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Nous devons être en concordance avec celles et ceux qui résistent

Christian Dandrès

Candidat au conseil national

L’automne dernier, après une manifestation réunissant près de 20’000 personnes à Berne en faveur de l’égalité homme-femme, un député fédéral PLR a eu ces mots : « […] en ayant exactement la même masse salariale, on pourrait avoir une égalité salariale. » Le PLR n’est pas contre l’égalité, si l’employeur peut baisser le salaire des hommes.
Le profit des actionnaires est l’unique boussole de la droite qui a dicté l’action de la majorité aux Chambres fédérales dans tous les grands thèmes de la vie sociale.
En matière de logement, la droite veut institutionnaliser les pratiques les plus détestables des bailleurs : contrats à durée déterminée, congés « économiques » pour relouer plus cher, impossibilité de transférer un bail d’habitation pour éviter les hausses de loyer au changement de locataire. La droite veut réduire à néant la protection contre les loyers abusifs et refuse la construction de logements abordables (MOUP). L’initiative de l’ASLOCA pour « Davantage de logements abordables » a été refusé au nom des « principes de l’économie de marché ». Ces principes démontrent pourtant chaque jour leur incapacité à favoriser la construction d’appartements accessible à la majorité de la population. Il s’agira de faire bloc derrière les associations de locataires pour battre les spéculateurs dans les urnes.
Autre exemple, à Genève, le peuple a voté le 19 mai sur la CPEG et accepté la loi de l’Alternative et du MCG (12228) qui reprenait l’initiative du Cartel et de l’ASLOCA (168). Les rentes ont été sauvées et des logements abordables seront réalisés au PAV, sur des terrains qui resteront en mains publiques. Cet exercice n’était cependant pas indispensable. Il fut imposé par la droite aux Chambres fédérales qui, pour soutenir les marchés financiers en crise (subprimes), a imposé aux cantons d’injecter des milliards sur les marchés boursiers et obligataires, en les contraignant à capitaliser leurs caisses à hauteur de 80%.
La droite refuse aussi d’améliorer la protection des travailleur-euse-s. Elle prétend que le dumping doit être combattu par les convention collectives de travail (CCT), tout en refusant de protéger les délégué-e-s du personnel chargé-e-s de les négocier. Elle refuse aussi d’assurer l’effectivité du droit de grève, sans lequel la négociation collective n’est que mendicité organisée.
Une certaine résistance commence à apparaître. Le 14 juin des milliers de manifestant-e-s ont soutenu la grève des femmes. Il y a beaucoup d’espoir à ne pas décevoir. Nous devons être en concordance avec celles et ceux qui luttent et résistent. Nous devons être leur voix au Parlement fédéral et porter leurs aspirations.

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