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Votation du 27 septembre 2020

NON À LA FERMETURE DE NOS FRONTIÈRES

Votation fédérale n°1 : Initiative populaire « Pour une migration modérée (initiative de limitation) »

Depuis 2014, l’initiative UDC « Contre l’immigration de masse » n’a pu être appliquée, car elle est impossible à conjuguer avec les accords convenus entre la Suisse et l’Union européenne. L’UDC revient avec une nouvelle initiative qui a pour objectif de mettre un terme à la libre circulation des personnes, et avec elle aux mesures d’accompagnement qui protègent les salaires en Suisse.

Les Socialistes sont convaincu-e-s que l’immigration est une chance pour notre pays, que ce soit pour des raisons culturelles ou économiques, et il n’est donc pas question de fermer les frontières et de restreindre les droits d’une partie de la population active à Genève. Cette nouvelle initiative affecterait le droit du travail et les conditions salariales des employé-e-s.

3 raisons de voter NON

1. Pour protéger les droits des travailleurs et des travailleuses
Un OUI à l’initiative mènerait à l’abandon des mesures visant à protéger les salaires et les conditions de travail en Suisse, y compris la protection contre le dumping salarial. Cela augmenterait la pression sur les salaires et affaiblirait les droits de toutes les travailleuses et tous les travailleurs.

2. Pour la prospérité de notre pays
L’UDC a la fâcheuse habitude de prendre pour bouc-émissaires les travailleur-euse-s étranger-ère-s, qui seraient responsables de tous les maux sur le marché du travail. Or ils et elles contribuent largement à la prospérité de notre pays, qu’elle soit économique ou culturelle.

3. Pour éviter l’isolement de la Suisse
L’annulation des accords bilatéraux serait désastreuse pour les rapports économiques entre la Suisse et l’Union européenne puisqu’ils nous garantissent un accès étendu et non discriminatoire au marché intérieur de l’UE. Au total, 52% des exportations de l’économie suisse sont destinées à l’UE. Les accords bilatéraux sont donc essentiels au développement économique de notre pays.

LOI FÉDÉRALE SUR LA CHASSE : NON À UNE RÉVISION DÉSÉQUILIBRÉE

Votation fédérale n°2 : Loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages

En septembre 2019, le Parlement a révisé la Loi sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages. Plusieurs associations de défense de la nature (dont ProNatura et le WWF Suisse) ont lancé un référendum contre cette nouvelle version de la loi qui met à mal la protection de la faune sauvage et ouvre la voie à de nombreuses dérives. Pour ne pas affaiblir la protection des espèces en Suisse et l’équilibre déjà fragilisé de nos écosystèmes, les Socialistes vous invitent à voter non.

Avec les Socialistes, votez NON

STOP AUX CADEAUX FISCAUX POUR LES FAMILLES AISÉES

Votation fédérale n°3 : Déduction fiscale des frais de garde des enfants par des tiers

La majorité de droite aux chambres fédérales a choisi de faire bénéficier les familles les plus aisées des déductions fiscales supplémentaires pour les frais de garde de leurs enfants. Le PS Suisse a lancé un référendum contre ces cadeaux aux familles qui n’en ont pas besoin.

Si ces déductions fiscales étaient mises en place, ce « cadeau empoisonné » représenterait 350 millions de francs en moins dans les recettes de la Confédération et une perte sèche pour tous les cantons. C’est la classe moyenne qui paiera la facture de ce cadeau, alors qu’elle ne pourra pas en profiter. Les familles qui auraient besoin d’un soutien supplémentaire de l’État ne sont tout simplement pas concernées : 45 % d’entre elles ont des revenus trop faibles pour être soumises à l’impôt fédéral et ne peuvent donc aucunement bénéficier de ces déductions.

C’est à partir de 150’000 frs de revenu par ménage que ces déductions fiscales ont un intérêt. Et au-delà de 300’000 frs de revenu, ces déductions deviennent encore plus avantageuses. C’est donc une minorité de familles qui pourra en profiter. Sur l’ensemble des ménages, seuls 6%

en bénéficieraient : les familles avec des revenus élevés, tandis que la classe moyenne et les personnes les plus défavorisées ne bénéficient d’aucun avantage supplémentaire.

En instaurant de telles déductions fiscales, le manque à gagner pour les cantons serait d’au moins 70 millions de francs par année. Au final, ce sont les prestations publiques qu’il faudra sabrer, et c’est toute la population qui en fera les frais. Pour les Socialistes, une véritable politique familiale ne se mène pas par des incitations fiscales auprès de personnes qui n’en ont pas besoin. Les priorités pour les familles devraient être mises sur les places en crèche, un véritable congé paternité, des primes d’assurance maladie moins élevées ou des logements abordables.

