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À la Une


27.10.2020

Quelle politique pénitentiaire pour Genève?

Par Léna Strasser, Députée et cheffe de groupe au Grand Conseil

Le dernier vote en date au Grand Conseil, serré et tendu, autour de la construction d’une nouvelle prison dite « des Dardelles », a enterré un projet mastodonte. Longuement étudié en commission il fut adapté, revisité, redimensionné pour finalement être présenté dans sa version initiale en plénière. Retour à la case départ : une énorme prison d’un autre âge.

Le rejet du projet laisse une question en suspens : comment va-t-on améliorer rapidement les conditions de détention des détenu-es à Genève pour en faire des conditions dignes ? Comment va-t-on pouvoir mettre en œuvre la réinsertion durable des détenu-es dans la société ? Quelles réponses va-t-on trouver pour que la détention des femmes et des personnes les plus fragiles se fasse dans des lieux adéquats et protégés ?

De nos jours ce ne sont pas les exemples de politiques pénitentiaires novatrices et efficaces qui manquent en Europe. Fort de ce fait, l’Alternative et le PDC ont déposé conjointement cet été une motion pour une autre vision de la détention dans notre canton. Traitée rapidement en commission, elle revient à l’ordre du jour de la session des 29 et 30 octobre comme un début de réponse pour une future politique pénitentiaire dans notre canton.

Elle vise à renforcer les mesures alternatives à la détention telles que le bracelet électronique, les travaux d’intérêt généraux ou encore d’augmenter le nombre de détenu-es exécutant une partie de leur sanction sous forme de travail externe. Elle vise également à créer des lieux de détention dit « en milieu ouvert », de petites tailles, permettant la transition entre détention et liberté avec un accès à la formation qualifiante et au travail, y compris pour les femmes. Elle propose encore de renforcer l’accès à la culture et à la formation et d’offrir, dans l’ensemble des établissements de détention, des lieux de production artistique qui puissent jouer un rôle de formation professionnelle et d’interface avec la population. Une motion qui ouvre les possibles donc et qui a le mérite de proposer une vision humaine, digne et réaliste des sanctions liées à des délits dans notre canton.


20.10.2020

Deux nouveaux visages à la tête du PS Suisse!

Par Carine Simoes, membre du Comité directeur - responsable des liens avec le PSS

Il s’agit d’une première pour le PS Suisse, chapeauté pour les années à venir par une coprésidence. Le duo, Mattea Meyer (ZH) et Cédric Wermuth (AG), a été élu par une majorité écrasante lors du Congrès du samedi 17 octobre à Bâle. L’évènement s’est tenu in extremis en ligne afin de permettre au plus grand nombre de délégué-es d’y participer activement.

Si l’heure n’est plus à la présentation de ces deux camarades et militant-e-s aux convictions marquées à gauche, leurs ambitions pour le Parti méritent d’être rappelées. C’est un PS « symbole de la rupture » que la coprésidence souhaite mettre en avant. Tout en continuant d’incarner l’espoir d’un monde meilleur pour toutes et tous sans privilèges, l’accent est mis sur la volonté de renforcer le dialogue démocratique autour des grands défis de l’avenir.

Plus fort encore, la nouvelle coprésidence a souligné à maintes reprises l’importance de développer l’organisation du Parti et d’accorder davantage de place aux partis cantonaux et aux sections dans la politique nationale. Pour le PS genevois – au même titre que pour les autres partis cantonaux, sections régionales ou communales – cette coprésidence devrait insuffler un élan politique bottom-up.

En direct samedi, Mattea Meyer a attesté du besoin de rendre visible au niveau national l’important travail mené par les partis cantonaux. A cela, Cédric Wermuth a ajouté que la politique suisse s'est de plus en plus orientée vers le niveau national. Ces déclarations confirment une volonté annoncée de la coprésidence de donner plus de poids au travail accompli par le PS genevois et les autres partis cantonaux, y compris les sections.

Fort de cet élan supplémentaire pour notre Parti, notre motivation, notre engagement et notre énergie doivent se démultiplier afin que nos actions, nos initiatives et nos idées continuent de contribuer à façonner la Suisse de demain. Les succès du PS genevois pourraient devenir ceux de toute la Suisse. Alors, mobilisons-nous pour un PS genevois fort, moteur d’une « rupture » nécessaire pour une société plus inclusive, démocratique et sociale.

13.10.2020

Evacuer maintenant!

Par Sylvain Thévoz, Député au Grand Conseil 

Samedi dernier a eu lieu sur la Place fédérale à Berne un rassemblement national organisé par la coalition #evacuer-maintenant. Les organisations militant en faveur du soutien des villes suisses à l’accueil des réfugié·es du camp de Moria sur l’île de Lesbos en Grèce exigeaient la fin de la situation inhumaine dans le nouveau camp mis en place suite aux incendies de septembre. L’utilisation de l’argent des contribuables suisses pour construire un deuxième camp sur un champ de tir militaire a été dénoncée ainsi que les conditions de vie des réfugié·es. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes pour rappeler l’urgence à ce que notre pays fasse davantage qu’une charité à distance.

Au mois de juin déjà, plus de 50’000 personnes et 132 organisations ont demandé au Conseil fédéral d’accueillir le plus grand nombre possible de réfugié·es de Grèce. Huit villes suisses se sont déclarées prêtes à s’engager dans ce sens, dont la Ville de Genève. Depuis, la volonté politique de la Confédération demeure inexistante. Karin Keller-Sutter a exprimé à de nombreuses reprises son refus concernant une meilleure prise en charge des réfugié·es.

Depuis des années, la situation des réfugié·es dans les camps des îles grecques se dégrade. Leur droit de déposer une demande d’asile a été suspendu par le gouvernement grec. Aujourd’hui, ils·elles sont près de 40’000 à survivre, femmes, enfants, aîné-e-s, dans des conditions inhumaines, entassé·es les un·es sur les autres, sans accès à de la nourriture, à l’hygiène et à des soins médicaux. A Lesbos, un mois après l’incendie de la Moria, un nouveau camp d’urgence va accueillir les migrant·es, toujours dans les mêmes conditions désastreuses et le surpeuplement. Et cela, à moins de 2’000 kilomètres de Genève, en Europe ! Drame dans le drame, la pandémie de la Covid-19 aggrave mortellement cette crise humanitaire.

Durant la manifestation de samedi dernier, il a été répété et martelé à l’intention  du Conseil fédéral que la Suisse doit participer à l’évacuation immédiate des camps de réfugiés grecs et accueillir le plus grand nombre possible de réfugié·es. Les témoignages étaient poignants. Les appels à la solidarité de celles et ceux qui sont passés par ces camps de la honte ne doivent pas rester lettre morte. Il nous revient d’augmenter la pression sur nos autorités, le Conseil fédéral, afin de ne pas laisser l’extrême droite et les peurs détruire la tradition humanitaire et humaniste de la Suisse. Il nous appartient de renforcer la mobilisation, au côté des associations actives dans le domaine de l’asile, avec un slogan #evacuer-maintenantet une volonté inflexible : accueillir le plus grand nombre  de réfugié·es possible en Suisse. La barque n’est pas pleine. Nous avons de la place. L’histoire nous jugera.

06.10.2020

Solidarité, égalité et justice sociale!

Par Lydia Schneider Hausser et Romain de Sainte Marie, Coprésident-e-s du PS genevois

Chères et chers camarades,

En préambule, nous remercions tous les membres du Parti socialiste de la confiance qu’ils-elles nous témoignent en nous désignant à la présidence de ce parti.

Malgré les risques liés à la période «covidienne» anxiogène vécue actuellement, un cinquième des membres de notre parti a participé, en chair et en os, au Congrès de samedi. S’il fallait encore le démontrer, nos membres expriment ainsi un besoin de faire front ensemble aux difficultés que rencontrent autant notre population que nos associations, indépendant-e-s et entreprises.

Nous tenons également à remercier Pascal Holenweg pour sa candidature à la présidence et le contenu qu’il a ainsi apporté et revendiqué. Très clairement, nous partageons ses réflexions et propositions d’actions, marquées à gauche. Celles-ci sont résolument ancrées dans un renouveau socialiste au service du plus grand nombre, un soutien à un service public fort et vers une lutte pour plus de droits aux travailleur-euses dans l’économie.

En tant que nouvelle présidence, nous aurons à cœur, avec les membres du comité directeur, de garder à l’esprit trois axes fondamentaux: solidarité, égalité et justice sociale. Ces trois éléments doivent guider notre lutte dans la construction d’un nouveau modèle de société. Ils sont les fondements même de la lutte socialiste.

Que ce soit en matière de logement, de travail, de cohésion sociale, de santé, de fiscalité, ou encore d’enseignement et de formation, nos actions et propositions doivent être articulées autour de ces fondamentaux. Notre but est d’apporter cohérence et clarté dans notre discours politique. Les mécanismes internes du parti, nos relations avec les syndicats et les associations, les débats et les formations doivent servir à la construction de propositions renouvelées pour l’avenir du canton et de sa population. Car plus que jamais, avec la crise sociale et économique que nous traversons, les genevoises et les genevois devront pouvoir compter sur notre lutte en faveur d’une société solidaire, égalitaire et socialement juste.

Enfin, nous avons constaté, lors des dernières votations, que lorsque nous sommes uni-e-s avec nos partenaires du monde syndical et des autres partis de gauche, nous gagnons ! Tout en travaillant sur notre spécificité socialiste, nous avons à participer à la construction d’une force novatrice de gauche pour les prochains rendez-vous électoraux de 2023 et les nombreuses votations d’ici-là, mais avant tout pour nos enfants et un futur où l’humain pourra, avec plaisir, encore vivre.


29.09.2020

Merci à vous toutes et tous!

Par Gérard Deshusses, Présidente du PS genevois

Camarades,

Le temps est venu de quitter la présidence que vous m’avez confiée il y a tantôt deux ans. Un travail considérable a été accompli dans tous les domaines.

C’est un Secrétariat renouvelé, avec la venue de Frédérique Bouchet, Clémence Peillex, puis Camille Reynolds et Lucie Caille, qui sont venues rejoindre Morgane Dentan, déjà en poste. Le nouveau secrétariat a rapidement pris ses marques avec le soutien de la Présidence et magnifiquement fonctionné.

Les statuts ayant été modifiés, un Bureau a été (re)créé et le CD élargi. Force est de constater que ces modifications se sont révélées judicieuses et qu’elles ont permis de résoudre bien des difficultés relevées par les présidences précédentes en matière de gestion du temps et de répartition des tâches notamment.

L’articulation Bureau/ CD, ce dernier déplacé en soirée, a parfaitement fonctionné, après la rédaction d’un cahier de répartition des charges précis entre les deux entités.

Si la Présidence n’a pas recouru à la convocation d’assemblées de délégués, le CD ayant été élargi, elle a en revanche réactualisé le concept d’assemblées thématiques avec l’appui des présidences des commissions du parti. Il en a été tenu trois qui ont eu un vif succès et qui ont débouché sur diverses productions.

