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Des enjeux nationaux pour une Suisse internationale

Carlo Sommaruga

Conseiller national
Candidat au Conseil des États

Au moment où les nationalismes renaissent un peu partout et s’enracinent, au moment où les horizons rétrécissent au gré des murs et des barrières, au moment où l’on criminalise les militant-e-s de la solidarité engagé-e-s dans le sauvetage de vies de migrantes et de migrants en pleine mer, il est urgent de mener encore et encore le combat de l’ouverture au monde, de la collaboration internationale, de la solidarité humaine, des droits humains et naturellement du développement durable global. Un combat devenu impératif en Suisse comme à l’étranger. La Suisse doit se doter, dans ses institutions et son administration, d’une vision globale sur le monde, et non d’une idéologie étriquée et surannée de promotion des entreprises suisses.

Le Département fédéral des affaires étrangères ne doit pas remettre en question les orientations de politique extérieure de notre pays. Ces orientations découlent directement de la Constitution fédérale de 1999 qui précise que « la Confédération contribue notamment à soulager les populations dans le besoin et à lutter contre la pauvreté ainsi qu’à promouvoir le respect des droits de l’homme, la démocratie, la coexistence pacifique des peuples et la préservation des ressources naturelles ».

C’est dans cet état d’esprit que la Suisse a rejoint l’ONU en 2002. C’est aussi dans cette perspective que notre diplomatie participe depuis plusieurs décennies aux multiples efforts de la communauté internationale en faveur de la paix, des droits humains, du développement durable. L’Agenda 2030 et ses 17 objectifs du développement durable ainsi que l’Accord de Paris sur le climat sont le cadre politique et juridique que la Suisse a activement contribué à mettre sur pied et dans lequel doivent s’insérer les politiques publiques de notre pays comme de l’ensemble des États. Pour ce faire, il faut une réelle volonté politique. En Suisse aussi. Mais à Berne avec la majorité actuelle, cette volonté fait défaut. Il suffit de penser au refus du Conseil fédéral de signer le Pacte mondial sur les migrations ou l’Accord sur l’interdiction des armes nucléaires. Sans oublier les nouvelles orientations du DFAE sur la coopération internationale où les priorités de l’Agenda 2030 sont supplantées par la promotion du secteur privé. Ou encore la tentative d’ouvrir la vente d’armes aux pays en guerre civile ou le refus ignominieux de soutenir au Conseil des droits de l’homme une résolution condamnant l’Arabie Saoudite après l’assassinat du journaliste Jamal Kashoggi.

Alors oui, le 20 octobre, lors des élections fédérales, l’ouverture et l’engagement international de la Suisse sont des enjeux politiques qui justifient le renversement de la majorité !

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