-ville a été déposée en septembre 2020. Il est vraiment possible de piétonniser sans parking.

Pour toutes ces raisons, nous vous appelons à voter NON au projet de parking Clé-de-Rive !

Avec les Socialistes votez NON