Il convient de relever que l’ensemble des commissions ont été mises à contribution et que la COCOM, présidée par Françoise Joliat, fonctionne bien.

Il en va de même de la COOSEC, présidée par Matthieu Jotterand, qui compte désormais un membre de plus, la section Collex-Bossy ayant vu le jour, avec le soutien effectif de la Présidence, en juin 2019.

Vous dire aussi que la santé financière du PSG est bonne et remercier Pancho Gonzalez qui par son engagement immense de trésorier, est l’artisan de cet équilibre indispensable pour mener nos luttes et combats.

Enfin un mot très personnel pour exprimer mes remerciements les plus chaleureux pour les membres du Bureau, les membres du Comité Directeur et du Secrétariat, sans lesquel-le-s rien n’aurait été possible.

Et un merci tout particulier à Caroline Marti, première vice-présidente, mais de fait co-présidente, puisque nous avons partagé les charges de la Présidence avec intelligence et efficacité.

Cette collaboration étroite, ce partage des tâches présidentielles très réfléchi, montrent combien, le concept d’une co-présidence statutairement acquise est d’actualité.

Merci à vous toutes et tous, Camarades ! Et mes meilleurs vœux accompagnent la prochaine Présidence.

22.09.2020

Faire passer les fonctionnaires et les personnes précaires à la caisse, c'est non!

Par Caroline Marti, Vice-présidente du PS genevois et députée

Non-indexation ajoutée à une baisse de 1% des salaires, suspension de l’annuité 2021 et augmentation de la part de cotisation pour les employé-e-s dès 2022, le Conseil d’État n’y va pas de main morte contre la rémunération des travailleuses et travailleurs du secteur public dans son projet de budget et son plan financier quadriennal.

A travers ces mesures dirigées contre la fonction publique, le message politique du gouvernement genevois est limpide : faire payer la crise et ses conséquences financières aux travailleuses et travailleurs de ce canton. Car ne nous y méprenons pas, la baisse des salaires qui menace aujourd’hui la fonction publique ne manquera pas de faire tache d’huile et touchera demain le secteur privé de plein fouet.

Or, si l’épidémie du Covid-19 nous a appris une chose, c’est bien que l’économie libérale s’est montrée vulnérable et incapable de faire face à une situation de crise alors que les services publics ont démontré leur importance systémique. Il y a quelque chose de particulièrement indécent dans le choix de faire peser le poids de la crise sur les épaules du personnel soignant, des enseignant-e-s, des éducateur-trices, des policier-ère-s, des chauffeur-euse-s TPG, des aides à domicile, bref, sur celles et ceux qui se sont retrouvés sur le pont en pleine tempête et nous ont permis de traverser cette crise.

Par ailleurs, le Conseil d’État essaye de faire passer ces mesures d’austérité à l’encontre des fonctionnaires comme un soi-disant mécanisme de solidarité des travailleurs et travailleuses du secteur public vis-à-vis de celles et ceux du secteur privé. Cela n’a strictement aucun sens ! En quoi baisser les salaires de la fonction publique aideraient d’une quelconque manière les employé-e-s du secteur privé ? Ayant exclu d’emblée toutes nouvelles recettes fiscales, même temporaires, pour financer les prestations et les services publics, le Conseil d’État demande en réalité à la fonction publique d’être solidaire avec… les plus fortuné-e-s. Alors que l’histoire nous montre que la meilleure manière de sortie d’une crise est d’augmenter les dépenses de l’État financé par une augmentation de l’impôt sur les hauts revenus et les grandes fortunes[1], le Conseil d’État, lui, fait tout le contraire et décide de limiter les charges tout en octroyant aux plus nantis une diminution de l’impôt sur la fortune.

Le seul fait que l’augmentation des charges prévue au projet de budget 2021 soit la plus base depuis 20 ans démontre que le Conseil d’État n’a tout simplement pas pris la mesure de la crise que l’on travers, pas plus que des ces conséquences économiques et sociales. C’est par une politique anticyclique d’augmentation des investissements et de paiement des salaires que nous pourrons amorcer un processus de relance économique et de préservation des emplois. Ce n’est non pas par le maintien mais par le développement de nouvelles prestations pour répondre aux besoins croissants de la population que nous saurons endiguer la vague de précarisation qui menace des pans entiers de notre population.

Camarades, nous entrerons dans les semaines et les mois à venir dans une période charnière. De notre capacité de mobilisation, de notre force à contester ce budget, de notre aptitude à inverser la tendance, dépendent la possibilité de réduire les inégalités, la protection sociale des personnes précaires, la dignité des travailleuses et travailleurs et la qualité de nos services publics et ce, pour les décennies à venir.

[1] Thomas Piketty, Capital et Idéologie, Chapitre 10, La crise des sociétés de propriétaires


15.09.2020

Un salaire minimum pour la dignité

Par Roxane Aubry, Conseillère municipale en Ville de Genève

Marta est née à l’étranger et est issue d’un milieu socio-économique défavorisé. Elle n’a pas eu l’opportunité de se former ou d’effectuer des études. Elle a dû travailler dès la fin de sa scolarité, passant de petits jobs en petits jobs. Il y a quelques années, dans l’espoir d’une vie meilleure et plus stable, elle est venue à Genève chercher un travail.

Grâce à l’aide de son réseau, elle a pu décrocher un emploi dans une entreprise de nettoyage. Si cette opportunité lui a permis d’améliorer ses conditions de vie et de s’insérer sur le marché du travail en Suisse, Marta a vite déchanté. Dès les premiers mois d’activité, elle s’est rendue à l’évidence que les conditions de travail étaient éprouvantes.

Marta travaille assidûment plus de 40 heures par semaine. Elle effectue des horaires irréguliers et doit être disponible tous les jours, y compris les week-ends. Le nombre de chambres à nettoyer par tranche horaire est fixé par l’entreprise de nettoyage. Cet objectif, irréaliste, est d’autant plus difficile à atteindre lorsque les chambres sont sales. Plusieurs fois par semaine, Marta termine le nettoyage des chambres en dehors des heures de travail imparties. Cela représente en moyenne cinq heures de travail hebdomadaires non payées. Pourtant, Marta est très rapide, organisée et efficiente dans son travail, tout comme ses collègues qui sont confrontées à la même difficulté. Par crainte d’être licenciées, et sans autres alternatives professionnelles, Marta et ses collègues se plient en quatre, usées physiquement par des tâches qui mettent les corps à rude épreuve dans un contexte de fortes pressions psychologiques.

Marta gagne 3'600 Frs brut par mois (13ème salaire compris). Mère célibataire, les frais de garde pour son fils sont élevés, car elle doit solliciter de l’aide en dehors des horaires d’ouverture de la crèche, tôt le matin, les jours fériés et les week-ends. Son loyer et ses autres charges mensuelles pèsent lourdement sur ses faibles ressources financières. Pour subvenir à son entretien, elle doit recourir à des aides publiques. Pourtant, Marta travaille à 100%.

Accepter l’initiative populaire « 23 frs, c’est un minimum » pour un salaire minimum légal à Genève le 27 septembre est indispensable pour permettre à des dizaines de milliers de personnes, notamment des femmes surreprésentées dans les secteurs économiques les plus précaires et les moins bien rémunérés, d’améliorer leur situation globale, de cotiser davantage pour leur retraite et de parvenir à vivre plus décemment de leur travail.

Dire oui, c’est encourager une plus juste redistribution des richesses, lutter contre les salaires au rabais, renforcer le droit du travail, soutenir ceux et celles qui offrent des services nécessaires à la collectivité au prix de conditions de travail et de vie difficiles. Dire oui, c’est octroyer davantage de reconnaissance à une main-d’œuvre indispensable qui s’use et sue sans parvenir à joindre les deux bouts.

08.09.2020

Pas de cadeaux fiscaux aux familles aisées !

Par Laurence Fehlmann Rielle, Conseillère nationale

Selon le projet initial du Conseil fédéral, les parents devaient pouvoir déduire jusqu’à Fr 25'000.- de frais de garde de leurs enfants sur l’impôt fédéral direct. L’idée était de favoriser la reprise du travail de certaines femmes qui renoncent à leur emploi car leur salaire sert à payer les frais de crèches. Le Parti socialiste n’était pas très enthousiasmé par ce projet mais ne s’y est pas opposé car le manque à gagner ne représentait que 10 millions de francs pour les caisses fédérales.

Toutefois, la méfiance des Socialistes s’est muée en colère suite à l’amendement de la droite qui a dénaturé le projet en proposant en plus une hausse de la déduction générale par enfant de Fr 6'500.- à Fr 10'000.-. Cette hausse s’appliquera à chaque enfant mineur en apprentissage ou en étude. Le coût du projet va donc passer de 10 à 370 millions. La gauche a vainement essayé de s’opposer à cette nouvelle version de même que le Conseiller fédéral Ueli Maurer qui a critiqué ses conséquences budgétaires. En outre, le projet modifié n’a jamais été discuté et une révision de cette ampleur aurait dû faire l’objet d’une consultation notamment des cantons qui s’y opposent aussi.

Pour les Socialistes, il est inacceptable de faire un tel cadeau fiscal aux familles aisées. Ce qui devait être une modeste incitation pour les femmes très qualifiées à rester sur le marché du travail s’est transformé en un allégement fiscal démesuré qui ne profitera qu’aux ménages les plus favorisés. Il ne représente pas d’aide supplémentaire aux familles pour leurs frais de garde.

En ternes de chiffres, il faut avoir un revenu de Fr 300'000.- pour bénéficier de l’exonération maximale de Fr 910.- et de Fr 190'000.- pour obtenir une exonération de Fr. 500.-. Les revenus se situant dans les tranches inférieures ne recevront que des miettes.

Au lieu de proposer des déductions fiscales, le Parti socialiste prône un système de crèches gratuites qui soit assimilé à un service public comme l’école.

Le 27 septembre, il faut faire mentir les sondages pour l’instant favorables à ce projet trompeur en glissant un non très clair dans les urnes !

01.09.2020

Un congé paternité de deux semaines: c'est un début

Par Arnaud Moreillon, Conseiller municipal en Ville de Genève

Il y a cinq ans, j’ai eu un congé paternité de deux semaines à la naissance de notre fils. Ce généreux droit, au vu de la situation de mes concitoyens, m’a été octroyé par la convention collective de travail (CCT) qui me lie à mon employeur. J’ai pu donc tester le modèle sur lequel les Suisse-sse-s vont être amené-e-s à voter le 27 septembre 2020.

Ces 14 jours m’ont permis d’accueillir notre enfant, de faire sa connaissance et de me rendre totalement disponible pour celui qui allait devenir l’être le plus important du reste de ma vie et pour celle avec laquelle je découvrais le rôle de parent. Ces 14 jours m’ont donné les moyens d’assurer le rôle de père et de compagnon présent que je me souhaitais d’être avant de renouer avec le temps contraint de mon existence. C’est donc bien la CCT qui a assuré à ce petit enfant de quelques heures la présence continue de ses deux parents et permis à notre petite famille de prendre ses marques à trois.