Avec les Socialistes, votez NON

OUI AU CONGÉ PATERNITÉ

Votation fédérale n°4 : Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille

Aujourd’hui, la Suisse est le seul pays d’Europe à n’offrir aucun soutien aux pères après une naissance. La paternité est traitée de la même manière que le déménagement. Le projet soumis au vote prévoit un congé paternité de deux semaines à prendre en une fois ou fractionné dans les six mois suivant la naissance.

Ce texte est moins ambitieux que le projet initialement déposé (4 semaines), mais il recueille naturellement le soutien du Parti socialiste car c’est un pas vers l’égalité et les responsabilités partagées au sein de la famille. La réalité des familles a évolué et dans la plupart des cas les deux parents travaillent. Les pères veulent également assumer leurs responsabilités au sein du ménage et trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Ce projet envoie également le signal que les femmes ne sont plus les seules à s’occuper des enfants. C’est une étape essentielle vers plus d’égalité et moins de discrimination fondée sur le genre notamment sur le marché du travail.

Il est temps que la Suisse entre dans le 21e siècle ! Le Parti socialiste continuera de se battre pour un réel congé parental.

Avec les Socialistes votez OUI

Romain de Sainte Marie

 

« Le congé paternité est un vrai pas en avant en matière d’égalité entre femmes et hommes, même si celui proposé le 27 septembre n’est que de deux semaines. Il est essentiel que l’arrivée d’un enfant dans la vie d’une femme ne soit pas synonyme de discrimination professionnelle. De plus, ce congé représente une évolution positive de l’implication des pères dans les tâches familiales. »
Romain de Sainte Marie, Député socialiste

 

NON AUX MILLIARDS POUR DES AVIONS DE COMBAT 

Votation fédérale n°5 : Acquisition de nouveaux avions de combat

En septembre 2019, le Parlement fédéral a accepté un financement de 6 milliards de francs pour renouveler la flotte de l’armée de l’air suisse. Ce montant est destiné à l’achat d’avions de combat luxueux, totalement disproportionné face à l’usage qu’en ferait l’armée. Ce financement est aujourd’hui soumis à votation puisqu’il a été contesté par un référendum lancé par le PS, les Verts et le GSsA.

En 2014, la population suisse avait pourtant lancé un message fort en refusant l’achat des Gripens pour 3,1 milliards de francs. Aujourd’hui, le Conseil fédéral ne tient pas compte de la votation de 2014 et revient avec un projet deux fois plus coûteux. Le coût d’achat de ces avions de combat est de 6 milliards de francs. Une dépense exorbitante alors même que la Confédération procède à des mesures d’économie dans d’autres domaines. Sur l’ensemble de leur durée de vie, ces avions coûteront un total de 24 milliards de francs aux contribuables.

L’armée de l’air est notamment chargée de la sécurité de l’espace aérien, une tâche importante. Mais dans un pays où le scénario d’une guerre aérienne est hautement improbable, les missions de la police aérienne pourraient tout aussi bien être assurées par des avions de combat plus légers, qui coûteraient bien moins cher, seraient plus respectueux de l’environnement et moins bruyants. Malheureusement le Département de la défense (DDPS) et le Parlement n’ont pas examiné cette alternative. Pourtant, selon le DDPS, la Suisse dispose de 30 F/A-18 opérationnels au moins jusqu’en 2035. Cela nous laisse donc le temps de mettre en place un nouveau plan d’acquisition.

S’équiper d’avions de combat plus légers permettrait de garantir la sécurité de l’espace aérien suisse, tout en protégeant les intérêts des contribuables. C’est pourquoi nous vous invitons à refuser l’acquisition de ces nouveaux avions de combat de luxe.

Avec les Socialistes votez NON

PROTÉGEONS LE FINANCEMENT DES SERVICES PUBLICS

Votation cantonale n°1 : Initiative « Zér0 pertes : Garantir les ressources publiques, les prestations et la création d’emplois »

L’initiative « Zér0 pertes » a été lancée en 2018 par l’Alternative (PS, Ensemble à Gauche et Verts) et les syndicats. En novembre dernier, elle a été balayée au Grand Conseil par la majorité de droite et ses allié-e-s du MCG. Afin qu’une juste redistribution des richesses de notre canton bénéficie à toutes et tous et non plus à une poignée de privilégié-e-s, le PS genevois vous invite à soutenir cette initiative.

