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Votation du 13 février 2022

Énergie thermique : OUI à une réponse publique à l’urgence climatique

Votation cantonale n°1 : Développement des réseaux thermiques structurants

Cette loi vise à confier aux SIG la responsabilité de déployer, sur l’ensemble du canton, un vaste réseau d’artères souterraines dédiées à la distribution d’énergie thermique. Le développement de ces voies dites « structurantes » sur 250 km au total est une étape clé de la transition énergétique. Cela doit permettre à Genève de sortir progressivement des énergies fossiles en atteignant 80% de renouvelables dès 2030. Pour y parvenir, le PS est convaincu que la solution d’un monopole public est la meilleure car elle garantit la réalisation des tronçons les moins rentables ainsi que des prix justes et une totale transparence dans la gouvernance. Il vous invite donc sans réserve à voter OUI !

 

N’aggravons pas la crise du logement !

Votation cantonale n°2 : Loi pour la priorité du logement aux habitants du canton de Genève

La modification de la loi sur le logement proposée par le MCG introduit une discrimination et pénalise les personnes dans le besoin, en attente d’un logement subventionné. La modification prétend vouloir donner la priorité aux habitant-es du Canton pour l’accès aux logements sociaux, or c’est déjà le cas aujourd’hui, puisqu’il faut avoir résidé à Genève au moins 2 ans au cours des 4 dernières années pour s’inscrire. Une fois inscrit-e, il faut encore attendre 2 à 4 ans pour se voir attribuer un logement. La modification légale doublerait le temps d’attente avant inscription pour les personnes résidant depuis peu à Genève, qui devraient avoir habité 4 ans dans le Canton sur les 8 dernières années. Le but assumé de cette modification légale est d’augmenter la difficulté à se loger pour les non-Genevois-es. Cette préférence discriminatoire n’aurait pas l’effet escompté par ses partisans : 80% des inscrit-es qui attendent un logement remplissent déjà les critères. La loi ne fait donc que pénaliser et désigner comme coupables de la crise du logement un petit nombre de personnes qui sont au contraire parmi les plus touchées par celle-ci.

 

3 raisons de voter NON

Changer les conditions d’attente ne règlerait en rien la crise du logement. La modification légale ne créerait aucun logement supplémentaire et ne ferait donc rien pour améliorer la situation.

 

Les besoins des personnes pénalisées par la modification de la loi sur le logement ne disparaîtraient pas pour autant. Limiter leur accès au logement subventionné ne ferait qu’encombrer toujours plus les structures d’urgence.

 

Cette modification légale pénaliserait aussi les Genevois-es parti-es habiter en dehors du Canton et souhaitant revenir, comme par exemple les étudiant-es. Elle inciterait les personnes qui travaillent à Genève à trouver un logement en France ou dans le Canton de Vaud.

 

Oui au train de mesures en faveur des médias

Votation fédérale n°4 : Loi sur un train de mesures en faveur des médias

La démocratie ne peut exister que si la liberté d’opinion peut s’exercer. Pour cela il est nécessaire d’avoir accès à des médias pluralistes et de qualité qui permettent de se forger une opinion. La loi soumise au vote vise à apporter un soutien aux médias leur permettant d’assumer correctement leur rôle essentiel dans le fonctionnement démocratique.

Avec les trois piliers que sont le soutien de la presse écrite, le soutien numérique ainsi que des mesures générales pour l’ensemble du système médiatique, la loi propose un faisceau de mesures efficaces pour l’ensemble du paysage médiatique suisse. Ces aides bénéficieront notamment
à quelque 170 journaux dans toutes les régions de la Suisse, 21 radios locales, 13 télévisions régionales, aux écoles de journalisme et aux agences de presse.

Voter OUI c’est promouvoir la diversité de la couverture médiatique, se protéger de l’influence des géants numériques étrangers et renforcer la démocratie.

 

Interdiction de l’expérimentation animale et humaine: NON à une initiative qui va trop loin

Votation fédérale n°1 : Initiative Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine

L’initiative demande une interdiction inconditionnelle de l’expérimentation animale et humaine en Suisse. Le PS partage le souhait des initiant-es de mieux protéger les animaux dans le domaine de la recherche et d’éviter autant que possible leur souffrance. Toutefois, il estime que l’initiative est trop radicale et dépasse son objectif initial de par ses revendications extrêmes. Les animaux sont déjà très bien protégés en Suisse dans le domaine de la recherche. Certaines expériences sont parfois nécessaires et ne sont pas toutes nuisibles aux animaux. L’initiative met en danger la recherche, notamment les études comportementales, en interdisant purement et simplement les expérimentations.

 

Oui à plus de protection contre le tabac

Votation fédérale n°2 : Initiative Oui à la protection contre la publicité pour le tabac

Aujourd’hui, alors qu’il n’y a pas l’ombre d’un doute que fumer nuit gravement à la santé, le tabac reste la première cause de décès en Suisse. Plus de la moitié des fumeur-euses commencent à consommer avant 18 ans, ce que l’industrie a bien compris. L’initiative entend remédier à ce problème en interdisant la publicité pour les produits du tabac ciblant en particulier les enfants et les jeunes.

Le marketing du tabac est orienté vers les jeunes et a une forte influence sur le public mineur. Affichage dans les lieux publics, offres promotionnelles, parrainage d’événements festifs... Tout ceci permet à l’industrie du tabac de maintenir une présence forte dans la culture des jeunes, qui sont plus souvent fumeur-euses que le reste de la population. Le tabagisme tue environ 9500 personnes par année en Suisse et entraîne des coûts sociaux à hauteur de 4 milliards de francs. Malgré ces chiffres alarmants, le lobby du tabac continue à maximiser ses profits aux dépens de chacun-e d’entre nous, et de la jeunesse en particulier. Il est temps d’agir.

 

Droit de timbre : NON à un cadeau fiscal inutile

Votation fédérale n°3 : Loi sur les droits de timbre

La suppression de l’impôt sur le droit de timbre est une attaque en règle contre le principe de justice fiscale. Cet impôt, que la droite propose de supprimer, concerne principalement les sociétés financières et les grandes entreprises, qui sont déjà largement sous-imposées. Cette suppression représenterait une baisse de recettes fiscales de 250 millions de francs par année.

Les multinationales, les banques et les compagnies d’assurance seraient les principales bénéficiaires de l’abolition du droit de timbre. Pour la population, c’est tout le contraire : elle devra payer l’addition – par une augmentation d’impôts ou la réduction des services publics. En bref, ce sont encore et toujours les mêmes personnes qui en seront les grandes gagnantes.

Les multinationales, notamment celles du secteur financier, sont déjà fortement privilégiées : les services financiers sont généralement exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée. Le droit de timbre est donc une petite compensation pour la sous-imposition générale de ce secteur. S’il est supprimé, les groupes financiers ne paieront bientôt plus aucun impôt. Cela montre une fois de plus la direction que la droite veut prendre : soulager le capital et taxer plus lourdement les revenus et la consommation.

Privilégier les actionnaires au détriment de toute la population. Il est temps de dire stop !

 

« La droite attaque les impôts qui touchent les actionnaires et les grandes fortunes. Elle cherche en revanche à augmenter la TVA. Elle renforce le caractère peu redistributeur du système fiscal suisse et remet en cause les modestes avancées des mobilisations sociales. Le droit de timbre en est une. »

Christian Dandrès, Conseiller national