J’aimerais prendre ici le temps de penser aux mères qui connaissent un « baby blues ». Nous avons eu la chance de ne pas avoir à traverser cette épreuve. Avoir un compagnon réellement présent durant ces moments-là peut s’avérer fondamental.

Si l’économie doit servir à quelque chose, c’est bien cela : permettre à toutes les familles, indépendamment de leur niveau de revenus, d’avoir les moyens d’accueillir leur bébé. Sans la CCT, si mes conditions d’existence avaient été différentes, j’aurais très certainement dû opérer d’autres « choix », en défaveur de ma famille et de l’accueil de mon enfant qui venait de naître.

Certes, par rapport au congé parental que le PS ambitionne, nous sommes loin du compte, mais ce pas dans la bonne direction est fondamental. Il est d’ailleurs piquant de voir une majorité des délégué-e-s du PLR suisse souhaiter refuser ce droit à tous les pères du pays et par là, à tous leurs enfants et leurs compagnes. Une décision en dehors de son temps, simplement archaïque.

Un OUI le 27 septembre est d’abord un pas vers l’égalité homme femme. Un pas vers celles et ceux qui ont manifesté en masse pour l’égalité. Dire OUI, c’est reconnaître l’importance de donner des moyens à tous les pères de prendre possession du rôle qu’ils se souhaitent. Dire OUI, c’est reconnaître qu’il est acceptable pour l’économie de redistribuer ce tout petit bout de richesses pour tous les enfants du pays : deux semaines avec leur papa à la maison pour commencer leur existence.

 

25.08.2020

Une gestion du Conseil d’État mise en question

Par Alberto Velasco, Député au Grand Conseil

Les comptes 2019 affichent des charges à hauteur de 8,7 milliards et des revenus à hauteur de 8,9 milliards. Par rapport aux comptes 2018, nous avons une croissance des charges d'une année sur l'autre de 2.5%, avec une croissance des revenus inférieure à celles-ci. Bien que l’excédent des comptes 2019 soit satisfaisant, l'entrée en vigueur dès 2020, des réformes RFFA, contre-projet à l'IN 170 et CPEG acceptées par le peuple font que de tels excédents restent insuffisants pour répondre aux implications financières de ces réformes et nouvelles prestations à venir. Sans compter sur les conséquences, au niveau économique, de la crise sanitaire que nous vivons. Conséquences que payeront, comme toujours, les plus faibles ! Celles et ceux qui doivent subir le confinement dans un logement exigu avec leurs enfants, ces mêmes enfants qui dans un tel logement ont subi l’inégalité scolaire et celles et ceux qui vont perdre leur travail. Il s'agira donc pour les socialistes de veiller à ce que non pas l’équité fiscale, mais l’égalité dans l’effort soient assumées par ceux et celles qui sont les mieux lotis dans cette société.

Bien que les comptes aient été acceptés formellement il n’a pas été de même en ce qui concerne la gestion de l’état par le Conseil d’Etat, car sur les 15 politiques publiques soumises à leur approbation la majorité de celles-ci ont été refusées et par conséquent c’est bien l’expression du refus de la politique menée par le Conseil d’État. Notons que la raison qui a prévalu à ce refus n’est pas unilatérale. Pour la droite c’est fondamentalement l’évolution des charges correspondante un manque de volonté de la part du Conseil d’État de procéder à des réformes structurelles qui a motivé son refus d’approuver la gestion du Conseil d’État. Pour le Parti socialiste la restriction ou la non-affectation des postes au niveau des politiques publiques aussi fondamentales que la formation, la santé ou le social impacte la situation de stress de certains services et par la même occasion la gestion de l’État.

Par ailleurs, la situation qu’a connu notre canton lors de cette pandémie a révélé certaines carences en matière de prévisibilité, de la part du Conseil d’État concernant sa gestion. En effet, les longues files de personnes, par milliers, attendant de recevoir un cabas de 20 Fr de nourriture révèlent une pauvreté cachée. Le Conseil ignorait qu’il y avait dans ce canton des milliers de personnes sans papiers dans des conditions de fragilité sociale ? Si ce n’est pas le cas alors comment avoir permis qu’une telle situation persiste ? Comment ne pas avoir prévenu que dans le cas d’une grave crise celle-ci aurait une incidence sur une population précarisée socialement, se logeant en sous-location avec des logements exigus, sans contrat de travail et sans droit à la santé !

18.08.2020

Rentrée scolaire: un défi toujours plus grand pour les enseignant-e-s

Priscille Dia-Laplace, membre du Comité directeur et Conseillère municipale à Lancy

La crise du COVID, en mettant l’humanité en difficulté, a dévoilé bien des dimensions de notre société et de notre école.

La fermeture brutale des établissements scolaires en mars dernier a représenté un vide soudain pour les élèves. Il est alors apparu clairement, si on a l'avait oublié, que l'école n'est pas seulement le lieu des apprentissages, mais aussi celui de la socialisation avec les pairs et avec des adultes qui font parfois office de mentors dans la vie de nos enfants.

Les parents, contraints de prendre soudainement en charge une partie des tâches accomplies d'ordinaire par les enseignant-e-s, ont mesuré à quel point l'école et les enseignant-e-s sont précieux dans la vie de tout-e citoyen-ne et à quel point elle mériterait d'être davantage prise en considération.

On a salué l'effort des infirmières et du personnel soignant pour ensuite faire la sourde oreille à leurs revendications légitimes. De la même façon, notre école genevoise va être malmenée lors de la prochaine rentrée, et ce en raison du refus d'une majorité de député-e-s au Grand Conseil d'entrer en matière concernant le budget soumis par le Conseil d'État qui prévoyait plus de 400 postes supplémentaires pour le DIP.

Ces postes supplémentaires, loin d'être un luxe, auraient tout juste permis de faire face à l'augmentation naturelle de la population et du nombre d'élèves par classe ainsi qu’à certaines nouveautés en matière d'enseignement.

Sans ces postes supplémentaires, les effectifs par classe vont augmenter, les conditions d'apprentissage des élèves et le travail des enseignant-e-s vont inévitablement se péjorer. De plus, les progrès en matière de pédagogie et d'éducation attendront. Encore. Car à chaque rentrée, et ce depuis des décennies, le monde de l'éducation genevois voit le budget alloué à ses prestations diminuer comme peau de chagrin. On ne peut éternellement faire contre mauvaise fortune bon cœur. Surtout en période de pandémie.

En effet, nombre d'élèves ont vu leurs parents perdre leur emploi et se retrouver sans ressources. Dès lors, lorsqu'un enfant est confronté à des urgences vitales, comment pourrait-il trouver la force, la motivation et l'énergie de s'investir dans ses apprentissages ? Il aurait fallu au contraire des moyens supplémentaires pour faire face à une situation dramatique pour certaines familles.

Le jour viendra-t-il où nos responsables politiques admettront enfin qu'il ne faut en aucun cas faire des cadeaux fiscaux aux entreprises tout en berçant d'illusions la classe moyenne avec des baisse d'impôts qui ne la concernent que rarement ? Il nous faut aller chercher l'argent où il est, à savoir chez les plus riches. Peut-être pourrons-nous alors offrir à nos enfants, c'est-à-dire aux citoyen-ne-s de demain, l'école qu'ils méritent

En tant qu'enseignante et membre du PS qui défend ces valeurs de solidarité et de redistribution des richesses, j'espère voir venir ce jour le plus vite possible, sans quoi l'avenir de nos enfants et de notre société sera toujours plus incertain.

04.08.2020

Des masques gratuits pour toutes et tous !

Par Amanda Gavilanes, Députée au Grand Conseil

Depuis le 28 juillet dernier, les masques sont devenus obligatoires dans les commerces genevois. Cette décision du Conseil d’État fait suite à l’augmentation des cas de covid-19 dans notre canton depuis le début du mois de juillet. Cette mesure indispensable au ralentissement de la propagation du virus, pose la question de l’accessibilité des dits masques de protection.  Il est, en effet, indispensable de s’assurer que l’ensemble de la population y ait accès. Leur mise à disposition à prix coûtant début juillet, ainsi que la gratuité pour les personnes précarisées constituent un bon début. Toutefois, cela ne suffit pas. Chaque ménage du canton devrait recevoir gratuitement un quota mensuel de masques proportionnel au nombre de ses membres. Et cela, aussi longtemps que nous ferons face à une situation épidémique aiguë.  Que les autorités demandent un effort à chacune et à chacun en cette période troublée est normal. Par contre, à l’heure où bon nombre de personnes ont perdu leur emploi ou ont vu leurs revenus baisser considérablement, s’attendre à ce qu’elles ajoutent une dépense supplémentaire à leur budget est surréaliste.

Tout comme l’on distribue des comprimés d’iode aux ménages se trouvant à 50 km d’une centrale nucléaire, les autorités fédérales devraient procéder à la distribution de masques d’hygiène en cas d’épidémie à l’ensemble de la population suisse. En attendant que Berne se décide, faisons en sorte que le canton de Genève soit précurseur en la matière et mettons en place une distribution généralisée de masques pour l’ensemble de sa population.

Il est important d’envoyer un message fort. Porter un masque, ce n’est pas seulement protéger sa propre santé, c’est aussi protéger celle des autres. Nous ne voulons pas d’un système de protection sanitaire à double vitesse où celles et ceux qui en ont les moyens peuvent se protéger et où les autres y renoncent. En temps de pandémie, plus que jamais, nous devons avoir à cœur de remettre l’humain au centre de nos préoccupations. Pour que la santé ne soit pas un privilège et qu’elle reste un droit inaliénable, les masques doivent être gratuits pour toutes et tous !

 

14.07.2020

Trafic aérien: un retour à la normale n'est pas possible!

Par Christian Dandrès, Conseiller national

La Direction de l’Aéroport annonçait cette semaine une timide reprise du trafic aérien, le nombre de passager-ère-s ayant passé la barre des 65'000 en juin. Elle espère atteindre d’ici à 2023 les chiffres d’avant la crise.

Si un soutien au trafic aérien est aujourd’hui nécessaire, les objectifs environnementaux doivent être respectés. Avant la crise, celui-ci était à l’origine de 19% de l’impact climatique en Suisse. Un retour à la normale n’est donc pas possible.

Le trafic aérien revêt une importance systémique, en particulier pour Genève et le bassin lémanique. La Genève internationale, académique – CERN notamment - et les entreprises internationales en dépendent. Un tiers des exportations quitte la Suisse par fret aérien, tandis que 1/6ème des importations arrive par ce moyen.

L’Assemblée fédérale a donc adopté, en mai, des crédits d’engagement pour soutenir ce secteur. Le Groupe socialiste s’est montré très actif pour conditionner ces aides au respect d’engagements environnementaux et sociaux, en proposant notamment des mesures de réduction des vols internes, l’interdiction des licenciements pour les entreprises aidées durant cette période, l’instauration d’un salaire minimum de branche de CHF 4'000.-.

