Grands Esserts : bientôt vingt ans de tergiversations

Bernard Pinget, Président du Conseil municipal de Veyrier

Maude Bessat, cheffe de groupe Les Socialistes-Les Vert-es, membre de la commission ad hoc des Grands Esserts

Le déclassement de la parcelle des Grands Esserts a été voté par le Conseil municipal veyrite le 15 novembre 2011. Une démarche amorcée en 2003 par l’État, propriétaire du terrain. La majorité des droits à bâtir du projet de 1’200 logements appartient à la CPEG.

Dès 2012, l’État et la commune entament une concertation. En mai 2012 un accord très concis fixe déjà un premier échéancier. 800 logements doivent se construire entre 2016 et 2026, puis 400 autres après 2030. Devant les oppositions acharnées de plusieurs voisins (dont un gros contribuable) le projet va depuis lors de retard en retard. Mais 3 plans localisés de quartier (PLQ) ont été déposés. Le chantier pourrait démarrer, au mieux, en 2023. Le référendum a été initié contre le vote par le Conseil municipal du 4ème PLQ. En cause, surtout, le non-respect du phasage défini en 2012. Le Conseil administratif veyrite n’a en effet pas jugé bon de laisser passer un délai de 4 ans entre la réalisation des 3 premiers PLQ et le dépôt du 4e. Il faut dire que ce dernier comporte l’école, la crèche et les locaux de la voirie et des sociétés locales.

On l’a compris, ce référendum est une manœuvre de plus pour retarder un projet dont on craint qu’il amène à Veyrier des locataires modestes, et fasse baisser la valeur des villas voisines. Les Socialistes s’étaient abstenu-es en 2011, estimant insuffisante la densité visée, mais aujourd’hui le projet est mûr, avec des coopératives d’habitations, des LUP et une densité portée à 1,2. Avec les autres partis – hormis les Vert’libéraux – nous soutenons le Conseil administratif en votant oui pour qu’il soit mené à terme dans les meilleurs délais.