Léa – De l’activisme international à l’action locale

Portrait de Léa Winter,
collaboratrice politique du PS Ville de Genève,

par Frédérique Bouchet

Au secrétariat du PS Ville de Genève, Léa est à l’œuvre depuis 2017 en tant que collaboratrice politique. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas atterri au PS par hasard. L’engagement personnel et militant est le fil rouge de sa carrière professionnelle. Elle s’investit pleinement et ne travaille que pour des causes qui lui tiennent à cœur.

Avant de travailler pour le PS, Léa était employée dans des ONG actives dans les droits humains, notamment le droit à l’alimentation. Après avoir travaillé au secrétariat international de l’ONG FIAN pour le droit à l’alimentation en Allemagne, elle copréside aujourd’hui sa section suisse. « C’est ma famille militante. On partage les mêmes valeurs et c’est là-bas que je me suis formée. » Quand elle en était encore l’employée, Léa a vécu des années professionnelles intenses, avec une charge de travail lourde.

Elle décide finalement de quitter le monde des ONG internationales pour rejoindre celui de la politique genevoise. « Ce qui m’intéressait, c’était de pouvoir mettre en place des actions au niveau local. Je me sens plus utile ici, j’ai un réseau à Genève, je comprends les enjeux et peux être plus efficace dans mon engagement. »

Au PS, elle découvre un parti ouvert et des personnes investies. « J’ai énormément d’interactions avec les militant-es, avec les élu-es ou les membres du comité qui s’engagent à fond. On sent qu’il y a de la vie dans ce parti ! Ces échanges sont précieux et je les apprécie. » Dans son travail quotidien, elle aime la grande liberté qui lui est accordée dans l’organisation de ses tâches. Une relation de confiance s’est instaurée avec le comité et elle apprécie particulièrement le travail étroit avec une présidence très impliquée. Elle garde aussi en mémoire les moments forts, avec les succès des dernières élections municipales et la votation sur le parking Clé-de-Rive.

Au vu de ses idéaux, son expérience et ses compétences, on se demande pourquoi Léa ne se lance pas elle-même dans l’arène politique. C’est une possibilité qu’elle n’exclut pas. « Je me suis rendu compte de près que la politique, c’est aussi parler avec des gens qui ne sont pas d’accord avec toi. Dans le milieu des ONG et dans mon quotidien, c’est différent. On est dans un microcosme et tout le monde pense pareil. Je trouverais motivant de siéger avec des personnes qui sont d’un autre avis, de pouvoir échanger et tenter de les convaincre. »

En attendant d’y songer plus sérieusement, Léa continue de s’investir pour les causes qui lui tiennent à cœur. Son travail à 60% au PS lui permet de conjuguer sa vie professionnelle avec des engagements militants bénévoles. En plus d’être coprésidente du FIAN, elle est membre du comité du Square Monthoux, qui vient de remporter un prix pour créer un potager urbain dans son quartier des Pâquis. Elle est aussi membre du comité de Ayni, une boutique de mode équitable à Plainpalais.

 

Photo: Demir Sonmez