Ce soutien était nécessaire pour éviter une catastrophe économique et sociale. Ne rien faire et laisser les entreprises tomber en faillite n’est pas une politique climatique. Les enjeux climatiques et sociaux ne peuvent toutefois pas être sacrifiés au profit de la marche des affaires.

Il est ainsi d’ores et déjà possible d’exiger des compagnies aériennes qu’elles limitent leurs vols intérieurs de transfert vers le hub de Zurich et leurs vols vers des villes européennes situées à moins de trois heures de train, comme l’a fait la France.

D’ici à l’horizon 2030, des alternatives à l’avion, principalement le trafic ferroviaire, doivent être créées pour supprimer les vols de courtes distances et réduire drastiquement les longs courriers.

Pour ne pas retarder ce processus, c’est aujourd’hui qu’il faut adopter un plan d’action et prévoir ces alternatives en particulier dans les conventions conclues avec les entreprises de transports publics.

Cet objectif environnemental nécessite un engagement politique radical. En effet, le trafic de marchandises et de personnes découle du mode actuel de production. Préserver l’environnement signifie remettre en cause ces fondamentaux économiques et inscrire la mobilité dans une perspective de satisfaction des véritables besoins et de respect des équilibres écologiques de la planète.

 

07.07.2020

Un mois de découvertes, de rencontres et de nouveaux défis!

Par Michel Pomatto, Conseiller administratif au Grand-Saconnex

Difficile de parler du début de mandat dans un Conseil administratif sans faire un inventaire à la Prévert, tant les découvertes, rencontres, tâches et actions sont multiples ! En ce qui me concerne, mes dicastères sont les finances, les équipements publics, la cohésion sociale, la culture et le sport … Nouvelle chaudière pour une école, réfection de la cuisine de nos restaurants scolaires, modernisation des vestiaires du stade communal, ventilation en panne, mise aux normes sécurité d’une salle de sport, rencontre pour la création d’un musée de la Bande dessinée, projets culturels avec Ressources urbaines et la HEAD en lien avec le développement de la zone Carantec, programmation de la nouvelle saison de notre théâtre, plan de solidarité communal et mise en place de l’aide alimentaire, sans oublier les premières études pour l’élaboration du budget 2021 ... Le fonctionnement courant d’une ville et les enjeux liés à son développement sont plus que multiples et concernent tous les aspects du vivre ensemble !

Bien que la situation liée à la pandémie n’ait pas simplifié l’entrée en fonction des nouveaux et nouvelles élu-e-s, ils et elles peuvent compter sur l’excellent accueil et la grande disponibilité des services communaux qui oeuvrent pour nous permettre de nous approprier nos dicastères et nos dossiers. Je relève également que la collaboration et la bonne entente avec le reste du collège est indispensable pour permettre de travailler à délivrer des prestations de qualité et favoriser la cohésion sociale !

Les nouveaux et nouvelles magistrat-e-s sont certainement tou-te-s marqué-e-s durant ce premier mois d’entrée en fonction par les actions multiples menées dans le cadre du plan de solidarité communal. Au Grand-Saconnex, on peut noter 92 bénévoles, 122 bénéficiaires, 200 appels téléphoniques par semaine et 500 colis distribués en cinq semaines. La mise en place maintenant avec ma collègue de Versoix, Ornella Enhas, et nos services sociaux de la distribution des colis alimentaires pour les communes de la rive droite du lac à Palexpo est également une belle action. C’est le résultat d’une collaboration intercommunale qui concerne environ 600 personnes.

Pour conclure, je dois dire bravo aux différents services communaux pour leur engagement dans cette période particulière, à Partage et aux associations ainsi qu’aux bénévoles sans qui ces actions ne seraient pas possibles !

 

30.06.2020

15 millions pour que la dignité de chacun·e soit respectée

Par Youniss Mussa, Député au Grand Conseil

Des files d’attente pour du riz, des pâtes, des sardines et du thon ainsi qu’un kit d’hygiène. Ces dernières semaines, notre canton a découvert des milliers de personnes attendant un sac comprenant des biens de première nécessité pour une valeur de 20 francs. Genève s’est réveillée et a découvert ses pauvres. Des familles déjà précarisées, des personnes sans papiers, des travailleuses et travailleurs précarisé-e-s travaillant au noir et ne remplissant pas les conditions d’octroi pour des aides étatiques, des jeunes étudiant-e-s mis sur la paille par la perte de leur travail.

Celles et ceux qui doutaient n’ont plus d’excuse pour voir la réalité en face : Genève ne compte pas que des banques, la pauvreté a toujours été présente dans notre ville. Impossible de le nier !

A juste titre, le Département de la Cohésion Sociale, dirigé par notre camarade Thierry Apothéloz, a déposé un projet de loi demandant 15 millions de francs pour venir en aide à toutes les personnes dans le besoin qui passent par les mailles du système d’aides existant. Après un refus de la majorité de droite du Grand Conseil de traiter ce projet de loi en urgence, nous avons finalement pu le voter à une très courte majorité.

Il est préoccupant de constater que 17 millions de francs ont été votés pour sauver le Salon de l’auto, alors que 15 millions de francs permettant à des personnes de simplement se nourrir ont été si difficile à obtenir de la part de notre parlement.

En tant que socialistes, nous nous battons pour que la dignité humaine soit respectée. La crise sanitaire que nous traversons, ainsi que la crise économique qui va nous frapper de plein fouet, va nous demander plus de solidarité et une meilleure répartition des richesses. Le Parti socialiste aura un rôle majeur à jouer : défendre plus que jamais ces travailleuses et travailleurs invisibles, qui font tourner l’économie de notre canton. L’État devra d’urgence intensifier la lutte contre le travail au noir, esclavage moderne. La seule façon de mettre fin à ce fléau social passera par la régularisation de toutes les personnes sans papiers. Il est temps que l’art. 14 de la Constitution genevoise soit pleinement respecté : la dignité humaine est inviolable.

Plus jamais dans une des villes les plus riches, nous ne devrions pas voir des travailleuses et travailleurs faisant la queue pour quelques denrées. Ces personnes ne veulent pas de la pitié, mais simplement vivre une vie digne !

 

23.06.2020

(Re)tisser les fils de notre vivre-ensemble

Par Sami Kanaan, Conseil administratif de la Ville de Genève

Le printemps aura été marqué par le confinement dû à la crise sanitaire. Avec l’été, les activités redémarrent progressivement, mais le domaine culturel reste durement touché. De nombreux festivals ont été annulés, de même que bien d’autres évènements. Pour les artistes, mais aussi le personnel actif dans la technique ou toutes celles et tous ceux qui rendent possible la magie de la culture, l’avenir est pour le moins incertain et le présent toujours difficile.

Divers soutiens exceptionnels ont été débloqués par les collectivités publiques, ainsi que la garantie de toutes les subventions publiques au domaine. Mais ça ne suffira pas. J’ai donc souhaité réaffecter une partie des budgets non-utilisés pour lancer un appel à projet, d’une part, et mandater l’équipe de la Fête de la musique, d’autre part, pour programmer 50 concerts qui ponctueront les soirées estivales du lundi au vendredi, dans différents lieux de la Ville. Des propositions que vous trouverez réunies dès le 1er juillet sur l’application et le site www.geneveenete.ch .

Car au-delà des aides, les artistes ont besoin d’exercer leur profession. Et le public de se retrouver face à un concert, un spectacle ou une exposition. Pas via un écran, mais pour de vrai.

Nous devons retisser les fils de notre vive-ensemble et cette offre estivale devrait y participer. Elle n'a pas la prétention de résoudre tous les problèmes et l'effort doit être collectif et se poursuivre, en témoigne l'action "Alerte rouge pour la culture" d'hier soir. Ces moyens mis pour la culture ne sont pas de la charité, mais un investissement pour le domaine culturel. Un investissement qui servira à préserver les compétences extraordinaires dont recèle notre région en la matière. Un investissement social, solidaire et responsable, pour notre qualité de vie et pour notre vivre-ensemble.

16.06.2020

"Lunettes d’intersectionalité" nécessaires !

Par Dorina Xhixho, Politologue et co-fondatrice du groupe LGBTIQ+ du PS genevois

Les politiques devraient, lors de l'élaboration de chaque action et politique publique, apprendre en priorité à utiliser une approche basée sur l'intersectionnalité*, d'autant plus dans les situations d'urgence.

Loin d’une simple crise mondiale majeure de santé publique, la Covid-19 a représenté un choc profond pour nos sociétés. Cette pandémie a révélé les inégalités profondes ainsi que l’impossibilité d’une réponse uniforme aux réalités individuelles, en situation d’urgence sanitaire.

Les personnes âgées, en situation de handicap, racisées, migrantes, les femmes, les minorités sexuelles, les sans-papiers, pour n'en nommer que quelques-un.e.s, ont été touché.e.s de manière disproportionnée par les effets de la pandémie.

La majorité de ces populations a subi des formes multiples de violence et de discrimination, aggravées par la nature intersectorielle de leur identité.

Les personnes LGBTIQ+ vivent cette transversalité de manière particulièrement aigue. Durant la crise de la Covid-19, ces populations ont été reléguées dans le silence et l'invisibilité. À aucun moment les autorités publiques ne les ont reconnues comme particulièrement vulnérables.

D’un autre côté, la société civile genevoise a déployé des efforts considérables afin de fournir une assistance à ces populations. Les associations ont assuré un soutien et un suivi à distance en mettant sur pied des lignes d'assistance téléphonique et en proposant des réunions thématiques en ligne.

Les témoignages font état de : souffrances extrêmes liées à l'isolement, en particulier chez les personnes LGBTIQ + les plus âgé-e-s, vivant seuls ou en EMS ; anxiété des personnes trans en raison de l’interruption des traitements de transition ; privation de dépistage et limitation de traitements pour les personnes vivant avec le HIV ; manque d’accueil d’urgence pour les jeunes LGBTI, confinés dans des environnements hostiles ou encore la fermeture des centres d’aide essentielle.

Dans une perspective d’inclusion des personnes LGBTIQ+ dans un contexte de gestion de crise et de l’après-crise, les collectivités publiques se doivent de mettre en œuvre les actions clés suivantes :

  • Reconnaître la vulnérabilité amplifiée des personnes LGBTIQ+
  • Protéger, étendre et adapter le système de soutien aux victimes de violences
  • Accroître l’aide aux acteurs locaux de la société civile
  • Inclure les organisations LGBTIQ + dans les processus décisionnels
  • Lancer une collecte de données fiables pour mesurer l'impact de la Covid-19 sur les populations concernées
  • Élaborer des plans de relance qui renforcent la résilience économique des personnes LGBTIQ+

L'expérience de cette pandémie doit orienter notre travail vers une approche intersectionnelle lors de situations d’urgence, afin de ne laisser personne de côté.

* https://www.merriam-webster.com/dictionary/intersectionality

 

09.06.2020

Le compte des inégalités n'est pas terminé!