L’initiative vise à inscrire dans la Constitution genevoise 4 principes : la lutte contre la concurrence fiscale intercantonale, la préservation du financement des services publics et des prestations, le maintien du niveau des recettes fiscales et le renforcement de la progressivité de l’impôt. L’objectif est que l’État joue son rôle de redistribution des richesses en s’assurant que les réformes fiscales profitent à l’ensemble des Genevois-es plutôt qu’à une minorité de privilégié-e-s comme cela a été le cas avec la réforme fiscale votée en 2019 (RFFA). Il est nécessaire de contrer le jeu de la droite qui, en pompier pyromane, fait fondre les recettes fiscales pour justifier ensuite des coupes dans les prestations à la population.

La concurrence fiscale entre cantons, qui les pousse à s’aligner progressivement sur les régimes les moins redistributeurs et les plus antisociaux, doit aussi être combattue. Les Socialistes vous invitent donc à dire OUI à cette initiative constitutionnelle qui introduit des garde-fous indispensables.

Avec les Socialistes votez OUI

OUI À L’INITIATIVE POUR LE SALAIRE MINIMUM

Votation cantonale n°2 : Initiative populaire « 23 frs, c’est un minimum »

En juin 2018, la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) a déposé une initiative populaire pour instaurer un salaire minimum légal de 23 frs de l’heure à Genève. Le Parti socialiste genevois soutient cette initiative essentielle pour combattre la précarité à Genève.

Aujourd’hui à Genève, 10 % des travailleurs et travailleuses ont un salaire inférieur à 23 frs de l’heure, ce qui représente moins de 4’000 frs pour un travail à plein temps. La moitié de ces salarié-e-s touche même un salaire inférieur à 3’500 frs. Ces salaires ne permettent pas de vivre dignement et de trop nombreux-euses travailleur-euse-s doivent recourir à des aides publiques pour joindre les deux bouts. Dans un canton riche comme Genève, cette situation est intolérable.

L’initiative a pour objectif de mettre fin à cette précarité en instaurant un salaire minimum obligatoire de 23 frs de l’heure pour toutes les branches, correspondant à 4’086 frs mensuels pour 41h de travail hebdomadaire, tout en prévoyant des exceptions pour les jeunes en formation et pour le secteur de l’agriculture.

Deux tiers des personnes concernées par cette initiative sont des femmes. Le salaire minimum améliorera leur revenu dans la vie active comme à la retraite. C’est un pas en avant vers l’égalité salariale. L’augmentation du salaire de dizaines de milliers de personnes améliorera considérablement leur situation et aussi leur participation à la vie économique de notre canton.

Avec les Socialistes votez OUI

GARANTIR L'AIDE À DOMICILE

Votation cantonale n°3 : Une aide à domicile garantie pour tous

Les soins à domicile sont une alternative avantageuse vis-à-vis de l’hospitalisation ou de l’entrée en EMS, tant financièrement qu’en termes de confort. À Genève, l’Imad se charge de ces soins. En raison notamment du vieillissement de la population, l’Imad se retrouve chaque année dans une situation financière difficile. Cette loi prévoit que cette institution soit subventionnée et puisse ainsi continuer de fournir ces prestations nécessaires à la population. Les Socialistes vous invitent à voter oui.

Avec les Socialistes votez OUI

LIBERTÉ DE VOTE POUR LA PRÉSIDENCE DU CONSEIL D’ÉTAT

Votation cantonale n°4 : Présidence du Conseil d’état et département présidentiel

Actuellement, la présidence du Conseil d’État est désignée pour toute la durée de la législature, conformément à la nouvelle Constitution genevoise adoptée en 2012. La modification constitutionnelle demandée par le Conseil d’État propose de revenir à un système où la présidence fonctionne sous forme de tournus. Le PS ne donne pas de consigne de vote sur cet objet.

Liberté de vote

POUR UN PARTAGE PLUS HARMONIEUX DE L’ESPACE URBAIN

Votation cantonale n°5 : Loi d’application de la législation fédérale sur la circulation routière

La loi sur la circulation routière prévoit, lors de la suppression de places de parking extérieures, une compensation en places souterraines. Cette loi contraignante complique la réhabilitation de ces places en voies pour vélo, l’élargissement des trottoirs, etc. Il est donc nécessaire de réviser cette loi d’application en assouplissant le principe de compensation. Pour accélérer la transition écologique à Genève, les Socialistes vous invitent à voter oui.

Avec les Socialistes votez OUI