Oui à la loi constitutionnelle pour une aide à domicile garantie pour tous

Par Emmanuel Deonna
Député au Grand Conseil, membre de la commission de la santé

Le 27 septembre prochain, nous voterons sur une modification de la Constitution afin de garantir une couverture de déficit à l’IMAD (A 2 00 – 12186). Contrairement aux OSAD privées, l’IMAD (Institution genevoise de maintien à domicile) est soumise à l’obligation d’admettre, ce qui implique une souplesse organisationnelle permanente. L’État impose une prise en charge obligatoire 24h /24 et 7j/7. L’IMAD a la responsabilité de cas lourds dont les privés ne s’occupent souvent pas, en raison de la charge de coordination qu’ils représentent.

Comme l’explique Serge Raemy, représentant du PS genevois au sein du Conseil d’administration, «l’organisation n’a quasiment pas de marge de manœuvre afin d’assumer cela car les remboursements des  assureurs-maladie sont déterminés au niveau fédéral. Or, ces derniers ont même baissé de 3,6 % depuis le 1er janvier 2020. L’IMAD n’a pas non plus d’influence sur le niveau des salaires, étant soumise à loi générale relative au personnel de l’administration cantonale, du pouvoir judiciaire et des établissements publics médicaux (B 505 LPAC) ». Augmentation des besoins, évolution des profils de prise en charge, incertitudes quant aux financements, augmentation du nombre d’acteurs privés : ces changements peuvent mener dans diverses directions qui sont difficiles à anticiper au moment de l’élaboration du contrat de prestation et des budgets annuels.

Les épisodes récents de canicule ont engendré des démarches importantes pour l’IMAD. Les coûts engendrés par la COVID-19 seraient de l’ordre de 4 à 5 millions supplémentaires. Face aux risques d’isolement et de stigmatisation, la crise du Coronavirus souligne la nécessité de garantir aux personnes âgées des soins de qualité permettant une existence autonome et insérée
socialement.