Par Kaya Pawlowska, Co-présidente du groupe Égalité

Cher·ères camarades,

Comment peut-on prendre la mesure de l’inégalité entre les femmes* et les hommes ? La question est tellement abstraite et délicate pour certain·es, il semblerait qu’il faille plonger ses mains dans la terre à la recherche de quelques sources métriques secrètes et tenter de défaire à l’aveuglette les racines socio-culturelles de notre société pour y répondre. Dans la confusion covidesque, le Conseil fédéral cherchait donc à tâtons les chiffres des violences domestiques dont les femmes* sont en grande majorité les victimes. La question était peut-être jugée trop complexe pour qu’on s’y intéresse, trop sensible. Un rapport du BFEG signalait pourtant déjà ces lacunes en mai 2019. Sans statistiques, les inégalités restent enterrées.

L’une des mesures de l’égalité est la parité dans les résultats électoraux. Le groupe égalité a repassé au peigne fin les résultats des élections municipales de ce printemps. Le nombre de femmes élues progresse dans 64% des communes genevoises et elles représentent 40.8% des élu·es municipaux·ales. Cette progression fait écho à la vague violette au Conseil national en novembre passé, lorsque les femmes* ont emporté 42% des sièges de l’hémicycle. L’électorat du PS genevois a même érigé la parité en une réalité mathématique et non plus un symbole puisque nous avons exactement 52 élues femmes* et 52 élus hommes dans les conseils municipaux !

Enfin, une autre manière de mesurer l’égalité est la dignité, ou le respect de chacun·e quels que soient sa couleur de peau, son ethnicité, sa classe sociale, sa condition physique ou sa religion. En cette semaine du 14 juin, l’actualité américaine nous rappelle à quel point il est essentiel d’avoir une approche transversale des discriminations. Comme un big bang social, la convergence des luttes de tradition socialiste ne se construira qu’après l’explosion initiale de ces fragments de colère. Il nous appartient de nous ouvrir avec bienveillance et humilité à ces autres expériences de vie. Ce dimanche 14 juin, les femmes* reprennent la Ville en colère. Un an après la plus grande mobilisation de Suisse, la gouvernance fédérale n’a pris aucune nouvelle mesure. A croire que l’on ne compte pas vraiment.

02.06.2020

Les communes en lutte contre les inégalités

Par Christina Kitsos, Conseillère administrative, Ville de Genève

Une nouvelle législature démarre dans nos communes avec comme premier défi l’urgence sociale et humaine exacerbée dans le contexte de crise sanitaire et économique que traverse notre pays. Cette réalité a démontré d’autant plus l’importance des politiques de proximité portées par les villes et les communes. Elles sont de véritables remparts contre les politiques conservatrices et restrictives votées au niveau fédéral voire au niveau cantonal. Elles se doivent de répondre aux besoins des plus démunis sans aucune distinction. L’accueil des personnes sans-abris à la caserne des Vernets en est un bon exemple. Il s’agira de trouver une solution pérenne afin de garantir cette prestation tout au long de l’année et de réaliser un véritable travail de réinsertion sociale. Les longues files d’attente pour un colis de denrées alimentaires ont fait le tour du monde. Il nous appartient de renforcer les liens entre l’Etat, les communes et les associations pour prendre en charge cette problématique et décentraliser les points de distribution tout comme pour améliorer l’accessibilité aux prestations sociales. La gestion de cette crise ne pourra se faire que toutes et tous ensemble et le Parti socialiste a un rôle déterminant à jouer à tous les échelons.

Au centre de mes priorités se trouve également la politique de la petite enfance et de l’accueil parascolaire. Il est primordial de consacrer davantage de moyens pour répondre à la demande grandissante mais également pour restructurer de manière qualitative ce secteur. Je souhaite notamment utiliser ces leviers pour faciliter l’accès à la culture et au sport pour toutes et tous.

La politique de la jeunesse devra être renforcée par l’augmentation du nombre de travailleuses et travailleurs sociaux hors murs ainsi que la création d’un dispositif de médiation de nuit. Ce faisant, nous pourrons prévenir au mieux les discriminations ainsi que combattre les violences faites en particulier aux femmes et aux personnes LGBTIQ.

A l’heure où les discussions quant à la répartition des tâches – mais surtout des charges – canton/commune s’annoncent, où notre population se fait de plus en plus vieillissante, où les impacts sociaux et financiers du COVID-19 viennent se superposer au déficit lié à RFFA, nous devons maintenir le cap à gauche et renforcer les prestations sociales et une juste redistribution des richesses. Les mouvements sociaux, comme la Grève des femmes ou des jeunes en faveur du climat, nous rappellent plus fort que jamais le besoin d’un changement de société. Il est primordial que les élu.e.s de gauche travaillent ensemble afin de faire bouger les lignes et construire un avenir plus serein, respectueux de l’environnement, tourné vers l’égalité et la justice sociale.

26.05.2020

Solidarité et justice fiscale pour faire face au COVID-19

Par Romain de Sainte Marie, Député

Tous les samedis, la pauvreté s’affiche au grand jour dans notre canton devant la patinoire des Vernets. Beaucoup sont celles et ceux qui n’ont même pas de quoi pouvoir se nourrir correctement. Une pauvreté qui choque tant elle marque un contraste disproportionné face à la richesse que connaît Genève. Le COVID-19 fait ressortir les inégalités sociales déjà existantes et les amplifient. Sans un meilleur moyen de redistribution des richesses, la fracture sociale est inévitable et l’accroissement de la pauvreté deviendra une fatalité.

La fiscalité a non seulement pour rôle de financer les prestations publiques, dont chacun-e aura pu remarquer le caractère indispensable au fonctionnement de notre société, mais aussi de freiner la concentration des richesses et de réduite les inégalités. Sans mécanisme correctif de redistribution des richesses, une société basée sur l’exploitation de la force de travail et l’investissement de la fortune privée tend naturellement vers une concentration extrême des richesses qui conduit à la fracture sociale. Or, le bouclier fiscal comme les forfaits fiscaux représentent une entorse au principe de l’imposition proportionnelle en fonction de la capacité contributive des contribuables puisqu’ils exonèrent massivement les plus riches d’entre eux.

Face à la situation exceptionnelle que nous connaissons et au coût que cette crise aura sur l’État, celui-ci doit assurer une cohésion sociale et une relance économique, il est impératif de prendre l’argent là où il se trouve. Les niches fiscales pour les plus fortunés n’ont pas lieu d’être ! C’est pourquoi, le parti socialiste vient de déposer deux projets de loi visant à suspendre pour une période de 3 ans le bouclier fiscal et les forfaits fiscaux.

Depuis le début de la crise liée au COVID-19, il est exceptionnel de remarquer à quel point la solidarité de chacune et de chacun est ressortie ! Face au virus, les genevoises et les genevois se sont montrés solidaires dans leurs gestes sanitaires, mais également dans leurs remerciements aux balcons tous les soirs et enfin au travers de différentes initiatives d’entraide. Mais cela ne suffit pas ! C’est pourquoi, il est primordial d’appliquer cet esprit de solidarité à notre système fiscal par une meilleure redistribution des richesses.

19.05.2020

Comment maintenir la démocratie en temps de crise?

Par Diego Esteban, Député

La pandémie démontre plus que jamais la nécessité d’un Etat fort pour protéger la population et gérer la crise. Les exécutifs travaillent en permanence pour que notre société s’adapte à la situation, tout en limitant au maximum les dégâts pour les personnes les plus durement frappées. Les votations et récoltes de signatures étant suspendues, le peuple n’a plus aucun moyen de s’exprimer directement ; le maintien de la démocratie dépend donc de la possibilité pour les parlements, à savoir les représentant.e.s du peuple, de se réunir.

Ainsi, tout comme l’Assemblée fédérale, le Grand Conseil a estimé qu’il était nécessaire de maintenir un regard parlementaire sur la situation. Pendant le mois d’avril, la commission législative a par exemple examiné les 37 arrêtés urgents que le Conseil d’Etat a adoptés pour lutter contre l’épidémie du Covid-19 et aider les personnes touchées à s’en sortir[1]. Malgré un contexte très difficile, la démocratie perdure – même réduite au strict minimum – et ce grâce à l’outil de la vidéoconférence, utilisé pour la première fois à Genève.

Depuis le 4 mai, le Grand Conseil se réunit à nouveau physiquement, dans des salles plus grandes que d’habitude bien entendu. Lors de sa session de reprise des 11-12 mai, alors qu’il ne compte que 100 membres, il siégeait dans une immense salle prévue pour 900 ! Pour l’essentiel, les élu.e.s du peuple ont repris leur travail, même pour discuter de sujets qui ne sont pas directement liés à la crise. En effet, nous allons vivre encore au moins plusieurs mois avec la crainte du virus, et pendant que la science cherche des solutions, la vie avance. Mais surtout, comme le propose l’appel du 4 mai, pourquoi ne pas profiter du contexte actuel pour construire la transition vers l’avenir, pour éviter un retour à nos habitudes polluantes et nos inégalités sociales ?

Un document regroupant une série de mesures socialistes, publié la semaine dernière[2], est le fruit d’un travail collectif au sein de notre parti : les bonnes idées fusent et remontent vers nos élu.e.s. Ce bel exercice de démocratie interne est un moyen idéal de penser, ensemble, les réformes qui façonnent notre avenir : rejoins-nous dans ce travail !

 

[1] Rapport de la commission législative : http://ge.ch/grandconseil/data/texte/RD01339.pdf

[2] Communiqué de presse du PSG : https://www.ps-ge.ch/2020/05/11/pour-une-sortie-de-crise-solidaire-les-socialistes-proposent-une-serie-de-mesures/

12.05.2020

Pour une sortie de crise solidaire

Par Caroline Marti, Vice-présidente du PS genevois et députée

La crise actuelle causée par l’épidémie du coronavirus nous place dans une situation aussi exceptionnelle que préoccupante. En plus de l’impérieuse nécessité de protéger la population face à cette menace sanitaire, nous devons également veiller à ce que cette crise à l’origine sanitaire, devenue aujourd’hui économique, ne se transforme pas en crise sociale.

Alors que le déconfinement progressif est amorcé nous devons apporter des réponses immédiates et urgentes afin d’éviter que la population, les travailleurs et travailleuses de ce pays, les personnes précaires et fragilisées soient amenées à payer les pots cassés de cette crise.

C’est dans cet objectif que le PS genevois a mené, au cours des dernières semaines, un vaste travail d’inventaire des besoins des différentes personnes précarisées par la crise et formulé des propositions concrètes pour y remédier. Le papier de position « Pour une sortie de crise solidaire » publié hier est le fruit de ce travail, auquel ont été associés les membres du comité directeur, les député-e-s, les président-e-s des commissions thématiques du PS genevois et le secrétariat du PSG. Qu’ils et elles soient ici toutes et tous chaleureusement remercié-e-s pour leurs précieuses contributions. Cette « feuille de route » qui ne regroupe pas moins de 80 propositions réparties en 18 chapitres thématiques constitue une base programmatique amenée à être concrétisée par le dépôt d’objets parlementaires.

