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Les moyens d’action pour l’emploi

Romain de Sainte Marie

Candidat au Conseil national

« C’était plus dur à mon époque » est un stéréotype parfaitement faux ! La Suisse s’éloigne du plein emploi. Le taux de chômage est trois fois plus élevé qu’au début des années 1980.

La digitalisation de notre société apporte, certes, beaucoup d’avantages pour le consommateur, mais flexibilise dangereusement les conditions de travail. Ainsi, ce que l’on nomme l’ « Uberisation » casse complétement le droit actuel et transforme le salarié en travailleur indépendant, court-circuitant ainsi l’accès aux assurances sociales et aux normes de protection du travail.

Nous assistons de façon accélérée à la disparition de métiers traditionnels remplacés par de nouveaux statuts. Cette mutation sans accompagnement est un danger social. Nous ne pouvons éviter la digitalisation de la société et ne devons pas nous positionner contre. Il est cependant indispensable de se donner les moyens d’accompagner ce changement en investissant par exemple dans la formation continue afin de favoriser une réorientation ou une réinsertion professionnelle durable. Aujourd’hui, les moyens mis à disposition par le chômage en matière de formation notamment sont dérisoires.

Deux publics sont particulièrement touchés par le chômage. Les jeunes s’insèrent de plus en plus difficilement dans le marché du travail. Les entreprises jouent moins leur rôle de formation pour les profils les moins expérimentés, laissant la place aux stages peu ou pas rémunérés. Face à un marché du travail de plus en plus concurrentiel, il est nécessaire de développer des outils incitatifs et permettant aux jeunes de décrocher un premier emploi. Il est urgent d’inverser la politique menée par la majorité bourgeoise consistant à diminuer de moitié les jours d’indemnité au chômage pour les plus jeunes, les précipitant ainsi à l’aide sociale.

Le deuxième public le plus à risque : les travailleur-euse-s ainés. Trois facteurs touchent directement leur employabilité : l’augmentation de leur coût salarial lié principalement à la prévoyance professionnelle, leur besoin en matière de formation continue et la pénibilité du travail. Le principal bras de levier, comme évoqué précédemment, est celui de la formation. On ne parle pas ici de vagues cours d’informatique mais de donner les moyens à une véritable requalification permettant la réinsertion professionnelle. Enfin, mentionnons que l’augmentation de l’âge de la retraite serait un non-sens face à cette problématique.

En conclusion, ne laissons pas la politique libérale ronger les conditions de travail et précariser les salarié-e-s par le jeu de la concurrence débridée. Renversons la majorité et investissons dans des politiques sociales et de formation permettant à chacun-e de trouver un premier emploi ou de retrouver une place !

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