Alors que de nombreux ménages ont vu leurs revenus fondre comme neige au soleil, les plaçant dans l’impossibilité de payer leurs loyers, leurs assurances maladies ou de se procurer des biens de première nécessité, alors que les droits fondamentaux et les libertés individuelles, sous couvert de la lutte contre le virus, sont mis à mal dans les proportions souvent injustifiées, alors que le besoin de services publics forts n’a jamais été aussi prégnant, les socialistes s’engagent, à travers ce papier de position, à protéger la population face aux conséquences de cette crise, à renforcer les services publics, à préserver les droits fondamentaux et à esquisser l’avenir d’une société plus durable et résiliente.

Cher-ère-s camarades, il s’agit d’une liste de mesures urgentes à mettre en place sur le court terme. C’est une démarche indispensable pour répondre aux préoccupations légitimes de la population mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue nos revendications sur le long terme : relocalisation de l’économie, planification de la production de denrées et matériel essentiels au bien-être humain et social, réforme du système de santé, revalorisation des emplois d’importance systématique, renationalisation des services publics libéralisés, création d’un revenu de base inconditionnel et réduction du temps de travail.

En bref, remettre, enfin, l’humain et son bien être au centre de l’action politique.

05.05.2020

Les fonctionnaires, ces héros?

Par Martin Staub, Conseiller administratif de Vernier

Quand, dans quelques années, nous nous retournerons sur cette année 2020, nul doute que l’extraordinaire de la situation nous frappera. « Extraordinaire » au sens premier du terme, car tant de choses qui nous paraissaient acquises ont été remises en cause par le Covid 19, des moments entre ami-e-s aux escapades sur le Salève, en passant par les spectacles qu’ils soient culturels ou sportifs.

Cette période troublée et tragique nous a non seulement touché-e-s dans notre quotidien mais elle a aussi secoué les structures mêmes de notre société. Nous avons (re)découvert collectivement ce qu’étaient les services essentiels : la santé, l’alimentation, la sécurité, la voirie, le social, etc.

Les collectivités publiques ont dû s’adapter. La Confédération a mis en place des aides exceptionnelles, le Canton s’est mobilisé pour assurer l’essentiel et les communes ont fait ce qu’elles font de mieux, le travail de proximité.

Cela s’est traduit pas la mise en place de plans de solidarité afin de répondre aux besoins des plus vulnérables : courses, courrier, paiements, démarches administratives, etc. A Vernier, des employé.e.s de la commune (gardiens de piscines, aides en crèches, employé-e-s de la voiries, travailleurs sociaux et les travailleuses sociales) ont répondu présent pour soutenir 150 personnes.

L’engagement du personnel communal ne s’est pas arrêté là. Il a assuré l’accueil des enfants de celles et ceux qui étaient en première ligne. Quand, le 23 avril, le canton a communiqué les conditions de l’élargissement de l’accueil dès le 27 avril, ce même personnel s’est mobilisé afin de mettre en place toutes les mesures sanitaires pour accueillir au mieux 40 enfants dès le lundi et près de 100 sur une semaine, plus qu’un doublement de la capacité en 3 jours… Le 11 mai, ils/elles seront prêt-e-s pour accueillir 70% ou 80% des enfants.

Ces gens n’ont pas compté leurs heures comme dans tous les services essentiels, malgré la crainte du virus.

Ce qu’ils font est extraordinaire…à la hauteur de la situation. Ce que fait le personnel médical est exceptionnel. A ce titre, on a souvent entendu le terme de héros. Je refuse ce terme, non pas parce que nous ne leur devons pas énormément en ces temps difficiles, mais parce que le service public est ce qu’ils/elles font au quotidien, et cette crise rappelle avec force à quel point c’est essentiel et…extraordinaire. Alors je préfère dire que ce sont simplement des…fonctionnaires.

28.04.2020

1er mai 2020: Mobilisation indispensable même sans cortège!

Par Carlo Sommaruga, Conseiller aux États

Depuis 1896, le mouvement ouvrier et social s’est mobilisé chaque année en cette date symbolique du 1er mai pour exprimer ses revendications face au patronat et à l’État. Cette année, les mesures de prévention contre le covid-19 interdisent tout rassemblement. Bien que justifiée du point de vue sanitaire, l’impossibilité de rassemblement et de revendications collectives fait mal. Si c’est aussi douloureux, c’est que le covid-19 a révélé au grand jour les injustices produites par le modèle économique actuel du tout au profit. Tout d’un coup, les sans-droits, les mal payés, les travailleuses et travailleurs de l’ombre, les fonctionnaires, méprisé-e-s depuis tant d’années, se révélaient être des rouages essentiels du sauvetage des vies, de l’approvisionnement alimentaire, des soins ménagers ou encore du fonctionnement de l’État, pour n’en citer que quelques-uns. Au même moment, les dirigeants d’entreprise, si prompts en période calme à vilipender l’État et à en tarir les caisses, comme de petits gamins effrayés, appelaient ce même État à la rescousse pour plus de 80 milliards de francs. Une somme supérieure à une année entière de budget annuel de la Confédération…. Un gigantesque pactole surgit en quelques semaines, alors que la droite libérale et nationaliste, bon relais des milieux économiques, déclarait sur tous les tons et depuis des décennies qu’il n’y avait pas un sou pour renforcer les assurances sociales et le service public, notamment hospitalier.

Cette année, le cortège aurait été l’occasion d’exprimer ensemble haut et fort notre solidarité avec celles et ceux engagé-e-s pour nous dans les hôpitaux, les EMS, les pharmacies, les points de vente, les bureaux, les usines, les chantiers ou encore les champs. Et de dire d’une même voix, l’impérieuse nécessité de transformer les modes de production et de consommation et partant les rapports sociaux et le rapport à la nature de notre société.

Pas de cortège ce 1er mai, mais nous Socialistes, plus que jamais résolu-e-s à défendre celles et eux qui travaillent pour le bien commun, à assurer à chacun et chacune un revenu digne et surtout à lancer les fondements d’un monde d’après juste et solidaire par des politiques publiques innovantes, seront à nos fenêtres, balcons et réseaux sociaux pour l’exprimer collectivement. Alors, à vendredi !

21.04.2020

Et si "le monde d'après" la crise commençait demain?

Par Léna Strasser, Députée et Cheffe de groupe

Mon salon n’est pas grand, mais en regardant par ma fenêtre, je voyais le jet d’eau, de loin, avant. Mon salon n’est pas grand, et depuis que le jet d’eau est éteint, en regardant par ma fenêtre, moi qui télé-travaille, je pense à ces hommes et ces femmes qui n’ont pas de salon et effectuent un travail qu’on ne peut pas faire à distance. Je pense à V. qui vit dans un studio avec son mari et ses 2 enfants, dont un bébé et un ado de 16 ans. Je pense à F. qui vit dans un foyer et qui se fait du souci pour les personnes âgées dont il s’occupe sur son lieu de travail, un EMS. Au foyer, malgré les mesures prises, garder les distances n’est pas aisé. Et puis je pense à celles et ceux qui ont perdu leur travail brusquement où ne peuvent plus le pratiquer. Certain.e.s ont quelques économies, qui fondent. Certain.e.s espèrent que l’État les soutiendra, ce qui serait juste au vu de la situation. Et puis je pense aux autres…

Aux autres qui n’attendent rien de l’État, et pour cause. Ils et elles font partie des invisibles, sans autorisation de séjour en Suisse. Samedi dernier, près de 250 personnes faisaient la queue sur un trottoir genevois pour accéder à un cabas de nourriture. Ces personnes-là - comme les nombreuses autres qui n’oseront pas se résoudre à aller demander de l’aide pour manger - en temps « normal » ont rarement, voire jamais, besoin de distribution de nourriture, et encore moins de logements d’urgence. En temps « normal », ces personnes travaillent et ont les ressources pour vivre et joindre les deux bouts, tant bien que mal.

Et puis vient la catastrophe, et elles plongent dans la précarité absolue. Pas de filet social, pas d’aide financière, un accès aux soins relatifs, l’impossibilité de payer son logement... Et si de nombreuses associations sont mobilisées pour les soutenir, en respectant bien entendu les recommandations sanitaires, il y aurait aujourd’hui un chemin politique pour assurer à ces personnes le droit à une vie digne : régulariser leur situation. Délivrer un permis de séjour à celles et ceux qui travaillent en temps normal auprès de nos enfants, de nos aînés, parfois dans nos bars, sur nos chantiers ou dans nos champs. Les frontières sont closes ou presque, les avions à terre, et l’incertitude est de mise pour toutes et tous, dès lors, qu’est-ce qu’on attend pour leur donner une chance de s’en sortir durablement ?

Le monde d’après la crise pourrait commencer ici, maintenant.

14.04.2020

COVID-19 : les collaboratrices et collaborateurs du DIP s'engagent pour assurer leur mission

Par Anne Emery-Torracinta, Conseillère d’État chargée du DIP

Il y a quelques semaines, aurions-nous seulement pu imaginer devoir fermer les écoles en moins de 24 heures ? Aujourd'hui, alors que les salles de classes sont désertées, les enseignant-e-s ont su s'approprier les outils nécessaires à l’école à distance. Il a fallu mettre du matériel informatique à disposition des élèves qui n'en avaient pas, inventer de nouvelles manières de transmettre les connaissances et tout faire pour garder le lien avec les élèves et leurs familles. Les écoles primaires et les centres médico-pédagogiques ont organisé un accueil minimum pour les élèves et les jeunes dont les parents n'avaient pas d'autre solution de garde. La protection des mineurs a dû imaginer une nouvelle manière de fonctionner pour protéger les plus exposés aux abus. Les infirmier-e-s et les médecins du SSEJ ont été réquisitionné-e-s en faveur des urgences sanitaires. Les informaticien-ne-s ont trouvé des solutions techniques jamais testées à une telle échelle afin de permettre l'école en ligne, les plateformes collaboratives, le télétravail, les téléconférences. Quant aux directions générales et aux directions d'écoles, elles ont trouvé des voies pour préparer la rentrée et poursuivre certains travaux prioritaires et stratégiques, car même si le temps semble s'être arrêté, il faut préparer demain.

Bien sûr qu'il y a eu parfois des tâtonnements et que des ajustements ont été nécessaires. Bien sûr que l'école à distance, surtout quand on sait qu'il a fallu l'imaginer dans l'urgence, ne remplacera jamais l'enseignement présentiel. Mais, ce qui me frappe, c'est un immense engagement à tous les échelons du département. J'espère que celles et ceux qui ont la critique facile s'en souviendront lorsque nous serons revenus à la normale. Je pense à la majorité parlementaire qui a refusé tous les postes demandés au budget, des postes pourtant nécessaires dans un contexte de croissance importante des effectifs d'élèves. Je pense aussi à cette majorité – élargie aux Verts pour l'occasion – qui s'est opposée aux projets de loi visant à équiper les écoles d'outils numériques, outils dont on mesure aujourd'hui encore plus l'importance. Ne l'oublions pas : les collaboratrices et les collaborateurs du DIP sont sur le front. Différemment du personnel soignant, certes, mais à leur place pour assurer le maintien d'une mission essentielle et qui ne peut donc tout simplement pas être suspendue.

08.04.2020

Une victoire retentissante pour le PS!

Par Gérard Deshusses, Président du PS genevois et Caroline Marti, Vice-présidente du PS genevois

Chère-s camarades,

Au soir du 15 mars, les résultats du premier tour des élections municipales offraient à notre parti de retentissantes victoires dans plusieurs communes et de belles promesses pour le deuxième tour.

Et c’est une immense victoire que remporte le parti socialiste genevois ce mardi 7 avril, dans un contexte très particulier de crise sanitaire et de semi-confinement !

Cette victoire inégalée au niveau communal, nous la devons, Camarades, tout d’abord à l’engagement sans faille de nos candidates et candidats, à la proximité qu’elles et ils ont su assurer auprès des électrices et électeurs, à leur écoute de la population, à la force de leur bilan et au sérieux de leurs propositions. Mais c’est aussi la force de militantisme dont notre parti a fait la démonstration depuis des mois, jour après jour, en tenant des stands, en effectuant des porte- à-porte, des appels téléphoniques, en distribuant des flyers, en occupant places et rues, recherchant le dialogue avec les habitantes et habitants qui nous a mené à la victoire. Un véritable marathon qui s’achève aujourd’hui, avec la satisfaction intense d’avoir atteints les objectifs fixés !

Plus que jamais, le PS est le parti de la proximité, le parti qui apporte des solutions concrètes pour améliorer la vie des gens dans leur quotidien. Alors même que nous traversons une crise sanitaire sans précédent et que nous craignons toutes et tous une crise économique doublée d’une crise sociale plus sévère encore, un électorat accru a placé sa confiance dans la gauche et notre parti en particulier, qui devient la force politique la plus crédible dans le tissu urbain genevois. Ainsi, des bastions réputés imprenables sont passés à gauche dans les principales villes et communes du canton.

Bravo à vous toutes et tous ! Bravo à nos élues et élus des différents délibératifs et exécutifs communaux ! Merci à notre secrétariat pour son immense travail durant cette campagne ! Merci à l’ensemble des sections pour leur mobilisation et la coordination de leurs actions dans le cadre de la COOSEC ! Toutes et tous uni-e-s et solidaires, nous avons remporté une victoire qui fera date !

Les félicitations de la présidence vont bien sûr une fois encore à l’ensemble de nos élu-e-s dans les délibératifs, mais au terme de ce deuxième tour à nos Conseillères administratives et Conseillers administratifs reconduit-es ou nouvellement élu-e-s à cette charge exécutive ! Toutes nos félicitations à Nathalie Leuenberger, Stéphanie Lammar, Carole-Anne Kast, Guylaine Antille, Elisabeth Gabus-Thorens, Martin Staub, Ornella Enhas et Sami Kanaan réélu-e-s brillamment ; et un immense bravo à Christina Kitsos, Salima Moyard, Michel Pomatto, Jean-Luc Boesiger et Skander Chahlaoui pour leur accession aux exécutifs de leurs communes !

La présidence tient également à remercier nos deux candidats qui se sont vu refuser de très peu un siège dans l’exécutif de leur commune, Bastien Leutenegger et Christian Frey. Leur engagement dans cette campagne, leur investissement pour le parti a été remarquable et si le suffrage universel ne les a pas désignés, leurs résultats sont toutefois remarquables. La conquête d’un exécutif est souvent un chemin sinueux et cela ne fait nul doute que ce n’est que partie remise.

Un mot encore à l’adresse de Sandrine Salerno et de Frédédric Renevey, respectivement Conseillère administrative en Ville de Genève et Conseiller administratif à Lancy qui terminent brillamment leur mandat à la fin du mois de mai ! Merci Sandrine, merci Frédéric pour l’immense tâche que vous avez accomplie au cours de vos mandats successifs ! Merci pour votre engagement, votre détermination à mettre en acte notre politique, réaliser nos objectifs, merci pour votre présence et votre soutien sans faille à notre parti.

Et ces remerciements, il convient d’y associer l’ensemble des conseillères et conseillers municipaux qui ont choisi de se retirer au terme de la législature actuelle comme celles et ceux qui ont sollicité un renouvellement de leur mandat auprès du peuple et qui ne l’ont malheureusement pas obtenu. Soyez ici remercié-e-s, Camarades, du travail que vous avez accompli dans le cadre de vos mandats et de votre engagement pour le parti !

En ce 7 avril, nous sommes tout à la joie d’une victoire sans précédent que nous ne pouvons pas fêter comme nous le voudrions, semi-confinement oblige. Nous le ferons donc en des temps plus propices, en évoquant les souvenirs d’une campagne, forte, déterminée et efficace, joyeuse et généreuse, porteuse du succès qui est aujourd’hui le nôtre !

A toutes et tous, nous adressons nos meilleurs vœux pour entamer une législature qui exigera de nos Autorités municipales un engagement plus exigeant que jamais pour surmonter les difficultés qui attendent notre pays, notre canton et par voie de conséquence, nos communes !

Toutes et tous ensemble, nous relèverons ce défi !

Plus que jamais, soyons uni-e-s et solidaires !

Gérard Deshusses,

Caroline Marti

31.03.2020

Soyons toutes et tous unie-e-s et solidaires!

Par Gérard Deshusses, Président du PS genevois et Caroline Marti, Vice-présidente du PS genevois

Cher-ère-s camarades,

La grave crise sanitaire que nous traversons nous impose à toutes et tous de faire notre maximum pour limiter la propagation de ce virus et protéger la population. Et notre parti ne fait pas exception. Depuis le vendredi 13 mars, notre secrétariat est fermé et le travail courant se poursuit à domicile et par internet, téléphones et vidéoconférences, et ce pour un temps indéterminé.

La Présidence, le Bureau, le Comité directeur, la Coosec, les différentes commissions de notre parti poursuivent également leur travail sur le même mode durant cette période de semi-confinement. Finalement, les candidat-e-s au 2ème tour des élections municipales, les responsables de section et les militant-e-s ne ménagent pas leurs efforts pour mener cette campagne malgré les circonstances exceptionnelles, redoublent de créativité pour que notre processus démocratique puisse suivre son cours et se mobilisent pour confirmer les succès enregistrés au premier tour.

Soyons toutes et tous uni-e-s et solidaires !

Camarades, au vu des circonstances, vous l’avez appris, le Congrès du PSS fixé le 5 avril a été repoussé à l’automne ; Bureau et Comité directeur du PSG ont décidé ce 26 mars de reporter également notre Congrès, prévu le 16 mai prochain à la salle des Asters. Il est en effet plus qu’improbable qu’une manifestation qui pourrait rassembler plusieurs centaines de personnes soit autorisée à cette date relativement proche. Aucune nouvelle date n’a, en revanche, été arrêtée, mais il est convenu que ce Congrès se tiendra au mois de septembre ou octobre.

Camarades, même s’il convient prioritairement de combattre la pandémie à laquelle nous sommes toutes et tous confronté-e-s, il semble évident que la crise que provoque le covid-19 doit nous conduire, nous Socialistes, à une analyse détaillée et circonstanciée des conséquences sanitaires mais aussi sociales et économiques de cette crise. Ainsi, nous devons identifier les populations vulnérables et les risques de croissance des inégalités engendrés par cette situation exceptionnelle et y apporter des réponses immédiates. De même, nous savons qu’il est malheureusement récurrent que les situations de crises sanitaires et/ou économiques servent de marchepied à la droite bourgeoise et majoritaire pour faire passer des mesures « d’efficience » dans les prestations et les services publics et des réformes néo-libérales. Nous devrons donc nous monter extrêmement attentifs pour éviter que cette crise sanitaire ne se transforme en crise sociale et que ce soient les personnes les plus vulnérables qui en paient le prix fort. Cette crise est pourtant une cruelle illustration que le système néo-libéral nous laisse démunis face à une telle situation. La libéralisation du système de santé, la production de matériel médical soumise aux règles de rentabilité financière et non à une planification des besoins, la pénurie de test de dépistage et de masques, notre déficit dans la formation de personnel soignant, et les plans d’efficience successifs auxquels ont dû faire face les HUG ces dernières années constituent un terreau qui a favorisé le développement de cette épidémie et les proportions dramatiques qu'elle a prise à Genève et en Suisse. Le système néo-libéral menace l’ensemble des domaines politiques et les failles actuelles de notre système de santé n’en sont qu’un exemple. C’est ce message que nous devrons porter dans les prochaines semaines et prochains mois.

Camarades, pour terrible, effrayante et coûteuse qu’elle soit, cette crise sanitaire doit constituer une occasion de réfléchir sur notre fonctionnement, sur les priorités, les valeurs et les objectifs que nous voulons défendre ! Ensemble et solidaires !

Ce temps d’arrêt qui nous est imposé, c’est l’occasion imprévue qu’il nous faut saisir pour réaliser les réformes et les mesures sociales, économiques et environnementales que nous développons dans nos différents programmes.

Camarades, en ces temps d’incertitudes, de difficultés et de craintes diverses, soyons uni-e-s ! Prenez soin de vous ! Prenons soin de nous, de nos proches, de toutes et tous, sans privilège.

Gérard Deshusses, Président

Caroline Marti, Vice-présidente

24.03.2020

Nous avons le pouvoir d'agir!

Par Sylvain Thévoz, Député et coprésident du PS Ville de Genève

Camarade,

Dans cette période de crise sanitaire extrême, il nous revient d’être solidaires et responsables. Il nous revient de suivre à la lettre les recommandations de nos autorités ; de se préserver, de préserver les autres.

Cette crise nous frappe durement, mais nous constatons que les autorités font face et que les réponses, tant du Conseil fédéral que du Conseil d’État, des conseils administratifs des différentes communes sont à la hauteur et vont toute dans le même sens : préserver la vie des gens, maintenir la solidarité à un haut niveau et éviter des souffrances plus grandes encore. Cette crise est une preuve éclatante de la nécessité d’avoir un État fort, bien organisé, qui peut en cas de catastrophe répondre présent afin d’organiser l’aide sanitaire et sociale, soutenir les plus fragiles, débloquer les aides nécessaires pour aider l’économie à passer le cap.

Dans ce moment de crise, nous devons continuer à avancer, lutter, en appliquant les décisions des autorités. Il nous revient d’être solidaire et responsable les un-e-s envers les autres.

Dans ce contexte exceptionnel, sans équivalent dans notre histoire, le Conseil d’État a choisi de maintenir le 2e tour des élections municipales. Il n’y aura pas de vote à l’urne. La poste acheminera les tout ménage et les enveloppes de vote. Chacun-e votera par correspondance ou amènera directement son bulletin au Service des Votations et Élections, à choix. Le dépouillement du 2e tour se fera par lecture optique. Personne ne verra sa santé mise en danger du fait de cette élection.

La démocratie est un bien fortement menacé lors d’état d’urgence et de catastrophe. Le Conseil d’État a choisi de la défendre. Nous allons donc continuer à faire campagne : par respect pour celles et ceux qui oeuvrent pour cette élection ; par devoir pour celles et ceux qui préservent les institutions, délivrent les prestations, font tourner la société ; par engagement, pour faire élire celles et ceux qui à nos yeux défendent un État responsable et solidaire, un État qui organise l’aide pour toutes et tous, avec humanité. Voter est plus que jamais fondamental. C’est dans les périodes de crise que se révèle l’importance de désigner les bonnes personnes aux postes de décision. Ne laissons pas ce choix vital à d’autres. Pour les municipales du 5 avril : votons et faisons voter !

17.03.2020

Élections municipales: l'engagement militant récompensé!

Par Matthieu Jotterand, Vice-président en charge de la coordination des sections

Chère camarade, cher camarade,

Dimanche passé, les élections municipales ont largement souri au Parti socialiste et à la gauche dans son ensemble. La vague verte annoncée a certes eu lieu, mais elle a cette fois été accompagnée d’une autre, rose celle-ci!

Pas moins de six camarades ont été élu.e.s au premier tour de l’élection au Conseil administratif ! Félicitations à Guylaine Antille (Bernex), Stéphanie Lammar (Carouge), Elisabeth Gabus-Thorens (Confignon), Nathalie Leuenberger (Meyrin), Carole-Anne Kast (Onex) et Martin Staub (Vernier)!

Dans bien d’autres communes, les résultats de nos candidat.e.s CA sont excellents également et le deuxième tour s’annonce passionnant, avec notamment des camarades bien placé.e.s pour faire leur entrée à l’exécutif communal.

Au niveau délibératif, les résultats sont globalement très positifs avec trois nouvelles communes où le Parti socialiste est représenté et le renversement de la majorité au Conseil municipal en Ville de Genève, à Onex et à Lancy! Mention spéciale à Collex-Bossy, section fondée il y a moins d’un an, où pas moins de quatre nouveaux et nouvelles élu.e.s PS siègeront!

Ces excellents résultats reposent sur deux axes forts. Le premier, c’est celui des élu.e.s aux Conseils municipaux et de nos magistrat.e.s dans les exécutifs. La grande majorité de ces derniers est réélue brillement au premier tour, des habitant.e.s. Le deuxième axe, c’est le large socle commun de solidarité, de valeurs et d’engagement que les militant.e.s, candidat.e.s ou non, construisent preuve s’il en est de la qualité de leur travail et de l’adéquation de leurs projets aux besoins au quotidien dans leurs sections respectives.

Je tiens ici à adresser un remerciement particulier à celles et ceux qui ont œuvré pour la campagne sans être candidat.e, au service du parti. J’ai également une pensée à toutes celles et tous ceux qui n’ont pas été élu.e.s : votre tour viendra certainement dans quelques temps, comme viennent ensuite ou dans cinq ans. Et dans l’attente, le Parti offre d’autres possibilités, par exemple la réflexion sur différents thèmes, au sein de ses commissions.

Pour le Conseil municipal, la campagne est terminée et l’année 2020 sera, pour beaucoup, une année de découverte, accompagné.e.s par les camarades sortant.e.s qui feront part de leur expérience. En complément, le PSG est en train de réfléchir à la mise en place de formations donnant les outils pour traduire les engagements programmatiques en actions politiques concrètes.

Enfin, pour le Conseil administratif, un deuxième tour passionnant s’annonce le 5 avril. Les modalités de la campagne partent quasiment d’une feuille blanche en raison des mesures de confinement liées au Covid-19 et les sections planchent actuellement sur des plans pour une campagne en grande partie dématérialisée. Chère camarade, cher camarade, il est essentiel que tu restes toi aussi mobilisé.e ces prochaines semaines et jusqu’au 5 avril, afin de prolonger cette belle vague rose qui a déferlé sur le 15 mars !

10.03.2020

15 ans de l’initiative j’y vis j’y vote ! Le 15 mars votons dans nos communes !

Par Xhevrie Osmani, Députée

Depuis quelques semaines, le Bureau de l’intégration des étrangers mène en partenariat avec l’Association des communes genevoises, les associations et l’Institut d’étude de la citoyenneté de l’Université de Genève des séances d’information et de mobilisation auprès de la population dans plusieurs communes du canton.

Une campagne intense afin de favoriser la participation citoyenne de toutes les personnes étrangères ayant le droit de vote. La participation des résident-e-s étranger-ère-s à Genève vivant en Suisse depuis 8 ans est plus qu’importante ! Ces personnes façonnent la vie de leur commune mais aussi de leur canton ! Genève, est le canton avec la plus forte proportion de population étrangère soit 41%.

Ensemble dans nos communes, votons pour que chaque voix compte. Et bientôt, pour que celles-ci comptent également dans la vie politique cantonale et pour que la citoyenneté à Genève ne soit plus cantonnée à la nationalité ! Le projet de loi déposé par l’Alternative vise à compléter et étendre les droits politiques en ouvrant le droit de vote et d’éligibilité au niveau communal et cantonal dès 8 ans de résidence en Suisse. En attente devant le Grand Conseil, le PL 12441 « Feu vert pour les droits populaires ! » a été cosigné par 42 députés qui s’inscrivent dans le combat pour une démocratie progressiste et l’acquisition de droits politiques complets à l’heure où la Suisse mène de plus en plus une politique restrictive de naturalisation en fonction des critères de comparaison européens !

03.03.2020
Pour un 8 mars féministe et révolutionnaire

Par Kaya Pawlowska, Coprésidente du groupe Egalité

Cher·ère·s camarades,

Au Mexique, au Canada, en France, en Espagne, au Nigéria, en Thaïlande et un peu partout dans le monde, les femmes* vont faire grève le dimanche 8 mars 2020. La dimension internationale de cette journée est ancrée depuis longtemps dans les esprits, mais depuis plusieurs années et sous l’impulsion des féministes espagnoles, elle prend de plus en plus souvent la forme d’une grève féministe.

Alors pourquoi faire grève ? Symboliquement, la grève est indissociable des mouvements de protestation ouvriers. Elle nous rappelle les origines socialistes de la Journée du 8 mars. En 1910, la deuxième Conférence Internationale des Femmes se réunit à Copenhague. Pour se différencier notamment des féministes bourgeoises, la féministe révolutionnaire Clara Zetkin propose l’organisation d’une Journée internationale des femmes. La journée aura lieu en mars pendant plusieurs années, sera oubliée un temps, puis repêchée par le pouvoir soviétique comme « Journée des ouvrières ». La dérive commence là. En Occident, la Journée devient celle de la femme-ménagère ; être dépendant du patriarcat du salaire, soutien domestique indispensable de l’homme dans la famille nucléaire. En U.R.S.S, la Journée devient celle de la femme-ouvrière ; celle dont la valeur tient à sa capacité de travail productif et dont l’émancipation est conditionnée par sa capacité à faire au moins aussi bien qu’un homme. Ces conceptions sont encore présentes. En Russie, on célèbre la féminité domestique comme à la Saint Valentin en offrant des fleurs. En Angleterre, les magasins en ligne font des rabais sur les sous-vêtements. Dans de nombreuses grandes « boîtes », on met en avant les superwomen qui ont réussi à mener de front leur travail et leur vie familiale, les parfaites ouvrières.

N’en déplaise à Marx, il est temps de faire grève au nom du travail reproductif : le nettoyage, les soins aux proches, l’éducation et la garde des enfants. Ces quelques heures de la double journée assumées principalement par les femmes* et qui représentent 293 milliards de francs suisses par année dans notre pays. Cela tombe bien, les collectifs de la grève féministe ont choisi la thématique « le temps des femmes* » pour ce 8 mars 2020. Le groupe égalité du PSG a décidé de leur emboîter le pas, coronavirus ou pas, et de se joindre aux activités décentralisées qui auront lieu dans tous le Canton.

Féministement,

Kaya

*Toute personne qui n’est pas un homme cisgenre (soit un homme qui se reconnaît dans le genre qui lui a été assigné à la naissance)

25.02.2020
Répondre aux défis de demain

Par Gérard Deshusses, Président du PS genevois

Camarades,

Les défis auxquels est confronté notre parti sont nombreux, urgents et difficiles. Les deux principaux sont liés, dans la perspective socialiste qui est la nôtre : il s’agit de la dégradation de notre environnement planétaire qu’il convient de stopper pour retrouver à terme un équilibre naturel aujourd’hui en grand danger et de lutter parallèlement contre la précarisation toujours plus grande d’une partie des habitantes et habitants de notre canton, toujours plus nombreux-ses à devoir recourir aux aides sociales, faute d’un emploi stable, d’un revenu suffisant et régulier, d’un logement au loyer adéquat, notamment. 

Répondre à cette double exigence, telle est la tâche de notre parti ! Nous devons mener tout à la fois une politique environnementale efficace conduisant à modifier le mode de vie de notre société, son type de croissance et de développement et une politique économique et sociale qui permette à chacune et chacun de vivre non seulement au-dessus du seuil de pauvreté, mais de jouir également de conditions de vie adéquates.

Remporter l’un et l’autre défi, tel est l’objectif que nous nous fixons ! 

Et cet objectif, au-delà des programmes communaux de nos différentes sections, est celui qu’affichent nos militantes et militants sur les nombreux stands qui, semaine après semaine, depuis tantôt trois mois, assurent la campagne des élections municipales des 15 mars et 5 avril prochains.

Votre disponibilité, Camarades, votre engagement, votre présence aux côtés de nos candidates et candidats en campagne pour obtenir des sièges dans les délibératifs comme les exécutifs sont admirables et démontrent si besoin est l’unité, la force et la détermination de notre parti, sa conviction de pouvoir partager avec toujours plus de citoyennes et citoyens idées, objectifs et programmes. 

Cette victoire socialiste, Camarades, toutes et tous ensemble, uni.e.s, encore et toujours, déterminé.e.s dans toutes les actions électorales que nous menons, dans toutes les communes, nous l’obtiendrons le 15 mars, et dans un élan toujours plus fort, le 5 avril. 

Toutes et tous ensemble, pour la victoire de notre parti !

18.02.2020

Coup de frais sur la newsletter du PS genevois !

Par Nicolas Clémence

Chères et chers camarades,

Poursuivant le travail de refonte et de développement de la communication du Parti socialiste genevois, j'ai le plaisir de vous présenter la nouvelle version de la newsletter hebdomadaire, conçue avec professionnalisme par notre secrétariat : qu'en soient ici remerciées Clémence, Morgane et Frédérique.

L'objectif est de donner plus de dynamisme et d'en rafraichir la présentation, de faciliter la lecture, d'ajouter du contenu plus politique avec la création d'une rubrique "à la une", et de mieux communiquer sur les activités du parti en intégrant des communiqués du PSG et des informations provenant de notre députation.

En espérant que cette nouvelle version vous trouvera intéressés et mieux informés,
Amitiés socialistes